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Les Etats-Unis ont promis de protéger les Achrafiens, qu’ils le fassent – Ed Rendell

CNRI – « Les habitants d’Achraf et de Liberty ont la promesse du gouvernement américain, un contrat juridiquement contraignant comme quoi nous allions les protéger. Nous n’avons pas d’autre choix que de remplir nos obligations » a déclaré Ed Rendell le 22 juin à Villepinte au rassemblement iranien.

L’ancien président du parti démocrate américain et gouverneur de Pennsylvanie s’exprimait devant des dizaines de milliers d’Iraniens et d’amis de la Résistance au meeting annuel du Conseil national de la résistance iranienne. Sa présidente élue, Maryam Radjavi, y recevait également 600 personnalités politiques et parlementaires de 50 pays du monde.

Voici les points forts de l’intervention d’ Ed Rendell :

Je voudrais commencer par dire que votre présence ce soir est en soi une déclaration très puissante. Il y a trois ans, quand je me suis impliqué dans ce mouvement, quelqu’un au Département d’Etat m’a dit : «Vous ne devriez pas. C’est juste une secte avec à peine quelque 2000 adeptes dans le monde. » Eh bien, que les fonctionnaires du Département d’Etat viennent ici à Paris ce soir pour voir l’ampleur et les chiffres, ainsi que la passion et l’engagement du pubic dans cette salle.

Les mollahs doivent savoir que ceux qui sont à Liberty et à Achraf sont des gens fiers. Nous savons qu’ils sont de grands bâtisseurs, car ils ont eux-mêmes construit une ville incroyable. Nous savons qu’ils sont de grands artistes et musiciens parce que nous avons tous entendu des concerts incroyables d’un orchestre avec des femmes et des hommes assis côte à côte jouer de la belle musique. Ces gens fiers méritent plus que ce que nous leur avons donné.

Et comme vous l’avez entendu à maintes et maintes reprises, le gouvernement des Etats-Unis a signé il y a plus de dix ans un contrat avec chacun des habitants d’Achraf et Liberté disant que s’ils désarmaient, il les protégerait. Nous les protégerions avec la bonne foi et le crédit du gouvernement des États-Unis. Et pendant six ans, cela a bien fonctionné.

Mais quand le gouvernement américain a remis la sécurité au gouvernement irakien, l’enfer a commencé. En 2009, les forces du gouvernement Maliki ont attaqué les habitants d’Achraf, une attaque meurtrière sanglante. Et le Département d’Etat a publié une déclaration condamnant l’attaque, mais rien n’a changé. En 2011, cela s’est produit de nouveau. Une autre attaque brutale sanglante avec la police fédérale du gouvernement irakien utilisant des véhicules américains et des armes américaines. Et le pire, c’est qu’il y avait des forces américaines juste à l’extérieur d’Achraf et que deux heures avant l’attaque, elles ont reçu l’ordre de se retirer. L’ordre de qui ? Nous ne le savons pas encore. Et après l’attaque de 2011, le Département d’Etat a publié une déclaration la condamnant et demandant au gouvernement irakien d’agir autrement. Mais rien n’a changé.

Et alors, les Nations Unies, le Département d’Etat, et nous, les amis américains de l’OMPI, avons convaincu les habitants d’Achraf de partir à Liberty. Nous leur avons dit que l’ONU, les Etats-Unis et le gouvernement irakien allaient garantir leur sécurité à Liberty.

Nous les avons induits en erreur. Rien n’a été fait pour garantir leur sécurité. En fait, c’est le contraire qui s’est avéré vrai. Le gouvernement irakien les a empêchés de prendre des mesures de bon sens en matière de sécurité : des murs de béton en T ou des gilets de protection individuels pour se protéger. Et encore une fois, la mort a frappé. Nous avons vu une attaque à la roquette en février. Quand elle a eu lieu, le Département d’Etat a publié une déclaration condamnant l’attaque et demandant au gouvernement de l’Irak d’enquêter. Rien ne s’est passé.

Et puis l’attaque du 15 juin a eu lieu, et le Département d’Etat a publié une déclaration condamnant l’attaque et demandant au gouvernement de l’Irak d’enquêter. Eh bien, le colonel Wesley Martin m’a dit : «Demander au gouvernement irakien d’enquêter sur ces attaques à la roquette serait comme demander au gangster Al Capone d’enquêter sur le massacre de la Saint-Valentin que ses hommes avaient commis à Chicago ». C’est ridicule. C’est une blague.

Nous savons qui a commandité ces attaques. Et soit dit en passant, nous n’avons pas de chercher plus, le Hezbollah irakien a déclaré avoir lancé ces attaques. Il a dit : « Nous allons le faire encore. » Et, juste pour que ce soit tout à fait clair, je vais vous donner la citation exacte dans laquelle le commandant a dit : «Nos opérations de sécurité sont effectuées sous la direction d’Al-Maliki et Khamenei. » L’affaire est close. Aucune enquête n’est nécessaire. Le gouvernement irakien et le gouvernement iranien sont les auteurs des attaques contre Liberty. Et si cela ne suffit pas aux Etats-Unis pour agir, je me demande ce qu’il leur faut.

Après l’attaque du 15 juin, j’ai envoyé un e-mail à un ami qui travaille tout en haut au Département d’Etat et que je bombarde avec des e-mails sur cette question, et je lui ai dit : « Il est temps de les faire partir de Liberty. Combien d’autres doivent mourir avant que le département d’État ne fasse quelque chose ? » Il m’a répondu : « Gouverneur, parlons-en, le Département d’Etat travaille sur une solution au problème.». Et je lui ai répondu dans un autre e-mail : « Merci de m’avoir répondu, mais le seul plan c’est de les faire sortir de Liberty. »

Je sais que nous souhaiterions soyons pouvoir convaincre le département de les ramener à Achraf. Et cela vaut mieux que de rester à Liberty. Mais il faut être absolument clair sur une chose : ils ne seront pas en sécurité à Achraf. Ils n’étaient pas en sécurité en 2009. Ils n’étaient pas en sécurité en 2011. Il y a une seule chose qui va garantir la sécurité de ces personnes fières et courageuses, et c’est de les faire sortir de l’Irak maintenant, tout de suite. »

Les habitants d’Achraf et de Liberty ont la promesse du gouvernement des États-Unis, un contrat juridiquement contraignant comme quoi nous allions les protéger. Nous n’avons pas d’autre choix et nous allons le faire comprendre aussi clairement que possible au département d’Etat, Nous n’avons pas d’autre choix que de remplir nos obligations, nous, États-Unis d’Amérique, et sortir ces gens d’Irak en toute sécurité. Ils sont forts, ils sont fermes, ils ont fait beaucoup de sacrifices. Il est de notre devoir en tant qu’Américains de le faire. Nous avons donné notre parole, nous allons honorer notre parole.