lundi, octobre 3, 2022
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Les femmes en lutte – Message de Maryam Radjavi à la conférence internationale de Lisbonne

Les femmes en lutte - Message de Maryam Radjavi à la conférence internationale de LisbonneCNRI – À l’occasion de la Journée internationale contre la violence faite aux femmes, une conférence était organisée à Lisbonne en présence de nombreuses juristes portugaises et des militantes des droits des femmes. L’objet de la conférence: l’examen de la Convention d’Istanbul portant sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

 

S’adressant dans un message à la conférence, le 27 novembre, Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré:
En cette journée internationale contre la violence faite aux femmes, j’adresse mes salutations à cette assemblée éclairée de défenseurs des droits des femmes. J’espère que vos efforts pour l’élimination des violences faites aux femmes et la réalisation de leurs droits humains à travers le monde, engrangera chaque jour davantage de résultats.

En cette journée, nous tournons nos pensées vers toutes les femmes qui à travers le monde souffrent de répression, de discrimination et d’inégalités. Et nous sommes profondément convaincues que nous, les femmes, nous pouvons nous dresser contre les inégalités et éradiquer toutes les violences et les discriminations contre les femmes, avec une participation active et étendue à tous les niveaux de la société, une participation au leadership, aux prises de décision politiques et aux changements dans la structure politique,
Il ne fait aucun doute que vos activités et vos efforts, comme ceux des autres femmes qui réfléchissent et recherchent l’égalité, nous rapprochent de ces objectifs.

Au mois de février cette année, le Conseil de l’Europe a formulé et adopté une stratégie d’égalité des sexes en Europe sur la base de laquelle la recherche de l’égalité femmes/homme est devenu un sujet majeur dans le domaine du soutien aux droits humains, de l’instauration de la démocratie, du respect au rôle et à la place du droit, et du développement économique.

Déjà, en mars 2013, l’ONU avait adopté une déclaration disant que la violence faite aux femmes et aux filles ne pouvait être justifié par aucune tradition, aucun rite ni aucune considération religieuse. Mais dans la dictature religieuse en Iran, la répression et la violence faite aux femmes constitue le fondement du pouvoir et un levier nécessaire au maintien de ce régime. Les mollahs en Iran ont gouverné pendant plus de trente ans avec le fouet, la torture, le viol, les exécutions, la lapidation, l’humiliation des femmes, l’adoption de lois qui réduisent à l’esclavage et récemment avec des agressions à l’acide contre les femmes.

Vous êtes certainement au courant des nouvelles sur ces femmes brûlées à l’acide en Iran. Pour terroriser la société et lutter contre celles qui refusent le code vestimentaire de ce régime, les mollahs demandent à des bandes de voyous de jeter de l’acide sur des femmes innocentes dans les rues. Le mois dernier, certaines de ces victimes hospitalisées dans les villes d’Ispahan et de Téhéran ont perdu la vue et leur visage. Un régime qui atteint les limites de la sauvagerie, est pire que les criminels de Daech avec ses agressions à l’acide et maintenant ses attaques au couteau dans les rues. Il veut faire peur aux femmes, les obliger à se soumettre et à reculer et les enfermer dans les quatre murs de la maison.

Depuis trente ans, le viol dans les prisons, en particulier des femmes, est la méthode essentielle du régime pour briser les détenus. Une fatwa soi-disant religieuse pour autoriser le viol des prisonnières par les gardiens de la révolution, est une mesure qui existe depuis les premières années de ce régime et qui a servi de critère d’action aux appareils judiciaire, de renseignement, de sécurité et aux tortionnaires, un système comme il en existe peu dans l’histoire contemporaine.

Mais la violence systématique contre les femmes en Iran comporte aussi de multiples interdictions en particulier dans le domaine du divorce, du droit de voyager, de travailler, d’étudier, de la garde des enfants et de bien d’autres droits élémentaires, mais plus important que tout, dans le domaine de la liberté de penser et du droit de lutter pour la liberté. La dictature en Iran ne recule devant aucun crime contre les femmes courageuses qui se battent contre la tyrannie. Pour témoin, les milliers de femmes torturées et exécutées ces trente dernières années pour s’être dressées contre ce régime. Pour témoin, toutes ces pressions inhumaines et attaques sauvages contre les mille femmes d’avant-garde des Moudjahidine du peuple d’Iran dans le camp d’Achraf puis celui de Liberty en Irak sur ordre des mollahs.

Ces femmes qui aujourd’hui au camp Liberty en Irak vivent dans des conditions de camp de prisonnier et sous un blocus sévère uniquement parce qu’elles luttent pour la liberté du peuple iranien. Pendant plusieurs années en Irak, le gouvernement Maliki, vassal du régime iranien, et ses agents ont imposé ce blocus et lancé des attaques contre ces camps. En septembre 2013, ils ont commis un massacre, tuant 52 personnes et prenant un homme et six femmes en otages.

Ces mille femmes sont l’avant-garde de la lutte contre l’intégrisme et l’extrémisme. C’est pourquoi elles sont la cible d’autant de violence et de férocité de cette dictature terroriste. Soutenir ces femmes courageuses, qui forment la principale opposition iranienne, va plus loin que l’aspect humanitaire, c’est soutenir la perspective de la victoire sur le monstre de l’intégrisme qui menace le monde. Car le régime des mollahs est la source de l’intégrisme, de l’extrémisme et du terrorisme.

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