vendredi, février 3, 2023
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Les USA ont l’obligation d’assurer la sécurité d’Achraf, que cela plaise à Maliki ou non – Ted Poe

CNRI – « Je suis sincèrement inquiet de l’influence de l’Iran et de ce petit bonhomme venu de nulle part, Ahmadinejad, comme j’ai tendance à l’appeler ; de son influence sur le gouvernement de Maliki concernant la manière de traiter le camp d’Achraf », a déclaré le juge Ted Poe membre du Congrès à Washington le 26 juillet.

Il s’exprimait lors d’une conférence bipartite tenue à la Chambre des Représentants. Elle réunissait des membres du Congrès américain, d’anciens responsables et des experts de la sécurité nationale. Intitulée « La politique américaine, l’Iran et le camp d’Achraf », elle visait « la prévention du transfert forcé des résidents du camp d’Achraf à l’intérieur de l’Irak et le renforcement la présence de la mission des Nations Unies pour l’Irak dans le camp d’Achraf ».

La conférence a donné la parole à Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), présidente de la commission des Affaires étrangères à la Chambre, le républicain Bob Filner (D-CA) co-président du comité pour les droits de l’homme et la démocratie en Iran , les représentants Ted Poe (R-TX), Judy Chu (D-CA), Dan Lungren (R-CA), Trent Franks (R-AZ), Sheila Jackson-Lee (D-TX) et Roscoe Bartlett (R-MD), se sont joints à John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis, Andrew Card, ancien chef de cabinet de la Maison Blanche, Michael Mukasey, ancien ministre de la Justice des Etats-Unis, John Sano ancien directeur de la CIA pour les affaires intérieures, Robert Torricelli, ancien sénateur et le professeur Steven Schneebaum, conseiller pour les Etats-Unis des résidents du camp d’Achraf.

Voici les temps forts de l’intervention du juge Ted Poe :

Bonjour. Je suis Ted Poe et je représente le grand Etat du Texas à la Chambre des Représentants. Je suis heureux d’être ici parmi vous aujourd’hui, parmi notre panel très estimable de combattants de la liberté, comme je les appelle.

Des combattants de la liberté pareils à ceux que nous avons ici dans l’audience. Pareils aux combattants de la liberté que nous avons à des kilomètres et des kilomètres dans le camp d’Achraf. Vous le savez, à travers l’histoire des peuples, toute personne qui vit a toujours au plus profond de son âme le désir d’être libre. Nous sommes tous pareils. Peu importe d’où nous venons ou bien à quoi nous ressemblons ou encore quelle part nous prenons à l’histoire, nous sommes tous faits de cette façon. Malheureusement, la plupart des personnes qui ont vécu n’ont pas vécu en liberté. Elles ont subi la répression de quelque dirigeant. La bataille pour la liberté ne cesse jamais. Seuls les ennemis changent, et nous sommes engagés dans une grande bataille aujourd’hui avec nos amis, compatriotes et membres de familles de certains d’entre vous dans le camp d’Achraf.

La commission des Affaires étrangères au sein de laquelle j’exerce a traité la semaine dernière plusieurs questions concernant les relations étrangères. Une des actions que la commission des affaires étrangères a menée et que je trouve remarquable a été de passer un amendement au H.R. 2583. Cet amendement supprime par ici tout mur de séparation. Il est passé à l’unanimité lors d’un vote oral à la commission des Affaires étrangères de la Chambre. Je veux saluer la présidente Ileana Ros-Lehtinen de la Floride et tous les membres de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, républicains et démocrates, qui ont pris position et voté pour cet amendement.

C’est important pour diverses raisons, parce que cela donne le ton, cela marque le repère où les États-Unis se tiennent pour traiter la question du camp d’Achraf.

Tout d’abord, les États-Unis se sont engagés à préserver et à s’assurer que les résidents du camp d’Achraf sont en sécurité.

Deuxièmement, la commission des Affaires étrangères, par le biais de cet amendement, stipule que les personnes dans le camp d’Achraf ne peuvent être déplacées ailleurs en Irak. Elles doivent rester où elles sont.

Et troisièmement, l’amendement stipule que la MANUI, l’ONU qui supervise la sécurité du camp d’Achraf sera stationnée dans le camp d’Achraf. Tout cela au nom de la préservation de la paix et de la sécurité de ces résidents, de ces combattants de la liberté, comme je les appelle.

