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Les points d’accord des groupes d’opposition iranienne et syrienne sur une marche à suivre – rapport

Les points d’accord des groupes d’opposition iranienne et syrienne sur une marche à suivre - rapport

Un accord entre les oppositions syrienne et iranienne offre une opportunité de renverser les rôles par rapport au régime iranien en Syrie, a écrit lundi, The National, l’agence de presse des Emirats Arabes Unis.

« Le mois dernier à Paris, le Conseil National exilé de la Résistance iranienne (CNRI) et le mouvement d’opposition syrien, la Coalition nationale indépendante des forces de l’opposition et de la révolution, ont consolidé une relation construite au cours des quatre dernières années et ont élaboré un plan pour la bataille contre le régime iranien,» a écrit le quotidien émirati, ajoutant:

« Le CNRI, créé en 1981, est une coalition politique de cinq organisations de l’opposition iranienne représentant tous les groupes ethniques en tant que parlement en exil.

« Les deux mouvements ont déjà entamé un niveau élevé de coordination et de collaboration afin d’atteindre leurs deux objectifs : se défaire du régime Assad ainsi que de la présence iranienne en Syrie.»

« L’alliance offre une opportunité aux pays du Golfe pour intensifier la pression sur le régime iranien qui a soutenu l’instabilité dans la région.»

« Un des principaux objectifs de l’alliance est de sensibiliser en Iran à propos de l’augmentation du nombre de soldats iraniens en train d’être enrôlés pour combattre en Syrie.»

Le quotidien The National a ajouté :

« Le membre de l’opposition syrienne Suheir Al Atassi a décrit le partenariat avec le CNRI comme nécessaire : « Nous devons connaître notre ennemi et personne ne connaîtrait mieux comment le régime théocratique fonctionne, opère et stratégise que la Résistance iranienne, » a-t-elle affirmé.

« Ce qui rend le CNRI précieux est le fait que, sur les 35 dernières années, il a employé un réseau d’agents à l’intérieur de l’Iran collectionnant des renseignements. Il a été un antagoniste farouche à l’institution théocratique depuis 1981. »

« Son service de renseignements montre une présence iranienne dépassant 70.000 soldats en Syrie. Les documents du CNRI provenant du sein des Gardiens de la Révolution iranienne montrent que la recrudescence a commencé en Février à cause de l’impasse à Alep, » a ajouté le rapport.

« Les pays du Golfe pourraient également s’engager plus activement dans la résistance à l’expansion iranienne en Irak, au Liban et au Yémen.»

« Une reconnaissance de l’alliance du CNRI et de l’opposition iranienne devrait être aussi bien politique que logistique.»

« L’engagement politique avec le CNRI représenterait un atout majeur pour les mouvements de l’opposition en Iran et en Syrie, et leur donnerait plus de poids à la table des négociations à Genève qui est

actuellement monopolisée par les Etats-Unis et la Russie. Cette hégémonie exercée par la Russie et les Etats-Unis est devenue une compétition d’intérêts de deux puissances qui cherchent à exercer leur

contrôle sur le monde en utilisant la cause syrienne comme une carte dans leurs mains, selon Mme Al Atassi »

« L’engagement du Golfe avec le CNRI établirait la pierre angulaire d’une relation avec l’opposition iranienne pour contrer l’influence iranienne dans l’avenir au-delà du conflit syrien.»

« Le régime iranien est dans une position peu enviable. M. Khamenei doit maintenir l’élan en Syrie en dépit des pertes de près 40 commandants supérieurs dans les opérations de terrain et d’un grand nombre de soldats.»

« Les pressions économiques dues à la chute des prix du pétrole ont été aggravées par l’hésitation des investisseurs étrangers à s’engager dans des projets dans le pays.»

« L’opposition syrienne a affirmé qu’elle ne voit pas de raisons de tenir d’autres négociations en raison de l’escalade des opérations en Syrie par l’Iran et la Russie.»

« Par conséquent, il serait temps pour les pays du Golfe de se servir des ressources offertes par cette improbable alliance des oppositions syrienne et iranienne afin de renverser les rôles par rapport à l’Iran, » a ajouté le rapport.