Agence Télégraphique Suisse – Les premières sanctions internationales contre l’Iran en cas d’échec des discussions sur son programme nucléaire ont été évoquées à l’ONU. Elles pourraient viser les échanges et la coopération liés à ses activités nucléaires et ses programmes de missiles balistiques.
Selon des sources diplomatiques à New York, ce sujet a été au centre d’une réunion de hauts diplomates des six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) engagées dans les discussions sur le dossier nucléaire iranien, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
"Le coeur des sanctions toucherait tout ce qui est biens, services et personnes liés au balistique et au nucléaire", a déclaré à des journalistes une source proche des discussions. Outre les livraisons d’équipements, cela pourrait aussi concerner les voyages de physiciens et scientifiques, ou le financement de programmes de recherche par exemple, a ajouté ce haut diplomate, sous couvert de l’anonymat.
Les Russes, souvent conciliants avec l’Iran, sont plus restrictifs que les Américains, qui plaident avec insistance depuis des mois pour des sanctions. Mais à l’issue de la réunion, "on a le sentiment qu’il y aura un accord" et "que l’on n’est pas dans une logique de confrontation USA-Russie", a-t-il dit.
Ces premières sanctions seraient éventuellement imposées à l’Iran s’il refusait de suspendre l’enrichissement de l’uranium, une activité à finalité civile ou militaire. Le groupe des six puissances a décidé mardi soir de donner une nouvelle chance à la négociation, en attendant le résultat d’une nouvelle rencontre entre le diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, et le principal négociateur iranien, Ali Larijani.

