dimanche, décembre 4, 2022
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Les gardiens de la révolution, le pilier du régime des mollahs

Les gardiens de la révolution, le pilier du régime des mollahsUn mois s’est passé depuis l’élection du nouveau président des mollahs et il vient d’entrer en fonction.

La nomination d’Ahmadinejad comme nouveau président était un choix stratégique du guide suprême, Ali Khameneï, pour accroître la répression dans le pays et se poser en Etat encore plus hors-la-loi sur la scène internationale. Toute autre interprétation serait une grave erreur.

Par Mohammad Mohadessine
Président de la commission des affaires étrangères


Un mois s’est passé depuis l’élection du nouveau président des mollahs et il vient d’entrer en fonctionUn mois s’est passé depuis l’élection du nouveau président des mollahs et il vient d’entrer en fonction.

La nomination d’Ahmadinejad comme nouveau président était un choix stratégique du guide suprême, Ali Khameneï, pour accroître la répression dans le pays et se poser en Etat encore plus hors-la-loi sur la scène internationale. Toute autre interprétation serait une grave erreur.

Après avoir été décrit pendant seize ans comme modéré, le régime des mollahs a désormais atteint un point où il ne peut plus tolérer la moindre diversité à son plus haut degré car cela le mènerait à sa désintégration totale. Ceci est dû en premier lieu à sa nature médiévale, à son isolement interne et régional et aux crises internationales. A cette fin, Khameneï n’a aucun autre choix que de centraliser le plein pouvoir entre ses mains.

Au cœur de cette stratégie se tient le corps des pasdarans, les gardiens de la révolution, qui doit dominer tous les piliers du pouvoir comme le principal instrument au service du guide suprême.

La répression dans le pays et l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme, particulièrement vers l’Irak, et l’acquisition d’armes nucléaires sont des priorités inévitables du régime des mollahs. Ces trois éléments sont les tâches principales du corps des pasdarans qui est sous contrôle total du guide suprême.

C’est dans cette optique que Khameneï « a opéré des changements cruciaux dans cet organe », à la suite d’une réunion avec de « hauts commandants des pasdarans ». Un des plus importants a été « la formation d’un établissement central pour formuler la politique stratégique et tactique du corps des pasdarans ». (Site Baztab, de l’ancien commandant en chef des pasdarans, 23 juillet 2005)

Le rôle répressif des pasdarans est un fait établi pour tout le monde. La nomination du pasdaran Ismaïl Ahmadi Moghadam, commandant de la milice paramilitaire du Bassidj de Téhéran, à la tête des Forces de sécurité de l’Etat (FSE), quelques jours à peine après l’élection présidentielle, indiquait clairement que les FSE étaient placées sous la domination des pasdarans encore plus qu’auparavant.

Certains ont également dit qu’Ahmadinejad avait l’intention de nommer des membres des pasdarans à des postes clés du ministère des renseignements.

Comme cela a été révélé à maintes reprises par la Résistance iranienne, le programme d’armes nucléaires est entièrement sous contrôle des pasdarans depuis le début. Un scientifique nucléaire a récemment révélé qu’en 1998, l’ancien commandant du corps des pasdarans, Mohsen Rezaï, lui avait demandé de donner la première priorité à la fabrication de la bombe atomique. Un premier budget de 800 millions de dollars avait été alloué à ce projet.

En nommant un pasdaran à la présidence, le guide suprême des mollahs a fait disparaître tous les obstacles bureaucratiques sur le chemin de la fabrication de la bombe atomique, utilisant tous les moyens logistiques, diplomatiques et financiers pour faciliter la tâche.

De son côté, le négociateur en chef des mollahs avec les Européens, Hassan Rohani, disait il y a peu : « Dans les 21 mois de négociations avec les pays Européens nous avons obtenu des résultats brillants dans les domaines techniques, légaux, politiques, de propagande et de sécurité nationale. Nous avons comblé beaucoup de nos lacunes. Nous n’avons pas suspendu nos travaux à Ispahan ne serait-ce un instant. Nous l’avons fait fonctionner et nous avons produit des tonnes d’UF6. Le travail sur le site d’Arak n’a jamais été suspendu et aujourd’hui il y a un nombre considérable de centrifugeuses prêtes à servir. » Il a ajouté que le cycle du combustible revêt la plus haute importance pour le régime et qu’il y a un consensus parmi les dirigeants du régime et les experts dans ce domaine.

