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Pour ses derniers jours en Irak, Kobler a écrit une lettre pétrie de 20 mensonges éhontés

afin d’échapper à des poursuites judiciaires et de préparer le terrain aux massacres à venir au camp Liberty

Le bilan de Kobler:
• L’expulsion forcée des membres de l’OMPI d’Achraf qui a fait 10 morts, 230 blessés et 8 décès en raison du blocus médical;
• 20 mois de torture psychologique des habitants et de tromperie de la communauté internationale ; couplés avec la colère du peuple irakien contre la complaisance de Kobler avec Maliki

Une semaine après le grand rassemblement d’Iraniens à Paris en présence de 600 parlementaires et personnalités internationales de 47 pays, qui ont tous appelé à poursuivre en justice pour complicité de crime contre l’humanité aux camps d’Achraf et de Liberty le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, Martin Kobler, ce dernier dans les derniers jours de sa mission en Irak a écrit une lettre pétrie de mensonges.

Ce faisant, Kobler tente de justifier son comportement criminel au cours des 20 derniers mois dans le but d’échapper aux poursuites judiciaires et d’ouvrir la voie à de nouveaux massacres au camp Liberty.

S’exprimant lors du rassemblement parisien pour le compte de 4000 parlementaires aux Etats-Unis et en Europe, le Dr Alejo Vidal Quadras, président du Comité international pour l’application de la justice (ISJ) et vice-président du Parlement européen, a déclaré: «L’inaction avant un meurtre revient à collaborer avec les assassins, l’action c’est de participer au crime et je souhaite qu’un jour Martin Kobler soit tenu responsable pour son comportement honteux. Mais ici, chers amis, n’oubliez pas que le diable récompense généreusement ceux qui sont de son côté. »

Kobler est terrifié par la publication du livre « The Untold Story of camp d’Achraf» de Tahar Boumedra, ancien haut fonctionnaire de l’ONU en Irak qui a dénoncé la mission funeste et le complot de Kobler visant à détruire le mouvement d’opposition au fascisme religieux en Iran.

Dans ces circonstances, Kobler a délibérément ignoré les obstructions de l’Irak à la mise en place des dispositions minimales de sécurité au camp Liberty et il a nié les réalités irréfutables sur le terrain. Ainsi Kobler prétend que la direction du camp empêcherait le processus de réinstallation dans des pays tiers, retarderait le transfert des résidents vers l’Allemagne et l’Albanie, violerait les droits des résidents et limiterait leur mouvement dans le camp, interdirait l’accès gratuit à internet et à des téléphones mobiles, empêcherait les observateurs de l’ONU de parler en privé aux résidents et aurait insulté son personnel.

Kobler a répété les mêmes allégations dans une interview saluée par les médias du régime iranien (Tehran Times du 29 juin). Dans cette interview, Moussavi, le porte-parole du gouvernement Maliki, a repris les déclarations absurdes de Kobler, en disant : «Bagdad est aussi préoccupé par le fait que les dirigeants de l’OMPI empêchent les habitants de partir. Des dirigeants de l’Ompi pratiquent de l’intimidation contre leurs membres (…) Certains membres de l’OMPI sont prêts à quitter le pays, mais ils sont menacés par une minorité qui les en empêche. »

Le gouvernement irakien verse des larmes de crocodile pour les résidents alors qu’il en a tué 60 dans quatre massacres, blessés 1300, et torturé à mort 14 autres avec son blocus médical.

La lettre du 28 juin de Kobler intervient après une série de réunions et de banquets d’adieu avec Maliki, le conseiller à la sécurité nationale Falah Fayyadh, le ministre des Affaires étrangères Houshyar Zebari, et Ibrahim Jaafari, chef du bloc pro-Maliki. Ayant reçu de nombreux cadeaux de leur part ainsi que les expressions mutuelles de regret pour son départ forcé d’Irak, Kobler a écrit :

1. « La situation sécuritaire en Irak s’est détériorée ces derniers mois. Je suis préoccupé par la poursuite des attaques terroristes partout en Irak. Je les ai condamnées, y compris les attaques contre le camp Liberty. » Par ces mots, il tente d’attribuer des trois attaques à la roquette sur le camp Liberty sur la détérioration de sécurité en Irak pour tenter de blanchir le rôle du régime iranien et du gouvernement irakien, ainsi que sa propre complicité dans ces attaques.

