lundi, janvier 30, 2023
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Les Iraniens appellent à un changement démocratique en Iran (Maryam Radjavi)

Maryam RadjaviCNRI – Radio Mediterranée (88.6 ) a diffusé hier une interview en direct de Maryam Radjavi pour aborder la situation en Iran et elle d ela résisatnce iranienne :

Bonjour France Med politique reçoit deux personnalités de marque de notre paysage français. Il s’agit d’abord d’une interview avec Mme Maryam Radjavi qui est présidente de la République élue de la résistance iranienne. Nous recevrons aussi après une vingtaine de minutes, l’ancien premier ministre de François Mitterrand, Mme Edith Cresson.

J’ai invité aujourd’hui la présidente Radjavi pour parler de la situation en Iran, des droits de l’homme et puis surtout pour commémorer une démarche de solidarité. Hier dans le Val d’Oise, Mme Radjavi a reçu des personnalités et Val d’Oisiens venus fêter avec l’ensemble de la communauté iranienne d’Auvers-sur-Oise, la levée du contrôle judiciaire pesant sur des membres de la résistance. 

Je vous rappelle qu’il y a trois ans exactement, le mouvement des Moudjahidine du peuple a fait l’objet d’une rafle. Ils ont été arrêtés. Mme Radjavi a été emprisonnée. Et depuis hier un jugement de la cour d’appel a levé le contrôle judiciaire. Ils sont toujours mis en examen mais ce sera dans la suite des opérations.

France Med : Madame la Présidente Radjavi, Bonjour.

Maryam Radjavi : Bonjour, je suis très heureuse de faire cette interview avec vous.

France Med : Et moi j’ai envie de vous dire Khoch Amadid, ça veut dire Bienvenue en iranien. Mme Radjavi merci d’avoir accepter cette interview. Madame la Présidente si vous pouvez nous parler un peu de l’histoire du mouvement des Moudjahidines. Comment a commencé l’histoire de votre mouvement.

Maryam Radjavi : D’abord je tiens à saluer les auditeurs de Radio Méditerranée. L’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran est la force axiale du Conseil national de la Résistance iranienne. Le CNRI, lui, a été fondé en juillet 1981 à Téhéran par Massoud Radjavi. C’est une vaste coalition de diverses tendances politiques, de représentants des minorités religieuses et ethniques, d’intellectuels, d’artistes et des sportifs iraniens. 52% des membres du CNRI sont des femmes. Le CNRI désire le renversement du régime des mollahs et l’instauration d’une république fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat et la garantie de la liberté pour tous.
 
Les Moudjahidine du peuple d’Iran ont été fondés en 1965. C’est une organisation musulmane, patriote et démocrate. Elle a été créée par Mohammad Hanifnejad et deux de ses compagnons qui suivaient la voie du Dr. Mohammad Mossadegh. Son objectif était de remplacer la dictature du chah par un régime démocratique respectant la souveraineté populaire.

Les fondateurs et tous les premiers dirigeants des Moudjahidine ont été exécutés par la Savak, la police politique  du chah. Massoud Radjavi est le seul survivant. C’est grâce aux activités de son frère, le Professeur Kazem Radjavi et l’intervention de personnalités comme François Mitterrand que le chah a été obligé de changer sa condamnation à mort en prison à vie.

Pour ternir l’image des Moudjahidine qui sont des musulmans, la Savak a voulu les taxer de marxistes islamiques. Khomeiny a utilisé ce terme pour justifier leur exécution. Alors que tout le monde savait que les Moudjahidine sont de véritables musulmans. Dès le début, ils ont défendu un islam démocratique et tolérant, le contraire des interprétations réactionnaires de l’islam. Le véritable conflit entre les Moudjahidine et Khomeiny portait sur la liberté et la souveraineté du peuple. 

