vendredi, janvier 27, 2023
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Les femmes de la résistance iranienne contre le régime

Par Loredana Biffo

Libertà e Giustizia, 18 décembre  – Extraits – A n’en pas douter, la chute du régime sanguinaire des ayatollahs en Iran sera provoquée par les femmes combattantes.

 

La Résistance iranienne est principalement composée de femmes, et sans surprise, à sa tête se trouve une femme (Maryam Radjavi). C’est une épine dans le flanc de ce régime religieux obscurantiste et c’est pourquoi ils ont encore renforcé la répression contre les femmes.

C’est d’une haute valeur symbolique dans un pays où ont toujours prévalu les valeurs chiites et sunnites d’obéissance, que le mouvement de résistance soit dirigé par une femme. Il s’agit d’un défi sérieux à un régime qui veut le pouvoir aux mains d’hommes religieux.

À cet égard, le dimanche 16 décembre, on a vu la mise en œuvre d’une autre loi visant les femmes iraniennes, en vertu de laquelle la délivrance de passeports ne sera accordée qu’avec l’autorisation d’un tuteur masculin, un grand-père ou un mari, ou par le décret d’un juge de la charia.

En tant que présidente, Maryam Radjavi a déclaré : Une résistance avec la présence massive de femmes, soutenues par des hommes qui se sont mis en retrait pour laisser toutes les responsabilités de la direction aux femmes harcelées par le régime iranien – d’abord par Khomeiny et maintenant par les ayatollahs – est une épine dans le pied de cet Etat clérical répressif.

Les restrictions systématiques imposées par le régime aux droits des femmes sont conçues pour détruire leur détermination à renverser la République islamique.
Malheureusement, le silence de la presse internationale est complice de ce phénomène en ne couvrant pas l’excellent travail que les femmes iraniennes ont accompli depuis des années en faveur de la démocratisation de l’Iran, de la séparation de la religion et de l’Etat, de la liberté religieuse, des droits politiques et des droits de l’homme et de la construction d’une véritable société démocratique et laïque.

Le récent retrait de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) de la «liste noire» du terrorisme international des Etats-Unis en novembre, qui a eu lieu après des années de lutte, a forcé le régime clérical iranien à augmenter sa répression sur le peuple, sur les dissidents et en particulier sur les femmes. C’était un coup mortel porté par une résistance qui se bat depuis des années pour renverser ce régime.

Le 13 novembre, les autorités iraniennes ont pendu 45 personnes en public. Il y a eu au moins 440 exécutions effectuées en République islamique, l’année dernière.

Outre de nombreux prisonniers morts en détention préventive sous la torture, y compris un blogueur identifié comme étant Sattar Behesti, qui a été tué en garde à vue, une exécution de masse de 35 personnes a eu lieu à la prison de Machad, dans le nord-ouest de l’Iran. Les 35 détenus venaient de la section 101 de la prison de Vakil-abad.

M. Aboulghassem Rezaee, le représentant du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que la radiation de la Résistance de la liste des organisations terroristes américaine le 28 septembre 2012 a modifié le rapport de force, marquant un point en faveur de la Résistance.

À ce stade, la dictature, impliquée dans une crise sérieuse et une lutte interne, écrasées par des sanctions économiques, a accru la répression contre le peuple, qui est à un niveau record : au cours des deux dernières semaines, au moins 100 personnes ont été pendues, et la torture barbare avec le meurtre du blogueur Sattar Beheshti, ont finalement secoué l’opinion publique internationale. Le rapporteur spécial de l’ONU a confirmé que la situation des droits de l’homme en Iran se détériore gravement.
La Présidente élue de la Résistance Iranienne, Maryam Radjavi, a déclaré dans une conférence internationale à Paris le 17 novembre que le régime des ayatollahs était impliqué dans quatre crises : le soulèvement du peuple syrien, les combats internes au sein même du régime qui déchire l’appareil gouvernemental, l’impasse de son programme nucléaire et la faillite économique.

Le retour de l’ayatollah Khomeiny en 1979 a imposé un régime intégriste basé sur un parti unique qui a bloqué toute possibilité de réforme ou la possibilité pour des dirigeants laïques de conserver le pouvoir. Il a donné le pouvoir au « Velayat-e faqih » qui a imposé la répression des coutumes «corrompues », la restriction de la « liberté de la presse », et la lutte contre la « corruption morale».

Nous pouvons certainement dire que le régime des ayatollahs sera renversé par la lutte de ces femmes, et ce ne sera pas seulement une victoire iranienne, mais un exemple et une inspiration pour toutes les femmes dans le monde.

Loredana Biffo est une chercheur sociale et journaliste en Italie.

http://www.libertaegiustizia.it/2012/12/18/le-donne-della-resistenza-iraniana-contro-il-regime/

 

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