lundi, novembre 28, 2022
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Les violations des droits de l’homme se poursuivent en Iran

kazeroun-iran

 Au cours du week-end, un porte-parole du système judiciaire iranien a déclaré que les forces de sécurité du pays seront confrontées à l’agitation publique qui couve depuis plusieurs mois. Ces dernières semaines, il y a eu des protestations continues concernant les droits des travailleurs et les lois du travail.

Iran, Kermanchah, 28 mai - 7e jour de grève nationale des routiers en Iran

Les camionneurs et les enseignants font partie de ceux qui sont descendus dans la rue. Ces protestations ont sans doute été déclenchées par l’incertitude de l’avenir en ce qui concerne les sanctions économiques américaines susceptibles d’être remises en vigueur.

Il y a quelques semaines, il a été signalé qu’au moins deux personnes avaient été tuées à la suite d’un incendie dans un poste de police.

À la fin de l’année dernière, plusieurs personnes en Iran sont descendues dans la rue pour protester contre la situation économique précaire provoquée par la mauvaise gestion des ressources par le régime et la corruption à tous les niveaux au sein de l’exécutif. Des manifestations antigouvernementales ont suivi et il est devenu clair à quel point le mécontentement social est répandu.

Iran, Téhéran (Saadat Abad)-les épargnant spoliés par le Crédit Caspian

Les autorités iraniennes ont tenté de réprimer la population et ont eu recours à la violence physique, à des arrestations massives et à des tirs sur des manifestants non armés. Plusieurs personnes ont perdu la vie pendant ou après les manifestations.

Le régime des mollahs est très conscient du fait qu’un soulèvement similaire se profile à l’horizon et il est clairement désireux de retarder l’inévitable. Il annonce donc maintenant que les autorités vont réprimer sévèrement les individus ou les groupes qui « veulent compromettre la sécurité du pays ».

Gholamhossein Mohseni Ejei, un responsable du système judiciaire du régime, a déclaré : « Je demande instamment aux familles de ne pas laisser leurs enfants se laisser berner par la guerre psychologique… lancée par l’ennemi, en particulier les sionistes et les Américains, et de ne pas laisser les contre-révolutionnaires infiltrer les foules de manifestants avec des revendications légitimes. De nos jours, les Américains et les sionistes sont devenus si désespérés qu’ils recourent aux individus et aux terroristes les plus méprisables. »

Il est évident que le régime s’accroche à la paille pour tenter de dissiper la dissidence, mais il sous-estime la détermination de populations qui sont prêtes à risquer l’arrestation, l’emprisonnement, la torture et même leur vie pour tenir le régime responsable de ses actes et, en fin de compte, faire l’expérience de la liberté et de la démocratie dans leur pays.

Il est malheureux pour le peuple iranien et, en fait, pour la communauté internationale en général, que les gouvernements étrangers hésitent à appeler le régime et à prendre des mesures à l’égard de ses violations des droits de l’homme. Il est particulièrement écœurant que certains gouvernements Occidentaux, en particulier dans l’Union européenne, soient prêts à mettre de côté leurs propres valeurs en matière de droits de l’homme pour faire des affaires avec le régime cruel et tortueux.

Bien que le président américain Donald Trump ait annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord nucléaire de 2015, il est triste de voir les dirigeants européens faire tout ce qu’ils peuvent pour maintenir en place l’accord inefficace.

Le régime des mollahs viole les droits de l’homme depuis des décennies et les prisonniers politiques sont particulièrement visés. La population n’a pas le droit d’exprimer ses préoccupations légitimes au sujet de la direction du pays.

  

 

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