France Med : Je voudrais rappeler parce que tous nos auditeurs ne connaissent pas l’histoire du mouvement des Moudjahidine, que vous avez été la première force d’opposition contre le chah d’Iran. Et lorsque le chah est parti et que Khomeiny est arrivé, vous avez essayé de discuter avec lui sur le plan de la liberté d’expression. C’est à ce moment là qu’il y a eu la séparation et vous vous êtes retrouvés encore une fois dans l’opposition. Avant vous étiez contre le chah d’Iran pour la liberté du peuple iranien, et après vous vous êtes retrouvés encore contre le régime de Khomeiny pour les droits des citoyens.

Ce que vous demandez Madame la présidente, c’est qu’il y ait une véritable démocratie et un Etat républicain. Vous reconnaissez la diversité. C’est-à-dire que même les chrétiens iraniens sont pour vous des citoyens comme tout le monde. L’islam ne doit pas avoir le monopole dans le gouvernement iranien.

Maryam Radjavi : Oui, exactement, je dois dire que malheureusement c’est  Khomeiny qui a voulu instaurer la répression et la dictature au nom de l’islam. Au contraire, les Moudjahidine voulaient et veulent une démocratie, un gouvernement fondé sur la séparation de la religion et de l’Etat, fondé sur la liberté, l’égalité des femmes et des hommes. Les Moudjahidine disaient que l’islam est la religion de la liberté et de l’égalité. Khomeiny parlait de Velayat Faghih, la domination des religieux, alors que les Moudjahidine parlaient de suffrage universel.

La popularité des Moudjahidine a augmenté très rapidement. Des centaines de milliers de personnes participaient à leurs meetings. Le tirage de leur journal, Modjahed, était de six cent mille exemplaires. Khomeiny a paniqué devant cette situation. Pendant les élections présidentielles, il a lancé une fatwa pour empêcher Massoud Radjavi, le leader de l’opposition, de participer aux élections.

Khomeiny avait peur de la popularité de Massoud. Le 20 juin 1981, Khomeiny a ordonné de tirer sur une manifestation pacifique de 500.000 personnes rassemblées à Téhéran à l’appel des Moudjahidine.
Des centaines de personnes ont été tuées et blessées. Les exécutions massives ont commencé la nuit même. Des fillettes de treize ans jusqu’aux mères âgées de 70 ans ont été exécutées dans les prisons. Jusqu’à ce jour, le régime a exécuté 120.000 prisonniers politiques

France Med : Aujourd’hui c’est le jour anniversaire de votre arrestation et de cette injustice, puisque hier vous et 17 de vos militants avez bénéficié, suite à un arrêt de la cour d’appel, de la levée du contrôle judiciaire. Est-ce que vous pouvez nous donner plus de précision sur cette arrestation télévisée de la police française il y a trois ans et qui a fait beaucoup de malheur dans vos rangs. Nous sommes aujourd’hui le 17 juin. Il y a trois ans vous avez été arrêtée par la police, il y en avait plusieurs centaines. Et on avait l’impression qu’Auvers-sur-Oise était la base des gens les plus criminels. On voit aujourd’hui que vous êtes soutenue par l’ensemble des parlementaires européens et français. Parlez-nous de cette journée qui vous a beaucoup marquée. Nous ne sommes pas là pour commenter une décision de justice mais nous sommes là aussi pour parler de cette journée noire du 17 juin 2003.

Maryam Radjavi : Le 17 juin 2003 est le résultat d’un marchandage pour des intérêts à courts termes et des contrats économiques. C’est aussi une erreur de calcul politique sur le régime des mollahs. L’échec de cette politique qui misait sur les soi-disant modérés dans la dictature religieuse et terroriste a désormais été démontré. Malheureusement, il semble que malgré le changement de condition, le gouvernement français persiste et signe dans l’erreur de calcul.

Durant ces trois années les Français et leurs élus, surtout dans le Val d’Oise, ont soutenu la résistance iranienne et ses objectifs légitime. Ils ont condamné la politique de complaisance de leur gouvernement. Hier ils ont annoncé une pétition dans ce sens signée par 300.000 Français. Je profite de cette occasion pour leur rendre hommage. Ces soutiens et cette amitié nous encouragent. Pour nous, cette solidarité a une grande valeur parce que nous sommes une résistance indépendante qui n’a toujours compté que sur son peuple et l’opinion publique face à la dictature.