Hossein Moussavian, secrétaire de la commission de la politique étrangère du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) a déclaré quelques jours auparavant que durant le processus de négociation, « non seulement nous avons réussi à maintenir nos capacités nucléaires et à les protéger de toute menace éventuelle comme une attaque militaire, mais nous avons aussi fourni une possibilité à l’Iran de continuer ses efforts pour compléter ses capacités. Durant cette période, par exemple, nous avons complété l’UFC à Ispahan et commencé la production. » Il a ajouté que s’il n’y avait pas eu les négociations, « la signature des contrats internationaux d’exportation de gaz et de pétrole n’auraient pas été possible ces deux dernières années. Les négociations ont offert à l’Iran la possibilité de signer des contrats d’exportation à long terme avec l’Inde, la Chine, le Pakistan et les Emirats Arabes Unis. »

Le pire des scénarios est la sinistre ambition du régime de Téhéran de dominer l’Irak et d’y instaurer un régime islamiste satellite.

Ces deux dernières années, les pasdarans et particulièrement la force Qods ont étendu leur infiltration en Irak, spécialement dans les provinces du sud. Il y a de terribles informations sur la brutalité avec laquelle ils traitent les femmes et les jeunes dans le sud de l’Irak sous le couvert de l’islam.

L’infiltration des mollahs dans les divers organes administratifs, économiques, militaires et de sécurité en Irak et la présence de dizaines de milliers de pasdarans et de leurs agents dans ce pays, les opérations terroristes et les purges sanglantes que les mollahs opèrent pour consolider leur position en Irak, mettent en danger la paix dans cette région.

L’aspect le plus important de la montée au pouvoir d’Ahmadinejad reste l’utilisation du potentiel administratif, économique et industriel du pays pour atteindre les buts funestes de ce régime en Irak.

Dans le cadre de l’expansion du terrorisme et de l’intégrisme dans la région et particulièrement en Irak, un journal affilié au guide suprême a publié une publicité de « la garnison des amoureux du martyre » (Garrargah Acheghan Chahadat) appelant à « l’adhésion des forces suicidaires ». Il citait Khameneï disant que « les opérations suicides sont la gloire ultime d’une nation et sa plus haute épopée ».

L’appel souligne aussi que « étant prête à affronter les ennemis de l’islam et de l’Etat sacré de la république islamique, et aussi prête à protéger les fondations de l’islam, la garnison à l’intention de donner un entraînement spécial et technique aux personnes courageuses et amoureuses du martyre pour former des divisions suicides dans chaque province. »

Les conséquences seraient catastrophiques si de tels appels de Téhéran étaient considérés comme des manœuvres politiques. C’est une campagne pour étendre le terrorisme dans la région et le monde. Elle vise à défier la démocratie en Irak et la paix au Moyen-Orient.

La nomination d’Ahmadinejad à la présidence, le pouvoir croissant des pasdarans, l’insistance du régime sur la poursuite de son projet nucléaire et la formation de divisions d’opérations suicides, ont déclenché les sonnettes d’alarme.

En décembre 2004, la présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, déclarait au Parlement européen : « En ce qui concerne l’Iran, le monde ne devrait pas opter entre la guerre et la complaisance. Il existe une troisième voie, le changement par le peuple iranien et sa Résistance. »

« Si la politique de complaisance continue, a-t-elle ajouté, une guerre sera inévitable. Nous sommes plus proche de la catastrophe qu’il y a sept mois. Cela nécessite une politique plus vigoureuse et plus ferme qu’auparavant. »

Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un régime qui est plus vulnérable et plus faible que jamais et que le soutien dont il disposait parmi ses forces loyales s’est réduit de manière considérable à cause du changement de pouvoir qui a eu lieu lors de la dernière élection présidentielle.

L’Iran est au centre des développements de cette région. Nous sommes dans une course contre la montre. Si les pays Européens ratent à présent l’occasion d’abandonner la politique de rapprochement, ils donneront aux mollahs le temps nécessaire pour faire aboutir leurs plans.

Mais d’un autre côté, s’ils reconnaissent le droit du peuple iranien à résister contre le régime inhumain des mollahs et retirent la marque de terroriste de l’OMPI, l’axe de la résistance iranienne, le changement en Iran – la condition essentielle à la paix et la démocratie dans la région – sera à portée de la main.

Mohammad Mohadessine
Président de la commission des affaires étrangères
Le 26 juillet 2005

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