Récemment, avec d’autres membres de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, nous nous sommes rendus en Irak, pour plusieurs raisons. Mais une des raisons était de nous rendre au camp d’Achraf et de voir par nous-mêmes les conditions de vie, à cause des informations que nous avions entendus à propos de ce qui se passe dans le camp et comment le gouvernement irakien réprime la liberté dans ce camp.

Nous avons donc rencontré Maliki lors d’un entretient qui a duré environ deux heures. Dans la discussion que nous avons eue avec M. Maliki, nous voulions entendre la version irakienne de l’histoire concernant l’invasion du camp d’Achraf en avril dernier lors de laquelle plus de 30 personnes ont été assassinées.

M. Maliki nous a donc donné la position officielle irakienne, déclarant en gros que c’était la faute des résidents du camp d’Achraf, c’est pourquoi toutes ces personnes sont mortes, ces 30 personnes ou davantage, ainsi que tous les autres blessés.

Après la fin de sa présentation, nous lui avons demandé, de nous laisser aller au camp d’Achraf pour avoir l’autre version de l’histoire. J’ai été juge pendant longtemps et il y a toujours deux versions dans toute chose.

Nous avons donc suggéré : vous avez fait votre exposé, laissez-nous entendre ce que les résidents qui ont survécu ont à dire sur l’attaque d’avril.

C’est hors de question, a-t-il déclaré. Vous n’allez pas au camp d’Achraf. Pourquoi non ? M. Maliki avait-il peur de la vérité ? Avait-il peur que nous apprenions la vérité ? Quelle était sa raison pour ne pas laisser des membres du congrès aller dans ce camp afin de voir par eux-mêmes ce qui s’était passé, non seulement en avril, mais depuis que le camp existe, et ce qui se passe là-bas maintenant ? Il a donc refusé de nous laisser nous y rendre.

Il me semble que la vérité est toujours la première victime d’un régime oppresseur. Nous ne sommes donc pas allés au camp d’Achraf. Nous n’avons pas pu entendre l’autre version de l’histoire, tout en sachant ce qui s’était passé là-bas. La sécurité de ces personnes est donc d’une importance capitale. Nous avons une obligation, les États-Unis ont une obligation de s’assurer que ces personnes sont en sécurité, que ça plaise ou non à M. Maliki.

Je suis sincèrement inquiet de l’influence de l’Iran et de ce petit bonhomme venu de nulle part, Ahmadinejad, comme j’ai tendance à l’appeler ; de son influence sur le gouvernement de Maliki concernant la manière de traiter le camp d’Achraf. Il me semble que si les Iraniens voulaient que le camp soit déplacé, nous nous serions automatiquement opposés à cela parce qu’Ahmadinejad n’est pas un ami des États-Unis. C’est un dictateur oppresseur de son propre peuple, et maintenant, il veut réprimer des personnes, des Iraniens, dans un pays étranger comme l’Irak.
 
Alors, pourquoi ne voulons-nous pas être actifs ? Cette résolution, cet amendement des Affaires étrangères de la Chambre protégera alors la sécurité de ces résidents. Je pense qu’il est également important et capital que les États-Unis fassent un pas en avant et retirent l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères. Le Département d’État ne veut pas faire cela. J’ai vu tout ce qu’ils avaient à proposer et je ne suis pas sûr que l’OMPI doive rester sur la liste des organisations terroristes étrangères.

J’ai donc proposé une résolution, avec environ 80 autres membres, co-initiateurs, républicains démocrates, afin de retirer l’OMPI de la liste. Il est temps de le faire, parce qu’aussi longtemps que l’OMPI est classifiée comme une organisation terroriste étrangère, il est plus difficile de préserver la liberté de ces personnes dans le camp d’Achraf. De même, M. Maliki et son gouvernement ainsi que le gouvernement iranien utilisent tous cette désignation américaine comme une raison pour réprimer ces résidents. Nous n’avons pas besoin de les laisser avancer cette raison.

Je vous applaudis donc, vous qui êtes ici. Je vous applaudis, vous qui avez de la famille et des amis au camp d’Achraf, qui vous inquiétez pour eux et qui êtes inquiets pour leur sécurité. Et à eux, je dis qu’il y en a beaucoup comme nous ici à Washington conscients de leur situation désastreuse et qui veulent pour eux ce que nous tous désirons au plus profond de notre âme, cette possibilité d’être vraiment libre. Cette capacité à contrôler leur propre destin et cette capacité à vivre libre où qu’ils soient. Et s’ils choisissent de retourner un jour en Iran, que ce pays soit alors entre les mains du peuple iranien, et non de ce petit bonhomme venu de nulle part, Ahmadinejad.

 

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