Le 17 juin 2003, c’est  la répression d’un régime médiéval qui s’impose dans les pays démocratiques.
Sous prétexte d’un dossier juridique on a limité notre liberté d’expression. L’argent légitime de cette résistance est saisi depuis trois ans, alors que dès le départ, ils ont dit eux-mêmes que cet argent était propre. A qui, sinon la dictature des mollahs, profitent ces restrictions ? Ceux qui sont à l’origine de cette grande injustice doivent répondre aujourd’hui. La rafle honteuse du 17 juin a tenté vainement de démanteler l’opposition démocratique iranienne. Ce raid a voulu aider le régime des mollahs. Mais la résistance n’a cessé de se développer en Iran.

J’ai toujours dit que si résister contre une dictature religieuse pour la liberté est un crime, alors moi, les membres de la résistance et tous ceux qui la soutiennent, c’est avec fierté que nous acceptons cette accusation. Nous sommes déterminés à instaurer la liberté et la démocratie et nous nous sommes engagés pour cela à aller jusqu’au bout. Il y a trois ans, face au juge des libertés, j’avais déclaré: quand je me suis engagée dans la lutte pour la liberté, je m’étais préparée à la prison, à la torture et comme des dizaines de milliers d’autres résistants, à être exécutée. Mais jamais je n’aurais pensé que je serai emprisonnée en France à cause de cela. Et en m’adressant au procureur qui me menaçait de prison, je lui ai dit : vous pouvez m’emprisonner mais vous ne pouvez pas m’empêcher de lutter pour la liberté. 

Face à cette grande injustice, pendant tout ce temps, nous avons reçu le soutien de nombreux parlementaires, personnalités politiques, défenseurs des droits de l’homme et de l’opinion publique notamment des Auversois et des Val d’Oisiens.

France Med : Il y a une dame Mme la Présidente, vous m’avez conviée à votre conférence de presse. Je vous ai vu émue parce que vous nous avez montré un reportage sur une dame qui n’est plus de ce monde, qui nous a quitté. Une dame qui était une des premières à vous soutenir. Pouvez-vous nous rappeler dans quelle condition cette dame a soutenu votre cause et aujourd’hui hélas, elle est morte. Vous avez reçu hier son fils à votre table.

Maryam Radjavi : Ginette Lefèvre était la meilleure amie de notre résistance et du peuple iranien. C’était une femme très courageuse et libre, très humaine qui défendait des valeurs comme les droits de l’homme, la démocratie, l’égalité des femmes et des hommes. Elle a toujours défendu les peuples opprimés. J’ai connu Ginette après le 17 juin 2003. Je l’ai vue le 3 juillet. Elle était très courageuse. C’était notre voisine. Elle était très présente dans chaque moment difficile, pour défendre nos droits mais aussi pour défendre les valeurs des Français. Elle a dit plusieurs fois qu’elle soutenait notre résistance parce qu’elle était Française, et que  le soutien aux droits de l’homme, à la liberté et à la résistance contre une dictature étaient des valeurs françaises et qu’elle devait les défendre. Je dois dire que beaucoup d’Iraniens connaissent Ginette. C’est vrai que c’était une femme très courageuse. Je reconnais la France à travers ces valeurs et des femmes comme Ginette, et non dans ce qui s’est passé le 17 juin.

France Med : Mme Edith Cresson, en tant que Premier ministre, nous nous sommes rencontrés à deux reprises. Une fois vous étiez l’invitée d’honneur d’un récital d’une grande chanteuse iranienne, c’était magnifique, et nous nous sommes revus il y a quelques jours lors d’un colloque parlementaire sur la démocratie en Iran. Vous les soutenez. Qu’est-ce qui a motivé ce soutien ?

Edith Cresson : J’ai eu l’occasion en effet de rencontrer Mme Radjavi et un certain nombre de personnes qui militent dans son organisation qui incarnent la Résistance à un régime oppressif. Je crois que tout dans nos principes, dans nos valeurs, dans notre histoire aussi, doit nous conduire à soutenir ceux qui combattent pour la démocratie, ceux qui sont en exil et essaient d’attirer l’attention internationale sur le sort des populations actuellement en Iran et essaient de combattre pour les droits de l’homme. Donc ça me parait impossible de refuser d’être aux cotés de ces gens.