2. Que Kobler ait condamné l’attaque du 15 juin est un stratagème à peine voilé pour blanchir sa propre conduite. Le gouvernement irakien a également été contraint de condamner l’attaque. Une véritable expression de condamnation par Kobler, qui est responsable de l’envoi des Achrafiens à la prison de Liberty, aurait été au moins de condamner le rôle du régime iranien et du gouvernement irakien. Kobler, cependant, s’est même abstenu d’utiliser la langue diplomatique d’usage en disant que « le gouvernement irakien n’a pas réussi à protéger les résidents de Liberty ».

3. Il s’abstient également d’admettre la réalité évidente que cinq mois après l’attaque à la roquette du 9 février, le gouvernement irakien a empêché la mise en place des exigences de sécurité minimales dont les habitants étaient disposés à payer les frais. Ces minimums (le retour des murs en T et faire venir des petits abris de 2 x 2m² dans le camp, le transfert de casques et de gilets de protection et de l’équipement médical minimum d’Achraf au camp Liberty, l’autorisation de construire  à Liberty, et d’augmenter la superficie du camp) ont été soumis à plusieurs reprises aux Etats-Unis, à l’ONU et aux responsables irakiens. Finalement le 16 avril, en présence des représentants de Kobler, le représentant irakien a déclaré que son gouvernement était opposé à la fourniture de ces minimums. Pourtant, Kobler écrit : « Lors de mes visites d’adieu, j’ai demandé au plus haut niveau du gouvernement irakien de répondre à vos demandes concernant les murs en T, les bunkers, les sacs de sable et les équipements de protection individuelle (EPI) » et « j’ai réitéré la demande dans une lettre au conseiller à la sécurité nationale ».

Il s’agit d’un acte flagrant de tromperie. Si Kobler avait vraiment voulu aider à régler la situation sécuritaire de Liberty, il aurait dû déclarer qu’en omettant d’assurer la sécurité des habitants, le gouvernement irakien violait ses obligations vis-à-vis du protocole d’accord, signé entre le gouvernement irakien et les Nations Unies selon le droit international. En conséquence, Kobler aurait dû demander l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher une autre catastrophe humanitaire.

4. Kobler prétend que les résidents ne coopèrent pas avec le HCR pour la réinstallation dans des pays tiers: « Tout aussi préoccupant est le manque de coopération des habitants de Liberty avec le HCR. Lors de ma visite d’adieu à la Maison irakienne, le personnel du HCR m’a informé que les habitants ne venaient pas (…) Je n’ai cessé de vous demander de donner aux habitants les instructions pour se présenter aux entretiens d’IPN. Je voudrais vous encourager à poursuivre la coopération avec le HCR pour réinstaller rapidement les habitants de Liberty en Albanie et en Allemagne. Ce processus est trop lent. Les habitants sont souvent d’accord pour se réinstaller mais seulement si tous les résidents sont en mesure de quitter le pays (…) la responsabilité vous en incombe. »

La direction du camp et l’OMPI font de leur mieux pour utiliser tous les quotas de réinstallation dans des pays tiers. Jusqu’à présent, aucune offre de réinstallation importante n’est restée lettre morte en raison du refus, de l’hésitation ou du retard des habitants. Un transfert rapide vers les pays tiers a été un gros mensonge forgé par Kobler pour forcer les habitants à partir à la prison de Liberty. Il fait porter à présent le blâme, avec impudence, à l’OMPI pour l’échec de ses fausses promesses. Témoignant devant le Congrès américain les 17 et 18 avril, le secrétaire d’Etat John Kerry a déclaré : « Nous avons contacté de nombreux pays [pour la réinstallation des habitants de Liberty], d’innombrables pays nous ont opposé leur refus. »

