jeudi, décembre 1, 2022
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Les sanctions de l’UE contre le régime en Iran sont positives, mais il faut faire davantage

Les sanctions de l'UE contre le régime en Iran sont positives, mais il faut faire davantage

Le ministère danois des Affaires étrangères a récemment annoncé que l’Union européenne avait imposé des sanctions contre une section des Renseignement iranien et contre deux de ses membres, donnant suite aux recommandations formulées par les autorités danoises en octobre, lorsqu’elles ont révélé un nouveau complot visant à assassiner sur le sol européen des opposants iraniens.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelsen, s’est félicité de cette initiative, qu’il a qualifiée de « signal fort de la part de l’UE », précisant « qu’un tel comportement ne sera pas admis en Europe ».

Bien sûr, un signal fort est nécessaire, étant donné que le Danemark n’était qu’un des pays européens que le régime iranien a ciblés dans sa campagne terroriste de 2018 pour détruire l’opposition iranienne organisée.

En mars dernier, lors des célébrations du Nouvel An (Norouz), des agents du régime des mollahs ont été arrêtés en Albanie pour avoir préparé une attaque contre 3 000 membres du groupe d’opposition iranien, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), qui se sont réfugiés dans le pays des Balkans après de graves attaques du régime.

En juin, le régime a tenté de faire sauter le rassemblement annuel du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition des groupes de résistance, en France, qui a réuni plus de 100 000 personnes. Les auteurs de l’attentat ont été arrêtés avec 500 grammes d’explosifs dans leur voiture à la frontière franco-belge, tandis que le cerveau de l’attaque, un diplomate iranien à Vienne, Assadollah Assadi a été arrêté en Allemagne. Tous font l’objet de poursuites en Belgique et Assadi est l’une des personnes sanctionnées par l’UE.

La France, l’Albanie et les Pays-Bas ont tous pris la décision en 2018 d’expulser une partie ou la totalité de leurs diplomates iraniens parce qu’ils ont reconnu le danger qu’ils représentaient pour la sécurité nationale. Parallèlement, un représentant de la justice belge a expliqué que, comme la Résistance iranienne l’a toujours dit, presque tous les diplomates iraniens sont membres des services secrets.

La décision de l’UE a été saluée dans le monde entier et par la Résistance iranienne.

Le CNRI a déclaré dans un communiqué : « Il est temps que l’UE adopte une politique ferme à l’égard du régime des mollahs en expulsant tous ses mercenaires et agents d’Europe. L’expérience des trois dernières décennies à montrer que les mollahs ne comprennent que le langage de la fermeté. »

Alejo Vidal-Quadras, président du Comité international pour la recherche de la justice (ISJ) basé à Bruxelles et ancien vice-président du Parlement européen, l’a qualifié de « signe positif », mais a averti qu’il fallait faire davantage.

Il a écrit : « Le danger augmente beaucoup plus vite. Outre le Danemark, l’Albanie et la France, le terrorisme des mollahs a également visé la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne en 2018. Bien que les Pays-Bas aient attribué au moins deux meurtres à des agents affiliés aux mollahs, les complots les plus dévastateurs ont échoué jusqu’à présent, mais l’Europe ne peut compter sur sa chance à long terme, surtout si les législateurs ne prennent pas les mesures qui permettront d’ébranler véritablement l’infrastructure terroriste du régime ».

Il a déclaré que la communauté internationale doit accroître la pression sur le régime afin d’aider le peuple iranien dans sa lutte pour la liberté. Le régime ne résisterait pas aux pressions étrangères et intérieures en même temps.

 

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