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Libérez l’OMPI, protégez les résidents d’Achraf

« Trompe-moi une fois, honte à toi ; trompe-moi deux fois, honte à moi ! »

HUFF Post 16 janvier 2012, Par Brian Binley

Ce vieux proverbe est mis à l’épreuve ces jours-ci en Irak, où le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki fait de son mieux pour faire croire aux 3400 membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI/MEK) un transfert sans issue favorable depuis leur foyer dans le camp d’Achraf. Mais les opposants iraniens et la communauté mondiale ne sont pas dupes.

Le camp d’Achraf était sous la protection des forces américaines depuis que ses résidents avaient volontairement rendu leurs armes en 2003 et étaient reconnus comme « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Mais en 2009, lorsque les États-Unis ont commencé leur retrait de l’Irak, cette « protection » est passée au gouvernement de Maliki – de même que le traitement des hommes, femmes et enfants s’y trouvant.
 
Depuis lors, Achraf est assiégé, vigoureusement attaqué par deux fois provoquant des dizaines de morts et des centaines de blessés, et subit une persécution de toutes parts, depuis des haut-parleurs beuglant au refus d’entrée de la nourriture, de l’eau et des services médicaux, et a fait l’objet d’attaques de roquettes. Pour empirer les choses, Maliki avait également imposé la date butoir du 31 décembre 2011 pour que les résidents quittent le camp et soient dispersés à travers l’Irak, rompant ainsi leur cohésion et les rendant plus vulnérables face à des attaques individuelles.

Dans le même temps, il a bloqué les tentatives de l’agence pour les réfugiés des Nations Unies de passer en revue les résidents pour leur permettre d’avoir droit à l’asile politique ailleurs.
 
Puis, une semaine avant la fin du délai, les Nations Unies, les États-Unis et Maliki ont trouvé un accord qui permettrait aux résidents d’être transférés vers une base militaire américaine abandonnée appelée camp Liberty, près de Bagdad, sous l’œil vigilant des médiateurs de l’ONU et des surveillants américains.
 
Cela sonnait bien, et l’OMPI a déclaré que 400 résidents étaient prêts à partir, assurant que des garanties raisonnables étaient données, dans le but de mettre à l’épreuve les promesses irakiennes – mais l’euphorie a été de courte durée. C’est là où la situation de « trompe-moi deux fois » apparaît.
 
Premièrement, Bagdad s’est rétracté sur sa promesse de permettre aux résidents d’Achraf de prendre leurs véhicules et biens meubles avec eux. Puis, il a réduit la zone du camp Liberty utilisée par les résidents de 40 km² à moins d’UN km² ! Et il a commencé à élever un mur qui en ferait quasiment une prison.
 
La communauté internationale a par conséquent rejeté l’offre irakienne. Ils ont également donné un « Non » profond aux actions de Maliki, ayant clairement reconnu qu’il agissait sur injonction de ses amis, les mollahs de Téhéran, qui craignent l’OMPI et tous les opposants, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora iranienne.
 
« Trompe-moi deux fois » n’était manifestement pas une option à la conférence internationale tenue à Paris vendredi 6 décembre pour la défense d’Achraf, à laquelle assistaient d’importants politiciens à travers le monde dont des représentants des deux partis politiques américains, ensemble avec Madame Maryam Rajavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne.
 
En fait, Madame Rajavi, qui vit en exil à Paris, a proposé de se rendre à Bagdad afin de participer aux négociations pour résoudre le sort des résidents d’Achraf, mais le gouvernement de Maliki a rejeté cela, tout comme il a empêché l’organisation humanitaire de l’ONU de mener les entretiens avec les opposants à Achraf.
 
Le Gouverneur Ed Rendell, ancien président du Parti démocrate et ancien gouverneur de la Pennsylvanie, l’a démontré clairement lorsqu’il a déclaré : « Il y a deux mots que les États-Unis et les Nations Unies n’ont pas employés et qu’ils auraient dû : « pourquoi » et « non ». « Pourquoi » le transfert des résidents du camp d’Achraf dès le départ, dans la mesure où le camp se trouve au milieu de nulle part et ne constitue un problème pour personne. Et « non » à l’objection du gouvernement irakien contre la présence des Casques bleus des Nations Unies ou des troupes américaines pour protéger les résidents d’Achraf jusqu’à ce qu’ils soient transférés.
 
En condamnant ces obstructions, la conférence a soutenu la proposition de Madame Rajavi pour qu’une rencontre spéciale soit tenue à Paris, Bruxelles ou Genève, présidée par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Irak (SGSR) et à laquelle elle participe elle-même ou des représentants du camp d’Achraf, de même que des responsables irakiens ayant autorité, l’Ambassadeur Daniel Fried le représentant spécial pour le camp d’Achraf de la Secrétaire d’État Clinton, le Représentant de l’ambassade américaine à Bagdad pour le camp d’Achraf ainsi que d’autres.
 
Alors qu’ils se tiennent aux côtés des résidents d’Achraf, les États-Unis doivent également retirer les chaînes de l’OMPI, qu’ils désignent comme une organisation terroriste depuis plus d’une décennie, bien que le Royaume Uni et l’Union Européenne ont retiré de telles désignations depuis des années. Bien que les raisons puissent être compréhensibles, même si erronées, lorsqu’elles ont en premier lieu été avancées, elles ne s’appliquent certainement pas aujourd’hui.
 
À un moment où Téhéran menace d’exécuter un « espion » américain et de bloquer le Détroit d’Ormuz, les États-Unis ont besoin du soutien de tous les opposants des mollahs qu’ils peuvent obtenir. Il n’y a nulle raison à la désignation terroriste, comme la cour fédérale américaine ainsi que des cours en Europe et au Royaume Uni l’ont démontré, et la Secrétaire d’État Clinton devrait agir rapidement pour retirer cette désignation.
 
Les mollahs ont trompé le gouvernement américain en lui faisant mettre l’OMPI sur la liste terroriste ; désormais les États-Unis doivent montrer qu’ils ne seront pas dupes encore une fois.
 
Brian Binley : Parlementaire conservateur pour Northampton South

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