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Les pourparlers d’Istanbul mettent l’accent sur la véritable solution au problème de l’Iran

Point de vue extérieur
L’auteur de cet article déclare que l’Occident devrait soutenir la voie à un Iran démocratique, libre, laïque et non- nucléaire comme proclamé par la Présidente du CNRI Maryam Radjavi en 2004.
Par Esmaeil Abnar, Chroniqueur au Point de vue extérieur de UPI
LONDRES, 17 avril 2012 (UPI) – En janvier dernier, tandis que la température montait dans la confrontation entre le monde et le régime iranien au sujet de son programme nucléaire clandestin, nous avons entendu la menace réitérée du régime iranien de fermer le Détroit d’Ormuz.
Cela m’a rappelé un incident provocateur entre les vedettes du régime iranien et la Marine américaine dans cet important couloir de navigation en terme de stratégie en 2008. À cette époque, j’ai écrit un article de point de vue dans le Navy Times disant que, pour tout officier de la Marine ayant de l’expérience, les actions des bateaux iraniens étaient au mieux extrêmement provocatrices, au pire ils pourraient avoir quelques relents assez sinistres, avec le régime iranien testant les eaux pour d’autres intimidations.
Heureusement, l’Occident n’a pas bougé et l’Iran a été obligé de revenir à la tables des négociations.
Maintenant que ces pourparlers d’Istanbul ont prouvé ne constituer qu’une autre tentative de l’Iran de gagner du temps pour son programme nucléaire, d’autres options doivent être explorées plus énergiquement.
Les mollahs iraniens sont responsables de plus de 450 opérations terroristes et le terrorisme du régime représente une double activité qui cible aussi bien les opposants iraniens et les militants des droits de l’homme que les Occidentaux et les citoyens étrangers.

L’ancien directeur du FBI Louis Freeh, lors d’une conférence à Paris le 6 janvier dernier, a déclaré que le Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI) était responsable, entre autres choses, du meurtre de 19 soldats américains dans les Tours Khobar en juin 1996, une opération du Hezbollah menée grâce au financement, à la direction et à la planification de la Force Qods du CGRI qui constitue le bras terroriste à l’étranger de cette administration.
En outre, n’oublions pas que l’assistance du régime iranien à la répression du dictateur syrien des protestations contre le régime dans ce pays ainsi que les activités terroristes en Irak et partout dans la région ont encore une fois démontré que le régime iranien constitue la banque centrale du terrorisme international et le principal obstacle sur le chemin d’une stabilité pacifique au Moyen Orient.

Le passé des hauts responsables militaires dans la marine iranienne montre qu’ils sont hautement incompétents et exagèrent souvent leurs capacités. Les manœuvres de la marine iranienne près du Détroit d’Ormuz à la fin de l’année dernière et en début de cette année en étaient une preuve évidente.
Il existe deux forces de la marine en Iran, la Marine de l’Iran de la République islamique (MIRI), également connue comme la marine iranienne, représente la branche du service de guerre navale des forces armées de l’Iran. Et puis il y a la marine du CGRI, qui est la branche navale du CGRI, nettement mieux constituée que la MIRI et sous le commandement direct du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Par conséquent, sa «puissance militaire » est constituée de guerre asymétrique et de violence par le biais d’agents et de groupes terroristes. Il s’agit exactement de la tactique qui est employée par la Force Qods du CGRI ayant pour tâche d’exporter la « révolution islamique » en Irak, d’échafauder des attaques contre les forces de la coalition jusqu’à ce qu’elles soient expulsées et désormais de se concentrer sur des attaques contre les Irakiens démocratiques et nationalistes pour faire porter le pouvoir et l’influence de l’Iran dans le pays voisin.

Une des mesures à cette fin est la pression du régime iranien sur le gouvernement irakien pour fermer le camp d’Achraf, lieu de résidence de 3400 membres du groupe d’opposition iranien les Moudjahidine du Peuple d’Iran en Irak. La participation de la Force Qods du CGRI dans les agressions contre les résidents sans défense du camp d’Achraf est bien établie et constitue peut-être le meilleur indice de la faiblesse interne inhérente au régime dans la mesure où celui-ci ne peut pas même tolérer 3400 opposants sans défense près de sa frontière.

La prétendue ré-élection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l’été 2009 a déclenché des troubles populaires qui ont mené le régime iranien au bord de l’effondrement.

