lundi, novembre 28, 2022
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Les mollahs en Iran ne renonceront pas à l’arme atomique, qui garantit leur survie – Maryam Radjavi

 RFI, Journal du Moyen-Orient, 5 septembre – L'Iran et le nucléaire – Alors que les menaces à peine voilées de frappes contre l'Iran sont de plus en plus évoquées, qu'en pense l'opposition au régime des mollahs ? Je veux parler de l'opposition qui vit en exil, notamment le Conseil national de la Résistance d'Iran, qui regroupe plusieurs organisations d'opposition dont l'organisation des Moudjahidine du peuple. Que pense donc cette opposition de la question du nucléaire iranien ? La réponse de Maryam Radjavi qui préside le Conseil national de la Résistance iranienne.

Maryam Radjavi : Vous savez que pour la Résistance, la solution à la crise iranienne ne se trouve ni dans une intervention militaire étrangère ni dans la complaisance avec les mollahs. Il y a une troisième voie et c’est un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance organisée.

Le problème que le monde doit affronter aujourd’hui, c’est la politique de complaisance avec le régime des mollahs qui conduira malheureusement à une guerre inévitable. C’est pourquoi nous disons que pour éviter toute intervention militaire étrangère, il faut mettre fin à la politique de complaisance. Il faut enlever les obstacles sur la voie du peuple iranien et de sa résistance pour réaliser un changement démocratique en Iran.

RFI : Alors vous parlez de politique de complaisance, mais l'Iran fait tout de même l'objet de sanctions économiques de la part de la communauté internationale.

Maryam Radjavi : A notre avis, c'est nécessaire mais ce n'est pas efficace, à notre avis ces sanctions doivent augmenter et d'autre part il est nécessaire de mener une politique ferme avec les mollahs et cette politique doit s'accompagner de la reconnaissance de la Résistance iranienne qui est la pression la plus efficace contre le régime des mollahs.

RFI : Nicolas Sarkozy était à Damas et il a demandé au président Syrien de convaincre le régime iranien, d'abandonner son programme nucléaire. Est-ce que vous pensez que Bachar El Assad a des chances de réussir de convaincre les mollahs ?

Maryam Radjavi : Je pense que non. Parce que les mollahs ne veulent pas renoncer à l'arme atomique, qui est la garantie de leur survie.

RFI : Est-ce que vous pensez, comme certains d'ailleurs, qu'il est possible de dissocier la Syrie de l'Iran ? 

Maryam Radjavi : J'espère que la Syrie saura se séparer du régime. Ce régime touche à sa fin. J'espère que l'Occident ne va pas tomber dans le piège du régime qui demande davantage de concessions.

RFI : L’année prochaine, la République islamique d'Iran aura 30 ans. Est-ce que vous pensez encore que ce pouvoir peut encore être renversé ?

Maryam Radjavi : Ce régime connait des crises profondes, politiques, sociales et économiques. Le mécontentement populaire augmente en Iran. Le boycott du show électoral parlementaire, les manifestations des étudiants et d’autres couches de la société aux cris de « Mort au dictateur » montre la volonté du peuple iranien de mettre fin à cette dictature religieuse.

RFI : Le journal américain The New Yorker a récemment évoqué le financement par les Etats-Unis de minorités (arabes ou baloutches) susceptibles de déstabiliser la République islamique d'Iran. Les Moudjahidine du peuple reçoivent-ils de tels financements ?

Maryam Radjavi : Non. L'OMPI est une organisation indépendante, elle est financée par le peuple iranien à l'extérieur et à l'intérieur du pays, de l'Iran. De nombreuses personnes ont été exécutées en Iran pour avoir financé l'OMPI.

RFI : L'opposante iranienne Maryam Radjavi, elle répondait aux questions de Toufiq Benaichouche. 

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