Agence France Presse Les troupes américaines vont poursuivre leur offensive contre les opérations hostiles de lIran et de la Syrie en Irak, a déclaré mercredi la Maison Blanche lors de la présentation de son nouveau plan de guerre dans ce pays déchiré par la violence.
Cette nouvelle stratégie, qui doit être présentée par le président George W. Bush mercredi dans un discours diffusé en prime time, constitue un important revirement politique et consiste à « contrer lintervention iranienne et syrienne qui menace les forces de la coalition ».
Le document ne fait aucune mention des recommandations du groupe indépendant Iraq Study Group formulées en décembre et préconisant lorganisation de négociations entre les USA et ses adversaires syriens et iraniens sur la situation en Irak.
Les troupes américaines, qui doivent être renforcées par cinq brigades à Bagdad selon ce plan, « vont accentuer leurs opérations contre les agents iraniens », selon les extraits de la nouvelle stratégie divulgués par la Maison Blanche.
La coalition va « redoubler defforts pour contrer linfluence iranienne et syrienne en Irak », daprès le document.Il est indiqué également que les alliés des États-Unis au Moyen Orient sont « préoccupés par linfluence négative de lIran en Irak ».
« LIran cultive son influence en Irak par tous les moyens à sa disposition », ajoute le résumé.
« Le danger que représente lIran est celui dune intervention meurtrière et de lintroduction dacteurs iraniens dans les institutions irakiennes. »
« Les actions de la Syrie, bien que représentant un risque moindre en Irak que les actions iraniennes, aggravent les défis tactiques auxquels le gouvernement irakien fait face. »
Les États-Unis ont accusé à plusieurs reprises lIran de fomenter les troubles en Irak et avancent que lIran collabore avec les milices chiites et quil est responsable de la fabrication de bombes de bord de route qui tuent de nombreux soldats américains.
Cependant, le gouvernement chiite de Bagdad entretient des relations étroites avec Téhéran, qui se trouve également bloqué dans une impasse avec Washington au sujet de son programme nucléaire.
LIraq Study Group, coprésidé par lancien secrétaire dÉtat, James Baker, a recommandé lannée dernière à Washington de mener des pourparlers directs avec lIran et la Syrie en raison de leur capacité à influencer les événements en Irak.
Mais Bush a averti peu après que les deux adversaires de lAmérique devaient cesser daider les extrémistes et devaient sengager à assister le jeune gouvernement dIrak avant louverture de toutes négociations.
« Sils viennent à la table des négociations pour discuter de lIrak, ils doivent venir en prenant la responsabilité de ne pas financer les terroristes, daider cette jeune démocratie à survivre et de participer au développement économique du pays », a déclaré Bush le 7 décembre.
« Et sils refusent de sengager, si la Syrie et lIran ne sengagent pas dans ce processus, alors ils nont aucune raison de se présenter », a ajouté Bush, qui a également exclu lidée de négociations directes avec lIran tant que celui-ci naccepterait pas de geler de manière vérifiable ses travaux nucléaires sensibles.