5. Blâmer la direction du camp pour la lenteur du processus de réinstallation en Albanie et en Allemagne est une fabrication dégoûtante. Il essaie de faire oublier son rôle criminel quand il s’est livré à de la propagande quand l’Albanie a accepté un certain nombre de résidents, quelque chose qui n’avait rien à voir avec lui. Il sait très bien que les représentants des habitants ont fourni au HCR cinq listes (soit un total de 400 noms) pour le transfert en Albanie. Jusqu’à présent, seuls 71 y ont été transférés et les autres attendent leur tour.

En ce qui concerne l’Allemagne, le représentant des habitants a fourni une liste des 100 personnes qui bénéficient de l’asile en Allemagne, mais pas un résident n’a été réinstallé. Le 16 avril, Kobler a déclaré que la semaine suivante 210 habitants devaient aller en Albanie et 100 en Allemagne, demandant à l’OMPI de ne pas entraver le processus. (Al-Arabiya, le 16 avril 2013),

6. Le fait que Kobler tente de faire porter le manque de réinstallation sur l’arrêt des interviews des habitants est un autre gros mensonge. Plus de 2000 habitants ont passé des entretiens avec le HCR, mais à ce jour, seulement 3,5% ont été transférés hors d’Irak sans aucune perspective pour les autres qui restent. En tant que tel, comment le refus d’entretiens des 1000 résidents restants pourrait perturber la réinstallation dans des pays tiers ?

Après l’attaque meurtrière du 9 février, les habitants ont déclaré à maintes reprises et par écrit aux responsables américains et onusiens que la question prioritaire et la plus urgente à Liberty est leur sécurité collective, qui pourrait être assurée en les transférant provisoirement tous aux États-Unis, en Europe ou à Achraf. Jusqu’à ce que cet objectif soit atteint, la reprise des entretiens et la réinstallation fragmentaire voudraient donner une apparence de normalité et ignorer la question de la sécurité, ce qui ouvrirait la voie à un nouveau massacre. Les attaques (du 29 avril et du 15 juin, qui ont fait deux morts et 70 blessés) confirment le bien-fondé de cette préoccupation. La pleine coopération du gouvernement irakien avec la Force terroriste Qods dans ces attaques et la planification de nouvelles attaques, couplé avec des obstacles du gouvernement irakien pour mettre en place des exigences minimales de sécurité ont rendu la situation plus périlleuse.

7. Le choix des mots de Kobler dans cette lettre, comme dans d’autres est : « La responsabilité vous en incombe ». En blâmant la victime au lieu du bourreau, il cherche à aider le régime iranien et le gouvernement irakien, et à échapper lui-même à la responsabilité de l’échec du projet de transfert des résidents vers des pays tiers, en faisant de Liberty une prison, et en massacrant les habitants. Il essaie de faire porter le blâme sur les résidents, la direction du camp, et l’OMPI.

8. Kobler écrit : « Je vous exhorte à donner aux habitants de Liberty les instructions d’accepter aussi chaque offre individuelle des pays tiers sans conditions. Je ne peux vraiment pas comprendre que les résidents déplorent la situation de la sécurité d’un côté et refusent de quitter le pays de l’autre côté. »

En ce qui concerne l’expression « donner des instructions aux habitants » que Kobler utilise à plusieurs reprises dans ses lettres, Mme Radjavi a déclaré le 27 mars 2013 au Parlement européen : « Ils ne reçoivent pas d’ordres, nous pouvons leur parler et les conseiller, mais la décision leur appartient (…) J’ai dit de nombreuses fois à Kobler que les choses dans notre mouvement ne se résolvent pas par des ordres. Cependant, s’il est si friand de la culture des ordres et de la soumission aveugle, permettez-moi de lui donner d’abord l’ordre au nom de l’humanité d’arrêter le commerce du sang, de jouer avec la vie des êtres humains, d’obliger les habitants à capituler devant le fascisme religieux et de donner immédiatement sa place à une personne impartiale qui ne facilitera pas les crimes contre l’humanité et les expulsions forcées et qui n’entassera pas 3100 réfugiés dans un four appelé Liberty sous les attaques de mortiers et de roquettes sans casques ni gilets de protection. »