Des responsables du régime ont à plusieurs reprises reconnu que l’OMPI avait joué un rôle clé dans ses soulèvements populaires.

L’OMPI, un des membres de la coalition plus large du Conseil National de la Résistance d’Iran, avait également révélé le premier site d’enrichissement iranien à Natanz lors d’une conférence de presse en août 2002 à Washington. En outre, ils avaient attiré l’attention sur le site de Fordow, près de la ville de Qom, lors d’une conférence de presse en décembre 2005, bien avant que les Renseignements occidentaux aient révélé le secret en septembre 2009.

Le régime iranien a commencé les opérations d’enrichissement à 20% sur ce site, profondément caché dans une montagne, provoquant des condamnations de la part des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et des Nations Unies qui ont qualifié la décision de démarche perturbante contraire à ses obligations conformément à de multiples résolutions internationales des Nations Unies et de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique.

En avril 2006, l’ancien commandant du CGRI, le général de division Yahya Rahim Safavi, avait décrit le Détroit d’Ormuz comme la « bouée de sauvetage économique » de l’Occident et déclaré qu’il pourrait être utilisé pour « mettre la pression sur les ennemis de l’Iran ». Aujourd’hui, cette menace est devenue une réalité.
Le Chef d’État-major interarmées américain, le Général de l’Armée américain Martin Dempsey, lors d’un entretien diffusé dans l’émission du CBS « Face the Nation » a déclaré : « Ils [l’Iran] ont investi dans des capacités qui pourraient, en réalité, pendant un certain temps, bloquer le Détroit d’Ormuz. »
Haut conseiller militaire du président américain Barack Obama, Dempsey a ajouté que si l’Iran tentait de fermer Ormuz, les États-Unis « agiraient et rouvriraient » la voie d’eau.
Ces commentaires mettent l’accent sur le fait que les sanctions des États-Unis et de l’Union Européenne contre la banque centrale de l’Iran et son secteur pétrolier auraient dû prendre place plus tôt, lorsque le régime iranien testait les eaux en 2008 pour de futures attaques.

En lieu de cela, le régime iranien a employé l’argent du pétrole et le temps pour mobiliser et armer ses forces avec l’armement de dernier cri en poursuivant la technologie de missile de pointe. Il s’agit en réalité du corollaire de la diplomatie en échec et de l’apaisement augmentant les risques d’une confrontation militaire entre l’Occident et l’Iran dans le Golfe Persique ; une guerre que personne ne désire et qui est difficilement vue comme pouvant résoudre la question finale de mettre fin au programme nucléaire clandestin de l’Iran.

Une fois que nous remarquons que la théocratie en Iran vit de la possibilité d’une guerre avec l’Occident, utilisant cela pour engranger du soutien qu’elle n’aurait pas autrement, et plus important encore, utilisant cela comme un prétexte pour réprimer davantage la population et réduisant ainsi les chances d’intensifier les protestations populaires pour la démocratie et la liberté, la question reste de savoir ce qui peut être fait pour arrêter la campagne nucléaire de l’Iran et ses objectifs hégémoniques dans la région. Il existe une option évidente : un changement démocratique de l’intérieur.

Un des problèmes majeurs rencontrés par la communauté internationale durant le Printemps arabe a été l’absence d’une opposition fiable et organisée pour tourner et canaliser la consternation populaire contre les dirigeants dictatoriaux.
En Iran, ce catalyseur existe déjà ; il ne reste plus qu’à la communauté internationale de la désentraver en enlevant les obstacles mis sur son chemin par la politique d’apaisement en échec.

Par conséquent, au lieu d’un autre conflit militaire dans la région, l’Occident devrait soutenir la troisième voie, la voie pour un Iran démocratique, libre, laïque et non-nucléaire proclamée par la Présidente du CNRI Maryam Radjavi en 2004 au Parlement Européen : pas d’apaisement, pas de guerre, soutien à un changement démocratique en Iran par le peuple et son mouvement de résistance organisée. Le temps d’écouter ce sage conseil est clairement arrivé ; on ne doit plus le gâcher.

Le Lieutenant-Commandant Esmaeil Abnar est un officier de la marine iranienne à la retraite qui a servi pendant 18 ans dans le Détroit de Shat-al-Arab avant 1979. Abnar est né près de Shat-al-Arab dans la ville portuaire d’Abadan dans la province du Khouzestan.

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