Je n’ignore pas qu’il y a d’autres problèmes en arrière-plan, c’est-à-dire en particulier la revendication iranienne dans le domaine du nucléaire. C’est un problème complexe, avec des acteurs internationaux. Il n’y a pas seulement l’Europe et les Etats-Unis, il y a aussi la Chine et la Russie et un certain nombre d’autres pays en extrême orient et donc c’est un problème très compliqué. Il ne faut pas mélanger les deux. Et je pense que les atteintes aux droits de l’homme que l’on observe aujourd’hui en Iran, sont de nature à susciter l’indignation et le désir de soutenir tous ceux qui militent pour un retour de la démocratie en Iran.

France Med: Nous savons aujourd’hui que le mouvement de la résistance iranienne est considéré par les Etats-Unis  et par aussi l’Union européenne comme étant un mouvement terroriste.

Edith Cresson : Il y a eu un malentendu à un moment donné. Je crois qu’à présent des parlementaires français de droite comme de gauche au colloque qui s’est tenu il y a quelques jours, montrent bien que cette période est dépassée.

France Med : il faut qu’elle le soit aussi dans les faits, parce qu’au-delà des parlementaires français il y a aussi des parlementaires européens qui avaient reçu Mme Radjavi. Les bonnes intentions ne suffisent pas, il faut passer aux actes.

Edith Cresson : Certainement. Mais ça c’est une chose qui est à négocier entre son mouvement et l’actuel gouvernement français. N’empêche que la présence de parlementaires de l’actuelle majorité dans ce type de réunion, montre bien que s’il y a eu un malentendu, il est maintenant levé.

France Med : Hier la cour d’appel a décidé la levée du contrôle judiciaire. Est-ce qu’aujourd’hui, un gouvernement socialiste aurait une position plus claire par rapport au mouvement des Iraniens, parce qu’il n’y a aucune preuve de leur culpabilité. Est-ce que un gouvernement socialiste aurait fait cette intervention musclée comme l’a fait le gouvernement de Raffarin ?

Edith Cresson : mais c’était à une période où il y avait une interrogation. Elle est maintenant levée. Donc je ne peux pas vous dire ce qu’un gouvernement socialiste aurait fait. Il faut regarder vers l’avenir et pas en permanence vers le passé.

France Med : Mme Radjavi est-ce que vous n’avez pas envie que les choses aillent plus vite pour  que enfin vos droits soient reconnus d’abord auprès de l’Union européenne et devant l’opinion publique internationale, à savoir sortir de cette liste noire.

Maryam Radjavi : Je voudrais ajouter quelque chose sur le dossier du 17 juin si vous me le permettez. La décision d’hier, montre une fois de plus que ce dossier est vide et que l’accusation de terrorisme n’est qu’un prétexte. Je remercie les juges pour leur impartialité.

La rafle est le résultat d’un marchandage honteux avec le régime des mollahs. Tout le monde le sait. Je pense que trois ans après le maintien de ce dossier indique la poursuite de la politique de complaisance avec la dictature religieuse.

En réalité la politique de complaisance avec les mollahs a échoué. Taxer les Moudjahidine du peuple de terrorisme a toujours été injuste et c’est le résultat d’un marchandage. Les pays occidentaux devraient avant tout retirer cette étiquette qui est un obstacle au changement démocratique en Iran. Les pays qui prennent du retard dans ce domaine perdent leurs intérêts dans l’avenir.

Il est temps de décider d’une politique de fermeté contre ce régime parce que je pense que si les pays occidentaux perdent du temps, malheureusement la communauté internationale va arriver à une catastrophe, peut-être la troisième guerre mondiale.