9. Ce que Kobler ne peut « vraiment pas comprendre » est quelque chose que tous ceux qui n’ont pas de programme funeste peuvent facilement saisir. Toute personne digne vivant dans la situation périlleuse de Liberty serait certainement inquiète pour ses frères, sœurs, amis et camarades avant de penser à soi-même. Kobler parle comme si des centaines de « propositions individuelles » pour le transfert vers des pays tiers avaient été présentés aux habitants et que ces derniers auraient refusé. Pendant cette période, il y a eu des cas limités de propositions individuelles et la plupart ont été acceptés par les résidents, seules quelques personnes ont refusé.

10. Kobler écrit : « A partir de dimanche le HCR va réduire considérablement son personnel, vu que les habitants ne viennent plus (aux entretiens) (…) Je vais informer l’UE et les Etats-Unis en conséquence. Ces Etats sont les principaux bailleurs de fonds de l’opération. »

Ces menaces répétées n’ont aucune valeur. Kobler parle comme si tous les fonds qu’il a reçus de l’UE, des Etats-Unis et même du gouvernement irakien au nom de l’OMPI, avaient été dépensés pour la sécurité des habitants de Liberty et / ou leur transfert vers des pays tiers. La partie de l’argent non utilisée pour d’autres dépenses, a servi à l’expulsion forcée des Achrafiens vers Liberty et à l’aggravation des conditions de type carcéral de Liberty avec le harcèlement de ses agents, comme Massoud Durrani.

11. Concernant Achraf, Kobler écrit : «Le gouvernement irakien a décidé d’aller bientôt de l’avant avec l’inventaire des biens. Le comité de l’inventaire des biens est constitué (…) Le gouvernement irakien a ajouté que les résidents d’Achraf ont refusé de recevoir les documents sur l’inventaire et l’expulsion (…) Nous avons cependant fait comprendre au gouvernement de résoudre ce processus pacifiquement et en coopération avec les résidents d’Achraf (…) Je vous invite une fois de plus à nous autoriser à transmettre au gouvernement les noms des trois avocats ou de communiquer directement avec eux. Les conditions que M. Torricelli a posées après sa visite portent sur le début de l’année (…) ici aussi la balle est dans votre camp et la responsabilité vous en incombe. »

Ces remarques sentent le complot et le sang. Sinon, pourquoi avoir évacué Achraf alors que ni la question de la propriété, ni la sécurité de l’OMPI à Liberty ne sont pas réglées ? L’allégation de Kobler comme quoi il s’intéresse à la résolution « pacifique » de la question d’Achraf est un énorme mensonge. S’il était vraiment intéressé par la résolution pacifique de cette question, il aurait pu facilement dire qu’il n’y avait aucune raison d’évacuer Achraf tant que la sécurité à Liberty et la question des biens meubles et immeubles à Achraf ne soient réglées. En choisissant ses mots, Kobler essaie de cacher son rôle dans un possible massacre à Achraf.

12. Sur la suggestion de la MANUI, le sénateur Robert Torricelli, accompagné par le professeur Steven Schneebaum, s’est rendu en Irak le 1er janvier 2013 pour résoudre le problème des biens. Toutefois, contrairement à l’accord préalable, les responsables irakiens ne l’ont pas rencontré et ne l’ont pas autorisé à se rendre Achraf et Liberty. Afin de faciliter la spoliation des biens des résidents, des responsables irakiens et Kobler ont insisté pour que le sénateur Torricelli mandate des avocats irakiens en vue de résoudre le problème. Les 7et 13 janvier, le sénateur Torricelli annonçait que si Kobler acceptait formellement, par écrit et au nom du gouvernement irakien ses trois conditions, il mettrait les avocats irakiens, qui agissaient à titre de conseillers, en contact avec le gouvernement irakien. Kobler a non seulement refusé de signer l’une des trois conditions, mais dans ses lettres (y compris celle du 24 février) il a clairement démontré que le gouvernement irakien est totalement opposé en substance à au moins deux des trois conditions.
 
