samedi, décembre 3, 2022
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Les USA accélèrent leur action contre l’Iran et la Syrie en Irak

Agence France Presse – Les troupes américaines vont poursuivre leur offensive contre les opérations hostiles de l’Iran et de la Syrie en Irak, a déclaré mercredi la Maison Blanche lors de la présentation de son nouveau plan de guerre dans ce pays déchiré par la violence.

Cette nouvelle stratégie, qui doit être présentée par le président George W. Bush mercredi dans un discours diffusé en prime time, constitue un important revirement politique et consiste à « contrer l’intervention iranienne et syrienne qui menace les forces de la coalition ».

Le document ne fait aucune mention des recommandations du groupe indépendant Iraq Study Group formulées en décembre et préconisant l’organisation de négociations entre les USA et ses adversaires syriens et iraniens sur la situation en Irak.

Les troupes américaines, qui doivent être renforcées par cinq brigades à Bagdad selon ce plan, « vont accentuer leurs opérations contre les agents iraniens », selon les extraits de la nouvelle stratégie divulgués par la Maison Blanche.

La coalition va « redoubler d’efforts pour contrer l’influence iranienne et syrienne en Irak », d’après le document.Il est indiqué également que les alliés des États-Unis au Moyen Orient sont « préoccupés par l’influence négative de l’Iran en Irak ».

« L’Iran cultive son influence en Irak par tous les moyens à sa disposition », ajoute le résumé.

« Le danger que représente l’Iran est celui d’une intervention meurtrière et de l’introduction d’acteurs iraniens dans les institutions irakiennes. »

« Les actions de la Syrie, bien que représentant un risque moindre en Irak que les actions iraniennes, aggravent les défis tactiques auxquels le gouvernement irakien fait face. »

Les États-Unis ont accusé à plusieurs reprises l’Iran de fomenter les troubles en Irak et avancent que l’Iran collabore avec les milices chiites et qu’il est responsable de la fabrication de bombes de bord de route qui tuent de nombreux soldats américains.

Cependant, le gouvernement chiite de Bagdad entretient des relations étroites avec Téhéran, qui se trouve également bloqué dans une impasse avec Washington au sujet de son programme nucléaire.

L’Iraq Study Group, coprésidé par l’ancien secrétaire d’État, James Baker, a recommandé l’année dernière à Washington de mener des pourparlers directs avec l’Iran et la Syrie en raison de leur capacité à influencer les événements en Irak.

Mais Bush a averti peu après que les deux adversaires de l’Amérique devaient cesser d’aider les extrémistes et devaient s’engager à assister le jeune gouvernement d’Irak avant l’ouverture de toutes négociations.

« S’ils viennent à la table des négociations pour discuter de l’Irak, ils doivent venir en prenant la responsabilité de ne pas financer les terroristes, d’aider cette jeune démocratie à survivre et de participer au développement économique du pays », a déclaré Bush le 7 décembre.

« Et s’ils refusent de s’engager, si la Syrie et l’Iran ne s’engagent pas dans ce processus, alors ils n’ont aucune raison de se présenter », a ajouté Bush, qui a également exclu l’idée de négociations directes avec l’Iran tant que celui-ci n’accepterait pas de geler de manière vérifiable ses travaux nucléaires sensibles.

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