samedi, février 4, 2023
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Les pasdaran du régime iranien et les fausses informations

Les pasdaran du régime iranien et les fausses informations

Il y a eu beaucoup de discussions au sujet des « fausses informations » qui apparaissant partout, des journaux jusqu’aux blogs en passant par les médias sociaux, et même les listes de Wikipédia qui ont été modifiées.

La vague de fausses informations provient, en grande partie, de la capacité du monde hyper-connecté et des médias sociaux d’aujourd’hui, de propager de l’information aussi vite que les doigts peuvent glisser un écran tactile. Cela signifie aussi qu’il est devenu plus difficile aux gens ordinaires de discerner ce qui constitue des informations légitimes et exactes de ce qui est de l’hyperbole ou de l’hystérie. John Lee a écrit dans le « Independent Journal Review », le 23 mars et l’article se poursuit comme suit :

Le cas du lobby iranien et son opposition à la désignation possible des pasdaran en tant qu’ « organisation terroriste étrangère » par l’administration Trump est un exemple de la manière dont les fausses informations sont en train d’être déversées.

À première vue, beaucoup de gens peuvent déjà penser que les pasdaran sont déjà désignés comme des partisans du terrorisme – et ils auraient raison, mais seulement jusqu’à un certain point. Les administrations antérieures ont désigné des personnes associées aux pasdaran, et des sociétés fictives exploitées par les pasdaran comme étant des commanditaires et des partisans du terrorisme. Soit elles ont été impliquées dans la manière dont Téhéran a évité des sanctions en ce qui concerne l’importation de technologies qui pourraient être utilisées pour les armes nucléaires.

Ces sanctions et violations ont eu lieu avec une telle régularité au cours des deux dernières décennies qu’il est facile de penser que les pasdaran ont été sanctionnés il y a longtemps, mais ce n’est pas le cas.

Les pasdaran, en tant qu’institution, sont l’une des institutions les plus puissantes et omniprésentes à l’intérieur de l’Iran. Elles contrôlent non seulement une vaste puissance militaire, mais elles contrôlent également pratiquement toutes les grandes industries de l’Iran, telles que la production pétrolière, les télécommunications, la fabrication, les produits chimiques et l’agriculture, à travers un labyrinthe complexe de compagnies et de sociétés écrans.

Une grande partie de la richesse qui en découle – souvent illégalement – sert à tapisser les poches des dirigeants des pasdaran et de leurs familles et à appuyer un réseau d’alliés militaires utilisés par les Forces Al-Qods des pasdaran pour mener diverses missions y compris le déclenchement de guerres en Syrie et au Yémen, ainsi que pour mener des attaques terroristes et fournir des armes ainsi que des explosifs à des groupes tels que les milices chiites en Irak.

Les pasdaran sont une force puissante et une force qui sous-tend l’extrémisme du régime des mollahs et ses actes les plus violents. Si les mollahs sont les cerveaux du régime, les pasdaran sont le cœur et le muscle qui obéit impitoyablement à leurs ordres.

Pour de nombreuses administrations américaines antérieures, le problème pour gérer efficacement l’Iran a été de savoir comment affronter les pasdaran. Toute action qui n’est pas dirigée vers les pasdaran ne grignote que quelques coins de l’inflexibilité de l’Iran.

Les pasdaran sont tellement omniprésents dans la société iranienne que le lobby iranien s’est servi de l’argument selon lequel la censure des pasdaran tout entier constituerait une catastrophe et ruinerait tout espoir d’une résolution pacifique. En fait, des groupes tels que le Conseil National irano-américain ont constamment utilisé le spectre de la guerre comme une réponse à la sanction des pasdaran.

Mais leur logique est tordue et perverse. Il soutient que si un criminel violent est dans votre maison et menace vous et votre famille, le frapper sur la tête avec une batte de baseball peut conduire à une confrontation violente. Donc, au lieu de cela, il faut humblement se soumettre et permettre à ce criminel de faire ce qu’il veut et tout ira bien.

C’est le genre de logique qui a plaidé en faveur d’un accord nucléaire avec les mollahs, mais n’a pas inclus des dispositions pour freiner leurs violations des droits de l’homme ni inclus des réformes politiques pour amener l’Iran vers un gouvernement plus libre, ouvert et démocratique.

De manière appropriée, la NIAC a publié une note politique de Tyler Cullis décrivant ce qu’elle considère être les « principes législatifs clés » que le Congrès devrait adopter afin de faire progresser les choses en ce qui concerne l’accord nucléaire, aussi connu sous le nom de Plan d’Action Global Conjoint (JCPOA).

« Les États-Unis doivent faire preuve de perfectionnement dans la manière dont ils traitent les activités iraniennes anathèmes aux intérêts des États-Unis, comme le développement continu par l’Iran de son programme de missiles balistiques et son soutien aux groupes terroristes désignés par les États-Unis, » peut-on lire dans la note de la NIAC.

« Plusieurs propositions législatives en suspens, ainsi que des indications politiques de la nouvelle administration Trump, risquent de compromettre sérieusement l’accord nucléaire en imposant des sanctions sectorielles de grande envergure à l’économie iranienne ou en réimposant des sanctions qui ont été levées dans le cadre du Plan d’Action Global Conjoint. »

Cullis poursuit en soutenant que toute nouvelle sanction annulerait irrémédiablement l’accord nucléaire. Il veut, en substance, dire que les États-Unis sont pris en otage par l’accord et devraient ignorer toutes les nouvelles provocations, peu importe à quel point elles sont mauvaises afin de sauver l’accord à tout prix.

Mais l’erreur logique la plus flagrante dans la note de Cullis est qu’il ignore le problème le plus fondamental avec le JCPOA qui est que celui-ci sépare les questions nucléaires des questions non nucléaires. Donc, si l’Iran venait à utiliser des armes chimiques sur des civils syriens ou à tirer un missile qui frappe un navire de la Marine américaine, selon sa logique, les États-Unis doivent s’abstenir de prendre des mesures par peur que cela ne porte préjudice au JCPOA. Essentiellement, Les États-Unis accordent au régime des mollahs un laissez-passer gratuit pour commettre le cauchemar qu’il désire.

« Considérant que les pasdaran ou leurs affiliés sont actuellement désignés dans le cadre d’au moins cinq programmes de sanctions des États-Unis, les désigner comme une Organisation Terroriste Etrangère n’aurait aucune valeur réelle pour les États-Unis. Une telle désignation pourrait, toutefois, mettre en danger la vie des Américains et empêcher les contacts diplomatiques futurs entre les deux pays, comme l’ont longtemps prévenu les responsables de la défense et du renseignement des États-Unis, » avertit Cullis.

C’est le même argument éculé dont le lobby iranien s’est toujours servi et celui que nous savons déjà qu’il a été prouvé faux encore et encore.

Les pasdaran sont un tel moteur fondamental du chaos qui sévit au Moyen-Orient que seule une action directe contre eux et, plus important encore, contre les ressources financières massives et les industries qu’ils contrôlent, est la seule façon sûre pour corriger les excès les plus misérables du régime.

Nous ne pouvons qu’espérer que l’administration Trump et le Congrès cessent d’écouter les ridicules arguments de la NIAC et se souviennent plutôt des 400 000 vies perdues dans le conflit syrien perpétré par les pasdaran.

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