13. Que les résidents d’Achraf n’aient pas accepté les documents sur l’inventaire et l’expulsion est compatible au cadre juridique et conforme à l’accord quadrilatère entre le gouvernement américain, le gouvernement irakien, les Nations Unies et les habitants d’Achraf, et fondé sur les instructions de leurs représentants légaux. Les 100 résidents d’Achraf sont seulement chargés de protéger les biens. Le sénateur Torricelli est le représentant légal des résidents pour la vente des biens. Dans sa lettre du 18 mai 2013 aux résidents il écrivait : «Vous êtes, par la présente, informé que si à un moment vous êtes confronté avec une telle procédure judiciaire, elle doit m’être adressée en tant que votre conseiller juridique. En tant que gardiens des biens, vous n’avez pas le pouvoir d’accepter ou de vous engager dans des processus de négociations pour le compte des ayants droit des biens du camp d’Achraf. En tant qu’avocats, M. Schneebaum et moi-même, avons offert de rencontrer et de discuter de la résolution de toutes les questions des biens immobiliers et personnels avec le gouvernement de l’Irak. Notre offre de rencontre reste en suspens et concerne bien les avocats. »

Les habitants ont présenté une copie de cette directive aux agents irakiens venus à Achraf. Dissimuler la vérité dans sa litanie sans fin de mensonges est une technique de Kobler que plus personne n’ignore.

14. Dans ses observations finales concernant Achraf, Kobler écrit : « Ici aussi, la balle est dans votre camp et la responsabilité vous en incombe. » Sur cette question, plus que toute autre, Kobler est responsable. Il a fait partie du crime prémédité contre 3.200 demandeurs d’asile, il est complice dans le pillage de leurs biens, pour les envoyer à la prison de Liberty et à l’abattoir, et comploter contre eux. Il doit être traduit en justice. Ses fausses allégations et ses stratagèmes, semblables à ces lettres et interviews, seront rapidement rejetés par un tribunal.

15. Kobler écrit : « Pour finir, les violations des droits de l’homme au camp liberty et les restrictions imposées aux résidents de Liberty par la direction du camp continuent d’être un sujet de préoccupation. Les observateurs ne sont toujours pas en mesure de parler individuellement aux résidents sans surveillance. Je vous exhorte à demander à la direction du camp d’accorder la liberté de mouvement à l’intérieur du camp, l’accès gratuit aux installations médicales irakiennes, un accès gratuit et non surveillé à Internet et l’accès sans surveillance à des téléphones cellulaires pour chaque résident. »

Il réussit dans un seul paragraphe à écrire 7 mensonges, qui peuvent facilement être examinés. Il s’agit d’une tentative pour légitimer l’ingérence répressive des forces irakiennes dans la vie quotidienne des habitants. Il accuse la direction du camp de violations des droits humains et d’imposer des restrictions aux habitants, au lieu de fournir une explication concernant deux avis émis par le Groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires qui décrivent Liberty comme une prison où les habitants sont privés de liberté de mouvement et du minimum de sécurité et il n’explique pas pourquoi ses agents spéciaux se livrent à de la torture psychologique sur les habitants.

16. Face à ces fausses allégations de Kobler, les habitants et leurs représentants ont demandé à plusieurs reprises les détails, les heures et les lieux de ces violations. Mais Kobler n’a jamais répondu. Les appels continus de la Résistance iranienne et des représentants des habitants de constituer une mission d’enquête internationale pour enquêter sur ces allégations sont restés lettre morte. Kobler est guidé par l’axiome : «Dites un mensonge qui est assez gros et répétez-le assez souvent, et le monde entier y croira ».

