mardi, février 7, 2023
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Les hauts responsables reconnaissent que les Pasdaran contrôlent l’économie iranienne

Les hauts responsables reconnaissent que les Pasdaran contrôlent l'économie iranienne

Les craintes du régime après la désignation du Corps des Gardiens de la révolution comme « terroriste »

La frayeur des conséquences de l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI / Pasdaran) sur une liste des terroristes mondiaux des Etats-Unis, et l’application des nouvelles sanctions américaines, connues sous le nom de la loi CAATSA (The Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act), a submergé tout le régime du Guide suprême iranien, comme en témoignent les hauts responsables et les médias du régime.

« La mise en application de la loi CAATSA signifie sanctionner la force militaire officielle du système et ils peuvent même sanctionner le gouvernement sous le prétexte de sa coopération avec les pasdaran », a déclaré le chef du système judiciaire, Sadeq Larijani (Quotidien Vatan-e Emrooz, 31 octobre).

Compte tenu de la gravité des sanctions le commandant en chef du CGRI, le général Mohammad Ali Jafari a même dû faire marche arrière par rapport à des propos qu’il avait tenu précédemment : « Sur la base des politiques ordonnées par notre Guide, la portée de nos missiles est de 2000 kilomètres… C’est suffisant pour le moment », vient-il d’affirmer. Le 18 octobre, il déclarait pourtant : « Notre influence dans la région et la puissance de nos capacités de missiles… continueront sans aucune hésitation. »

« Notre réponse la plus influente peut et devrait être de dévoiler les missiles balistiques intercontinentaux, qui constituent le talon d’Achille des États-Unis », a déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef de quotidien Kayhan, connu pour être le représentant du Guide Suprême, Ali Khamenei, dans ce journal.

Dans un autre entretien le 1er novembre 2017, Ali Shamkhani, Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, a reconnu que le régime des mollahs et les Pasdaran sont présents partout en Syrie.

Quant au brigadier Général, Gholamreza Jalali, chef de l’Organisation de défense passive iranienne, il a décrit la mise en application de la loi CAATSA comme une « menace très dangereuse » pour le régime et a déclaré que les Pasdaran contrôlent l’ensemble de l’économie iranienne.

Il a ajouté : « Cela ne sanctionne plus que CGRI. Ces sanctions nous enfonceront tous, et toute l’économie iranienne sera sanctionnée… Toute personne ou toute organisation travaillant avec les Pasdaran sera sanctionnée… la base Khatam al-Anbiya est impliquée dans de nombreux projets dans notre pays, notamment la construction de barrages, de centrales électriques et de raffineries … toute personne ou entité qui traite avec la base Khatam al-Anbiya (organe qui coordonne les activités économiques des Pasdaran) sera également sanctionnée. Par exemple, 5 000 entreprises travaillent avec la base Khatam al-Anbiya qui est affiliée aux pasdaran. 5 000 entreprises seront alors sanctionnées… Nous sommes confrontés à une impasse : soit les Pasdaran doivent également être sanctionnés à l’intérieur de l’Iran ; les unités de missiles balistiques, le ministère de la Défense, les autres entités révolutionnaires, seront alors sanctionnées, ce qui veut dire que nous nous sanctionnons nous-mêmes, empêchant leur développement, ou toute personne ou organisme travaillant avec eux… Le ministère de l’Énergie, fournit de l’eau et de l’électricité aux bases des Pasdaran, le ministère de l’Énergie sera sanctionné. Ensuite, les Pasdaran penseront à payer leurs factures à la banque. La banque devra être sanctionnée. Par conséquent, c’est une sanction économique très dangereuse… cette sanction nous enfoncera tous. Elle sera utilisée contre les entreprises privées, les particuliers, les banques, ils seront tous sanctionnés d’une manière ou d’une autre. Ce sont de très dangereuses sanctions aussi bien primaires que secondaires, Cela deviendra un trou noir qui tournera et grandira sens cesse de dimension. » (Télévision officielle 2ième chaîne – 30 octobre).

Pendant sept ans, l’Organisation de défense passive a été sanctionnée par l’Union Européenne pour la construction d’installations nucléaires, y compris le site d’enrichissement d’uranium de Fordo.

Le journal Keyhan proche du clan de Khameneï écrit à ce sujet, le 31 octobre : « L’inscription des Pasdaran sur la liste noire aura un impact économique énorme sur le système… la partie dangereuse et préoccupante est que toute personne ou entité en rapport avec les Pasdaran devra être sanctionnée. La situation devient encore plus compliquée à partir du moment où, si un Iranien ou une entité est sanctionné, aucune banque ne voudra coopérer, et ce réseau très fragile établi après l’accord nucléaire, se fragilisera davantage… Compte tenu du fait que les pasdaran sont une entité officielle liée au gouvernement, cela entraînera l’inscription sur liste noire du gouvernement ou d’autres branches et entités… Il est même possible que la Banque centrale soit inscrite… quand quelques milliers d’Iraniens et les entités sont sanctionnées, il est naturel qu’aucune banque, petite ou grande, ne soit disposée à coopérer avec le système ».

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 1er novembre 2017