
CNRI – Dans un article intitulé « puzzle de conspiration contre la République islamique », le journal affilié à l’État Shargh a écrit : « Malgré tout ce que nous avons investi en Syrie, aujourd’hui la Russie et la Turquie profitent de ces réussites. »
Le journal ajoute : « Dans une situation où les États-Unis et ses alliés cherchent une excuse pour décrire l’Iran comme un violeur de l’accord sur le nucléaire, le test de missile est une excuse suffisante pour le gouvernement Trump pour former une nouvelle coalition contre nous. »
Le quotidien qui est lié à la faction de Rohani a ensuite posé la question : « Est-il possible que les remarques explicites du ministre des Affaires étrangères français, la position de l’ambassadeur britannique à l’ONU et les remarques faites par les conseillers en sécurité de Trump soient vues comme non pertinentes pour que les États-Unis fabriquent une nouvelle excuse ? Dans de telles conditions, nous avons plus que jamais besoin d’être prévoyants… Dans le cas d’une possible crise, personne n’aura cette opportunité. »
Concernant l’intention de mettre les gardiens de la révolution sur la liste américaine des organisations terroristes, le journal proche de la faction de Rohani, « Jahan-e-Sanat », écrit : « L’accord sur le nucléaire est plus sensible lorsqu’on regarde les actions et le comportement des gardiens de la révolution et celui des États-Unis. Les gardiens de la révolution ont toujours essayé de prévenir l’influence et la présence américaine dans la région. Les États-Unis n’ont jamais laissé ces mesures sans réponse en imposant des sanctions organisées. »
Le journal ajoute ensuite avec préoccupation : « Si le nouveau gouvernement américain, soutenu par un Congrès majoritairement républicain, peut avancer avec ses mesures, considérant les positions annoncées par le cabinet des militants de Trump, la situation va se détériorer avec des tensions accrues avec l’histoire qui se répète. »
D’un autre côté, un ancien membre de l’équipe de négociation de l’accord sur le nucléaire a décrit la prise de pouvoir de Trump comme un échec pour les politiques de Rohani et a demandé qu’il démissionne. Mehdi Mohammadi a écrit : « L’ère des alliés démocrates (au sien du régime) est terminée. Ils n’ont plus aucune chance de trouver une politique adéquate avec Trump… Donc, ils devraient quitter la scène…pendant plus de deux ans, certains ont essayé d’imposer l’accord sur le nucléaire sur la sécurité du régime avec pour but de mettre en place un modèle de la même forme pour les autres conflits stratégiques avec les États-Unis. »