17. Kobler demande un accès libre et sans surveillance de tous les résidents à Internet et à des téléphones mobiles. Ce faisant, il essaie d’effacer ses traces. Kobler sait que le gouvernement irakien, malgré les demandes répétées des habitants, n’a pas autorisé l’achat de téléphones portable et même l’installation dune seule ligne internet. Le nombre limité de téléphones portables que les habitants ont apporté avec eux d’Achraf s’useront petit à petit, et il n’y aura pas de remplacement. Dans leur déclaration commune du 30 mai 2013, signée par plus de 3.000 personnes (dont des copies ont été envoyées à l’ONU et aux autorités américaines), les habitants ont écrit : « M. Kobler cache avec malveillance que nous avons à maintes reprises demandé que le gouvernement irakien nous permette d’acheter des téléphones mobiles pour tous les habitants du camp Liberty et qu’il nous donne une connexion Internet pour tout le monde, mais pas une seule demande n’a été approuvée. »

18. L’allégation selon laquelle la direction du camp n’a pas accordé le libre accès aux installations médicales irakiennes aux résidents vise uniquement à couvrir comment huit malades ont été laissés mourir dans la douleur en raison du manque de fournitures médicales minimales à Liberty et de l’absence d’un accès libre des habitants aux installations médicales en Irak et à leurs propres frais.

Le représentant des habitants a écrit au Secrétaire général de l’ONU le 10 juin : « Kobler est malhonnête quand il demande un accès libre à la clinique irakienne pour les habitants, car c’est ce qui existe et il est parfaitement au courant de cela. Bien entendu Kobler produit ces lettres pour ceux qui ne savent rien de la vérité. C’est un malveillant qui inverse habilement la vérité. Il est pleinement conscient que cette clinique n’a pas le minimum d’équipement tels que les appareils d’aspiration, un tube de respiration, un kit de laryngoscopie et une sonde endotrachéale, un défibrillateur, des injections d’adrénaline et de Zantac, des sets de linge et de nombreux autres exigences que l’on trouve dans une petite clinique. C’est dans cette même clinique que trois habitants ont perdu la vie et Kobler a un rôle dans ces meurtres pour lequel il est passible de poursuites judiciaires. » Les demandes répétées des habitants pour le transfert d’un minium de matériel médical d’Achraf à la Liberty ont été laissées sans réponse et Kobler n’a ni pris aucune mesure à cet égard.

19. Avancer que les observateurs ne peuvent pas parler aux habitants est un autre énorme mensonge. Le représentant des habitants a écrit dans la lettre du 10 juin au Secrétaire général de l’ONU : « Le manque d’accès aux individus ou aux divers endroits du camp, ou encore l’absence de pouvoir mener des conversations privées avec les habitants ou l’impossibilité pour les habitants d’aller dans diverses sections du camp sont des mensonges absolus. Nous vous avons écrit à ce sujet à plusieurs reprises et avons demandé l’envoi d’une mission d’enquête. La meilleure raison montrant qu’il s’agit de mensonges, c’est que les personnels du HCR et de la MANUI sont dans le camp tous les jours, matin et après-midi, qu’ils vont où ils veulent et parlent à qui ils veulent. Des photos des observateurs de la MANUI en visite dans le camp Liberty sont jointes. Quel que soit l’objectif que M. Kobler poursuit, la conséquence de ces mensonges est simplement de préparer le terrain à un autre massacre. Si la direction du camp et l’OMPI privaient les habitants de leurs droits, l’ingérence et les attaques de l’Irak seraient non seulement légitimes, mais aussi nécessaires. Kobler comprend cette logique mieux que quiconque. »

