vendredi, janvier 27, 2023
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Les luttent intestines entre factions s’intensifie en Iran au sujet des fraudes électorales

Les luttent intestines entre factions s’intensifie en Iran au sujet des fraudes électorales

CNRI – Le simulacre d’élection présidentielle en Iran a pris fin, mais ce n’est pas le cas des conflits dans les hautes sphères du régime théocratique. Bahram Ghasemi, porte-parole du gouvernement d’Hassan Rohani, a répondu aux récents propos du candidat malheureux à la présidentielle des mollahs, Ebrahim Raïssi.

« Il n’est pas juste d’utiliser des termes comme ‘manigance électorale’. Tout le processus électoral a été effectué sous la supervision du Conseil des gardiens (de la constitution) », a-t-il déclaré.

Mohammad Bagher Nobakht, Secrétaire général du Parti de la modération et du développement, a interpellé le chef du pouvoir judiciaire Sadegh Larijani : « Je suggère au chef du pouvoir judiciaire de soulever ses questions au niveau du Conseil suprême de la sécurité nationale et de ne pas recourir à des commentaires publics. » (Chaine officielle IRIB – le 30 mai)

« En utilisant le terme ‘élection truquée’, Raïssi a franchi de nombreuses lignes rouges… Même les médias font face au défi de publier ses propos et de franchir également des lignes rouges », a rapporté pour sa part le quotidien officiel Hamdeli.

« Il y a des personnes qui encouragent la discréditation au sujet des résultats de l’élection. Cela est dangereux pour l’avenir politique de la République islamique d’Iran. Il faut voir quelle est l’opinion du Conseil des gardiens face à tous ces soupçons », a de son côté rapporté le journal officiel Tadbeer-24, le 30 mai.

« Le trucage du vote lors de l’élection présidentielle est un paradoxe pour les principalistes. En 2009, ce même camp avait défendu le processus électoral en Iran, affirmant que le trucage des votes et la fraude sont impossibles… Finalement, les principalistes ne provoqueront pas une autre élection, sachant qu’ils échoueront encore une fois », a quant à lui rapporté le quotidien officiel Fararu, le 30 mai.

Les fraudes et le bourrage des urnes à grande échelle au cours de la mascarade électorale du 19 mai a été d’une ampleur telle que durant les dernières heures du scrutin, les différentes factions du régime avaient déjà commencé à s’accuser mutuellement de fraudes et d’irrégularités. Elles ont notamment cité les cas suivants :

– Les cartes d’identités de nombreux ruraux dans les provinces de Kerman et d’Hormozgan ont été récupérées par les autorités sous prétexte de les renouveler quatre jours avant l’élection. Ces documents ont été utilisés sans le consentement de leurs propriétaires et ne leur ont toujours pas été restitués.

– Dans certaines régions, notamment à Sadra et Nourabad dans la province de Fars, les systèmes électroniques ont été mis hors service par les autorités afin de perturber et falsifié le décompte des votes en faveur du candidat favori.

– Dans plusieurs villes de la province de Sistan-Baloutchistan, notamment à Zahedan et Iranchahr, les pasdaran et les Bassidjis, sous le contrôle du général Salami, adjoint du commandant des Gardiens de la révolution, se sont employés à acheter le vote des ruraux et des populations démunies.

– En dépit de l’interdiction de faire campagne le jour de l’élection, les agents de Raïssi s’employaient à convaincre les votants et écrivaient le nom de Raïssi sur les bulletins de vote.

– Les agents de Khamenei, sous prétexte d’assister les personnes âgées, écrivaient le nom de Raïssi sur les bulletins de vote.

– La faction de Khamenei remplissait allègrement les bulletins à l’extérieur des bureaux de vote et les introduisait à travers leurs agents dans les urnes.

– La veille de l’élection, des bulletins de vote ont été distribués par les pasdaran et les bassidjis parmi les paysans démunis dans les régions reculées.

– La propagande et les promesses électorales creuses, ainsi que la promesse de récompense en cas de participation au scrutin, a continué le jour de l’élection…

Mohseni Eje’ï, 1er adjoint du judiciaire, a déclaré aux médias : « De nombreux rapports sont parvenus au pouvoir judiciaire concernant des irrégularités de la part de certains responsables et officiels qui n’étaient pas autorisés à intervenir dans les affaires de l’élection. En outre, certains QG électoral, des candidats et d’autres personnes ont évoqué des irrégularités de la part des responsables et délégations concernés. Des cas délictueux ont été signalés au pouvoir judiciaire qui est en train d’instruire ces dossiers. »

Ali Nikzad, directeur de la campagne électorale d’Ebrahim Raïssi, a déposé une plainte au ministère de l’intérieur, dans lequel il affirme : « Comme prévu, aussi bien le jour du scrutin que durant la campagne électorale, le gouvernement en place et ses partisans ont dépassé les bornes de l’équité et de la loi et ont commis des violations nombreuses et sans précédentes. Au nombre de ces irrégularités : le non-respect de l’équité dans la présentation du nom des candidats, le refus de donner des cartes d’entrée aux bureaux de vote pour les observateurs de Raïssi, le retard inexpliqué de l’ouverture de certaines urnes, la distribution de bulletin de vote sans logo officiel dans certains bureaux de vote et la propagande illégale en faveur du gouvernement. »

Gholamhossein Isma’ili, chef de l’appareil judiciaire la province de Téhéran et proche de la faction de Khamenei, a pour sa part annoncé l’arrestation de 120 partisans de Rohani dans les différentes villes de cette province en relation avec des irrégularités électorales, notamment l’achat de votes.

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