jeudi, décembre 8, 2022
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Les réfugiés irano-américains continuent à se battre sur des contributions à un groupe d’opposition

 ACLU News (American Civil Liberties Union), Los Angeles, Californie, 30 avril – Sept réfugiés iraniens aux Etats-Unis ont plaidé coupable, de façon conditionnelle, d’avoir fourni un soutien matériel à un groupe d'opposition iranien connu sous le nom des Moudjahidine du peuple (OMPI). Cette démarche leur permet de faire appel de la décision au motif que les poursuites engagées contre eux violent la Constitution des États-Unis. L'enjeu porte sur le fait que l’OMPI ne menace pas la sécurité nationale américaine, en grande partie parce que le gouvernement américain a lui-même fourni un soutien matériel à ce même groupe, comme le révèlent des documents judiciaires obtenus dans cette affaire.

La démarche, hier, de ces six hommes et une femme a été faite à contrecœur, après huit années de bataille juridique, et seulement à condition que le gouvernement abandonne les autres charges pour lesquelles ils avaient plaidé non coupables et leur permette de poursuivre leur argument selon lequel ils ne devraient pas être poursuivis pour avoir aidé l’OMPI. Cette organisation – le principal groupe d'opposition iranien – prône un Iran libre, non-nucléaire et a œuvré pour faire de l’opération « Surge » du gouvernement américain en Irak un succès.

« Il est assez hallucinant que ces sept réfugiés soient accusés de fournir un soutien matériel à une soi-disant organisation terroriste, alors que le gouvernement des États-Unis soutient la même organisation depuis des années », a déclaré Ahilan Arulanantham, directeur des droits des immigrés et de la sécurité nationale de l'ACLU de Californie du Sud, qui représente l'un des sept accusés. « Dans l'intérêt de la justice, le gouvernement fédéral devrait renoncer à ses poursuites dans cette affaire, qui sont fondées sur une loi qui prive de procédure régulière les personnes accusées de soutenir des organisations désignées terroristes ».

Le gouvernement américain a officiellement désigné l’OMPI comme une organisation terroriste en 1997 – ce qui criminalise la quasi-totalité des services rendus au groupe – et a maintenu cette désignation, malgré les objections de plus de 228 membres du Congrès. De hauts responsables de l’administration Clinton avaient reconnu à l’époque que la désignation de l’OMPI était un « geste de bonne volonté » vis-à-vis du président iranien soi-disant modéré Mohammad Khatami. L'Union européenne et la Grande-Bretagne ont d’abord suivi les États-Unis et donné la même appellation, mais récemment, elles ont retiré leur désignation après l’examen des preuves manifestes que l’OMPI ne menace pas leur sécurité nationale. Dans le cadre de la législation anti-terrorisme américaine cependant, les sept accusés n’ont pas été autorisés à faire valoir que l’OMPI ne constitue pas une menace pour la sécurité nationale américaine. Actuellement, les États-Unis et l'Iran sont parmi les rares entités gouvernementales qui continuent à classer officiellement l’OMPI comme un groupe terroriste.

Les sept réfugiés, dont certains ont personnellement été soumis à l'emprisonnement, la persécution et la torture avant de fuir l'Iran, collectaient des fonds à l'aéroport de Los Angeles, et dans la communauté iranienne de Los Angeles, et ont envoyé quelques personnes dans les rangs de l’OMPI. Les fonds ont été utilisés pour une variété d'articles humanitaires, telles que l'achat de chaussures et d'autres aides à des réfugiés iraniens en Irak, ainsi que la promotion de l’expression comme des temps d’antenne télévisée pour des annonces sur l'Iran et la publication du journal du groupe.

En 2002, sept réfugiés ont contesté avec succès la légitimité des poursuites engagées par le gouvernement, mais les accusations ont été ensuite rétablies par la Cour d'appel. La preuve produite récemment au tribunal montre, entre autres, que le gouvernement américain a soutenu un camp en Irak où réside actuellement le leadership de l’OMPI, et a fourni des services consulaires aux résidents.

 «Le peuple américain est bien conscient que le gouvernement américain soutient ceux qui s'opposent au régime tyrannique de l’Iran », a déclaré Nasser Shareef, président de l’Association californienne pour la démocratie en Iran. « Dans ces circonstances, nous sommes tristes qu'il poursuive ces sept personnes pour soutenir courageusement la résistance contre le gouvernement iranien, dont les mains sont tachées du sang de dizaines de milliers d’Iraniens dans le pays et de centaines d’innocents hors d’Iran, y compris de nombreux Américains au Liban, en Irak et en Afghanistan. »

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