vendredi, janvier 27, 2023
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ISJ met en garde l’ONU contre la transformation du camp Liberty en prison

Le Comité International pour l’application de la Justice (ISJ) met en garde les Nations Unies contre les mesures entreprises au camp Liberty par le gouvernement irakien pour le transformer en prison pour les résidents d’Achraf. Communiqué de presse,17 janvier 2012 – Le Comité International pour l’application de la Justice, constitué de plus de 4000 parlementaires des deux côtés de l’Atlantique, exprime ses plus profondes inquiétudes concernant des rapports reçus sur les mesures du gouvernement irakien pour transformer le camp Liberty en prison, et exhorte le Haut-commissaire pour les Réfugiés des Nations Unies ainsi que le Représentant spécial pour l’Irak du Secrétaire général à prendre une position claire et ferme et à ne pas permettre au régime iranien de mettre à exécution des mesures répressives contre son opposition au nom de l’ONU et avec son approbation tacite.

 

En se fondant sur des sources crédibles, contrairement aux promesses initiales, la zone assignée aux résidents d’Achraf dans le camp Liberty mesurant près d’un demi km² a été encerclée de hauts murs en béton ; le gouvernement irakien bloque le transfert des véhicules et des biens meubles des résidents ; avec l’aide fournie par le gouvernement irakien, la Force Qods a installé part avance des appareils d’espionnage et d’écoute dans cette zone ; et ainsi de suite. Cette partie de Liberty est constituée d’une série de bungalows délabrés utilisés par les soldats américains neuf ans durant, et après le transfert aux forces irakiennes, elle a été pillée et un la plupart de ses infrastructures sont détruites. Tous les signes indiquent que le gouvernement irakien a l’intention de faire du camp Liberty une prison pour les résidents d’Achraf et d’accroître les pressions en supposant qu’il peut les forcer à se rendre face au fascisme religieux au pouvoir en Iran.

De temps en temps, des responsables d’ONU mentionnent le camp Liberty comme un camp de transit ou un camp temporaire pour justifier ses conditions tout à fait inacceptables. Cette désignation est absolument absurde, étant donné que selon le Représentant spécial du Secrétaire général, la réinstallation dans des pays tiers est un processus qui pourrait prendre 2 à 3 ans, tandis qu’un camp de transit est à conditions que le processus ne prenne que quelques jours ou semaines.

En outre, les résidents d’Achraf ne sont pas des demandeurs d’asile ayant récemment fui leur patrie. Ils vivent à Achraf depuis 26 ans, et chacun d’eux possède en moyenne des biens meubles et immeubles d’une valeur de centaines de milliers de dollars. D’un autre côté, en raison de l’attitude répressive du gouvernement irakien, ils n’ont pas la possibilité de sortir d’Achraf, comme plus tard de Liberty. Ils n’ont pas le droit de marcher dans les rues, d’aller au cinéma, de se rendre dans des lieux de culte ou même d’aller faire des courses. Ces restrictions mêmes sont les définitions d’une prison. Comme toute autre communauté, ils ont besoin de lieux pour se réunir, de terrains de sport et de gymnases, de bibliothèques, de mosquées, de parcs et d’autres infrastructures qu’Achraf possède actuellement. Achraf mesure 36 km². La zone qui est assignée aux résidents d’Achraf à Liberty doit faire au moins 25% de la surface d’Achraf pour que les résidents puissent établir leurs besoins les plus fondamentaux. En l’absence de telles infrastructures, ils seraient transférés vers une prison avec des conditions très rudes. Dans un cas pareil, il s’agit nettement plus d’un transfert forcé et l’UNHCR, la MANUI et l’ONU doivent se distancier de cette violation du droit international et s’y opposer.

Nous avons fait des efforts considérables à travers le monde pour la cause de la réinstallation des résidents d’Achraf dans des pays tiers et nous continuerons à faire de même. Néanmoins, le refus de l’UNHCR d’autoriser a été l’obstacle face à ces efforts. C’était il y a cinq mois, lorsque les résidents d’Achraf ont soumis leur demande individuelle pour asile auprès du Haut-commissaire pour les Réfugiés. Toutefois, les pressions illégales et répressives du gouvernement irakien ont empêché l’amorce du processus de décision de leur statut de réfugié, soumettant cela à la condition du transfert des résidents au camp Liberty. Rien ne rend le camp Liberty préférable à Achraf pour le processus de le HCR, surtout dans la mesure où dans, attenant et proche d’Achraf, il y a beaucoup d’infrastructures adéquates pour ce processus. À cette fin, nous conseillons fortement que le processus de vérification des résidents soit amorcé par le HCR en ce moment même et ne soit pas conditionné à leur transfert à Liberty.

L’attentat à la bombe criminel du 14 janvier dernier à Basra commis par un terroriste kamikaze portant un uniforme de police constitue un autre avertissement que la présence de la police à l’intérieur de la zone clôturée des résidents d’Achraf est très dangereuse, et que l’ONU ainsi que le gouvernement américain doivent l’empêcher. Les forces militaires, de sécurité et policières irakiennes sont impliquées dans les récents attentats à la bombe dans tout le pays. Dans la mesure où la police irakienne contrôle toutes les entrées et sorties, toute insistance de leur présence à l’intérieur du périmètre de la zone des résidents témoigne des intentions retorses du gouvernement irakien, particulièrement depuis que les récentes remarques de Maliki dans les médias d’information du régime clérical ont révélé son objectif de provoquer une crise, un massacre et l’arrestation des résidents d’Achraf. Cela montre qu’il ne peut être digne de confiance. Il est censé demander aux résidents d’Achraf d’évacuer l’Irak, mais ses actions ne confirment pas ses paroles.

À la lumière des réalités précédentes, l’ISJ exhorte le HCR et la MANUI à s’abstenir d’accepter le camp Liberty et de lui délivrer un certificat avant que les minima susmentionnés ne soient garantis. Un espace convenable, la non-présence de la police à l’intérieur du camp, l’autorisation de transférer les biens meubles et les véhicules et la garantie officielle du gouvernement irakien de ne pas arrêter ni de persécuter les résidents à partir du moment où ils quittent Achraf jusqu’à leur installation à Liberty et enfin leur départ du pays, sont tous les minimas nécessaires sans lesquels Liberty serait une prison qu’aucun des résidents d’Achraf n’accepterait, et face à quoi nous ne resterons pas silencieux. Nous espérons que l’ONU évite de faire une grave erreur en approuvant une telle prison qui sacrifiera à la fois les résidents d’Achraf et la crédibilité de l’ONU aux complots du régime iranien et du gouvernement irakien.

Président du Comité International pour l’application de la Justice (ISJ)

 

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