
CNRI – Les pasdaran du régime iranien et les membres du Hezbollah libanais participent aux côtés des rebelles houthis dans les combats actuellement en cours au Yémen, a rapporté le journal al-Mustaqbal dans son numéro du 11 avril.
Selon ce quotidien en langue arabe, plusieurs membres du Hezbollah libanais ont été tués depuis le début de l’opération « Tempête de fermeté ». Cette opération est menée par une coalition composée de pays arabes et musulmans. L’objectif de cette opération est de mettre fin à l’occupation du Yémen par les forces financées et formées par le régime iranien.
Al-Mustaqbal cite plusieurs sources évoquant l’implication du Hezbollah dans des combats en cours à Sanaa (la capitale du Yémen). Selon ces sources, « plusieurs combattants et experts militaires, de nationalité libanaise, ont été présents à Sanaa avant que les rebelles commencent à prendre le contrôle de plusieurs parties du territoire et de la capital du Yémen en septembre 2014. »
Les opérations militaires du Hezbollah libanais dans différents pays de la région sont menées sous le commandement de la Force Qods des pasdaran et ces deux entités sont très proches l’une de l’autre. Il y a même parfois des liens familiaux entre les commandants du Hezbollah et ceux la Force Qods. Selon un article publié le 19 mars 2015 par une agence de presse officielle en Iran, Jihad Moughniyah (le fils d’Imad Moughniyah, le chef militaire du Hezbollah libanais tué en 2008) est un neveu de Ghassem Soleimani (le commandant de la Force Qods du régime iranien).
Selon un rapport de l’agence Reuters daté du samedi 11 avril, les forces yéménites qui se battent contre les rebelles houthis disent avoir capturé deux officiers militaires iraniens au cours des combats qui ont eu lieu le vendredi 10 avril à Aden (le plus grand port du Yémen, situé au sud de ce pays).
Les autorités yéménites ont dit que les deux militaires iraniens capturés à Aden sont des officiers dans une unité d’élite des pasdaran du régime iranien.
Trois sources ont déclaré à Reuters que ces deux officiers des pasdaran, un colonel et un capitaine, ont été capturés dans deux quartiers différents à Aden, après des combats lors desquels des armes lourdes ont été utilisées.
Selon l’une de ces sources, « l’enquête préliminaire a révélé que ces deux officiers sont membres de la Force Qods des pasdaran du régime iranien et travaillaient comme conseillers auprès des miliciens houthis.». « Ces deux prisonniers de guerre sont maintenant détenus dans un lieu sûr et nous allons nous occuper de leur cas après la fin de l’Opération Tempête de fermeté », a ajouté la source.
Depuis plus 25 ans, le régime iranien essaye de profiter des tensions interconfessionnelles existant au Yémen pour former un groupe de mercenaires dans ce pays et de l’utiliser comme un tremplin pour son plan d’étendre sa mainmise sur la péninsule arabique.
Le régime des mollahs a considéré que le tribut des Houthis était un candidat approprié pour la mise en œuvre de ce plan et depuis lors n’a cessé d’instrumentaliser ce tribut yéménite de confession chiite.