Concernant des allégations similaires de Kobler, Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, a écrit au Secrétaire général de l’ONU le 16 mai : « Je travaille en étroite collaboration avec l’OMPI depuis de nombreuses années et je reçois des briefings quotidiens sur le camp Liberty. Ces déclarations de M. Kobler pourraient être utilisées comme justification pour un autre massacre. La réalité c’est que les observateurs ont un libre accès partout dans le camp et sont libres de parler à n’importe qui dans le camp. A plusieurs reprises par le passé, Kobler a faussement accusé les habitants de répandre leurs propres détritus dans le camp pour le faire paraître insalubre. Il avait affirmé que les habitants avaient à dessein fait sauter les canalisations d’égouts du camp et même que certains résidents s’étaient délibérément poncée leurs empreintes digitales ! Ses tromperies tournent au ridicule. Son animosité sans pareil envers les habitants des camps, l’empêche d’être un envoyé spécial impartial de l’ONU. A Srebrenica, nous étions confrontés à la négligence ou la lâcheté des responsables de l’ONU, mais ici, nous sommes confrontés à de la collusion, ce qui pourrait coûter cher à la réputation de l’ONU. Je crains que Kobler, avec sa politique de collusion, puisse aider et encourager un autre crime qui aurait un impact sérieux sur l’ONU, les Etats-Unis et l’Union européenne. »

20. Kobler écrit : « Les observateurs m’ont dit aussi qu’il y avait encore des actes de comportement irrespectueux à leur égard, comme des violences verbales et des crachats. » C’est totalement mensonger. Au contraire, les habitants de Liberty et d’Achraf, ainsi que la direction du camp et de la Résistance iranienne ont manifesté le plus grand respect au personnel des Nations Unies qui défendent les valeurs de l’ONU et apprécient leurs efforts. En fabriquant ces mensonges, Kobler a l’intention, comme indiqué dans la réponse du 14 avril du CNRI à des mensonges similaires, « de justifier les agissements de l’un de ses agents dans la persécution et de harcèlement des habitants, en particulier les malades handicapés quand ils se reposent, qui sert de messager au ministère du Renseignement iranien et qui donne de faux rapports contre les habitants. »

Les habitants et leurs représentants ont à plusieurs reprises dénoncé cette allégation de Kobler et ont expliqué que les habitants n’ont pas agi agressivement ni insulté l’un des observateurs. La véritable mission de Kobler n’est pas de surveiller la situation des habitants de Liberty pour assurer leurs droits conformément aux normes humanitaires et des droits humains, mais de protéger les intérêts du gouvernement irakien et du régime des mollahs, et de persécuter et torturer psychologiquement les habitants.

L’agent de Kobler, qui communique les messages du ministère du Renseignement (comme souligné dans le communiqué du 11 avril du Conseil national de la Résistance iranienne), cherche à créer des tensions, à provoquer les habitants de Liberty et à fournir un prétexte à des mesures répressives en adoptant un comportement insultant et de harcèlement.

Le résultat de la mission de Kobler à Achraf n’est rien d’autre que l’expulsion forcée de 3200 réfugiés qui sont des personnes protégées par la Quatrième Convention de Genève et leur réinstallation à la prison de Liberty par la tromperie, le mensonge, la déformation et la fabrication. Cela a fait 10 morts, 230 blessés, 6 autres morts à cause du blocus inhumain, la torture psychologique de 3200 personnes pendant vingt mois, trois attaques à la roquette sur Liberty le 9 février, le 29 avril et le 15 juin 2013, et le fourvoiement de la communauté internationale avec des rapports fabriqués. De toute évidence, les familles et les avocats des habitants, ainsi que les défenseurs et les partisans d’Achraf et Liberty dans le monde ne vont pas abandonner la tâche de poursuivre Kobler pour complicité de crime contre l’humanité.

Réaffirmant qu’il n’y a aucun doute sur les intentions sinistres de Kobler au service du fascisme religieux au pouvoir en Iran et de son régime fantoche en Irak, la Résistance iranienne appelle une fois de plus le Secrétaire général des Nations Unies et le Conseil de sécurité à former une mission d’enquête internationale pour enquêter sur les agissements de Martin de Kobler. C’est le seul moyen d’empêcher la répétition de l’expérience amère et sanglante de la mission de Kobler à Achraf, en Irak ou ailleurs.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er juillet 2013