France Med : Moi je voudrais vous parler de la Troisième Voie de la résistance iranienne

Maryam Radjavi : La troisième voie c’est la solution iranienne à la crise que pose le régime des mollahs. Nous disons que la solution n’est ni une intervention militaire étrangère, ni la complaisance avec ce régime. La politique de complaisance de l’occident aboutira à la guerre. Alors que le changement démocratique par les Iraniens et leur Résistance est la seule solution.

Les Iraniens veulent un changement et l’instauration de la démocratie en Iran. Les manifestations des femmes à Téhéran cette semaine, la révolte des provinces du nord ouest, les mouvements étudiants et les protestations des travailleurs ces derniers mois montrent la situation explosive de la société iranienne.

Nous disons que le peuple et la résistance iranienne ont les moyens de réaliser ce changement. La résistance a une vaste base populaire, des réseaux à l’intérieur, une force organisé en Irak près de la frontière iranienne et une alternative politique avec un programme précis.

Au cœur de cette résistance, se trouvent les Moudjahidine du peuple d’Iran qui résistent depuis quarante ans pour la liberté en s’appuyant sur un islam démocratique. Malheureusement, la politique de complaisance de l’occident avec les mollahs a été un obstacle au changement en Iran. Les Etats-Unis et l’Europe ont placé les Moudjahidine du peuple sur les listes des organisations terroristes à la demande des mollahs. Les marchandages avec les  mollahs ont conduit, pendant la guerre avec l’Irak, les forces de la coalition à bombarder les bases des Moudjahidine du peuple.

Nous ne voulons ni armes ni argent de l’occident, notre seule demande c’est que l’occident arrête d’aider les mollahs et qu’il enlève les obstacles à l’action de la résistance iranienne. Donc la seule solution pour empêcher une guerre c’est le changement démocratique en Iran.

C’est pourquoi le monde et particulièrement les pays de la région et les musulmans sont devant un choix. : Se mettre du coté du peuple iranien et de sa résistance et soutenir ses revendications pour le changement et l’instauration de la liberté et de la démocratie ou poursuivre la politique de complaisance.

France Med : vous avez parlez de la troisième voie et des changements. Actuellement il y a Reza Pahlavi qui semble vouloir participer à la vie politique de l’Iran Quelle est la réponse que vous donnez. Son père était ce qu’il était. Est-ce que demain pour l’intérêt du peuple iranien, vous êtes prêts à le rencontrer à former un gouvernement de coalition quelle est votre position ? Car la plupart des parlementaires qui vous ont reçu, ont aussi reçu Reza Pahlavi.

Maryam Radjavi : Vous savez que le Conseil national de la résistance est une coalition de toutes les tendances politiques iraniennes qui veulent un changement démocratique en Iran. Ce qui unit ces différentes forces, c’est la volonté d’instaurer la liberté et la démocratie en Iran. Nous avons invités tous les Iraniens à se rassembler pour former un front de solidarité national, pour une république fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat et le suffrage universel. Avec ce front la résistance iranienne tend la main à tous ceux qui souhaitent un changement de régime en Iran et l’installation d’une république laïque. Je dois dire que la monarchie qui rejette le suffrage du peuple appartient au passé. Le peuple iranien a rejeté la monarchie durant des manifestations de plusieurs millions de personnes et il souhaite se libérer de toutes les formes de dictature. Il recherche un système qui garantisse la liberté et la démocratie et non un retour en arrière.

France Med : merci d’avoir répondu par nos auditeurs, un dernier mot ?

Maryam Radjavi : Vous savez que maintenant le régime des mollahs joue avec les pays musulmans avec des slogans démagogiques sur le dossier nucléaire. Vous savez que le régime des mollahs est le pire ennemi de l’islam et de la nation iranienne. Il met en danger la souveraineté de cette nation.

Les efforts du régime pour obtenir l’arme nucléaire c’est uniquement dans l’intention de consolider son régime et dominer les autres pays de la région. Si le programme nucléaire iranien était pacifique alors pourquoi l’avoir caché pendant 18 ans et c’est en 2002 que le CNRI a révélé l’existence des sites clandestins. L’ensemble du programme nucléaire du régime est contrôlé par les gardiens de la révolution et le ministère de la défense.

France Med : Je vous remercie.

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