jeudi, février 2, 2023
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Les critiques de Bush réclament une approche plus sévère de l’Iran

Les critiques de Bush réclament une approche plus sévère de l’IranDe Kelley Beaucar Vlahos

Fox News, WASHINGTON – Tandis que les hauts responsables américains cherchent une solution diplomatique au programme d’armes nucléaires suspecté du régime iranien, un chœur grandissant de critiques à droite affirment que l’administration Bush est trop molle avec l’Iran et les autres « ennemis de la liberté ».

 

Ces critiques, qui incluent certains membres du Congrès américain, avancent que la stratégie diplomatique de l’administration vis-à-vis de l’Iran ne va probablement aboutir à rien et qu’une approche plus agressive, comprenant des sanctions économiques et un changement de régime, devait être poursuivie.

« Maintes et maintes fois, le régime de Téhéran a défié les demandes du monde pour qu’il abandonne ses ambitions nucléaires, annonçant même le succès de sa production d’uranium enrichi il y a seulement quelques mois », a déclaré la députée Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la Sous commission des Relations internationales sur le Moyen Orient et l’Asie centrale de la Chambre.

Ros-Lehtinen a fait ces commentaires peu après que la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ait annoncé en mai que les Etats-Unis allaient s’engager dans des négociations directes avec le régime iranien si ce dernier acceptait de suspendre son programme d’enrichissement nucléaire, proposition que le gouvernement iranien rejette jusque là.

La députée républicaine de Floride est à la tête de la campagne de soutien à l’Iran Freedom Support Act, qui prévoit des sanctions américaines plus sévères contre l’Iran jusqu’à ce que le gouvernement iranien « abandonne de manière vérifiable ses programmes d’armes de destruction massive » et qui encourage le président à obtenir l’approbation du Conseil de Sécurité de l’ONU pour des sanctions globales plus strictes.

Bien que le projet de loi ne réclame pas de manière spécifique un « changement de régime », il prévoit des fonds destinés à la promotion des droits humains et à des groupes d’opposition afin de soutenir les efforts en faveur de l’instauration de la démocratie dans le but de renverser le régime iranien.

« Ce projet de loi contient une approche à court terme et une à long terme. A court terme, priver le régime de ses ressources lui permettant d’adopter une attitude destructrice et affaiblir le régime, tout en soutenant et en renforçant l’opposition pro démocratique en Iran, ce qui constitue une solution à long terme plus permanente aux menaces posées par le régime en Iran », a expliqué Ros-Lehtinen à FOXNews.com par e-mail.  « Ces deux approches doivent aller de pair si l’on veut que l’opposition ait une chance réelle et, plus important encore, si nous voulons empêcher l’Iran de nous menacer plus encore », a-t-elle dit.

Le projet de loi a été approuvé par la Chambre en avril et se situe désormais au niveau de la Commission des Relations étrangères du Sénat. Rick Santorum, sénateur républicain de Pennsylvanie, mène la campagne au Sénat, où la mesure compte 60 partisans.

Alors que cette loi appelle à une approche ferme et active des Etats-Unis, certains critiques en-dehors du Congrès veulent même aller plus loin, avançant que l’administration est trop molle avec l’Iran et dans la Guerre contre la Terreur.

« Des négociations directes avec l’Iran et l’offre d’un paquet de mesures avantageuses est une mauvaise idée et sera interprétée comme un signe de faiblesse par Téhéran », a déclaré Alireza Jafarzadeh, fondateur de Strategic Policy Consulting Inc. et ancien porte-parole du Conseil national de la Résistance iranienne , cataloguée d’organisation terroriste par le département d’Etat mais accueillie chaleureusement par Ros-Lehtinen et bien d’autres au Capitole.

Plutôt qu’une approche de Téhéran par l’intermédiaire des Nations Unies, l’administration doit soutenir un changement de régime par le biais des syndicats et des autres mouvements démocratiques actifs en Iran, en particulier en les armant d’outils de communication et d’organisation, a-t-il dit.

« (Le président iranien Mahmoud) Ahmadinejad fait face à des problèmes majeurs dans son pays, les Iraniens ayant intensifié leur manifestations anti-gouvernement et leurs actes de protestation », a affirmé Jafarzadeh, qui a ajouté que la diplomatie était « fichue ».

« Un changement de régime est la seule option viable et la plus réaliste pour mettre fin au danger que posent les tyrans enturbannés en Iran et à l’étranger », a ajouté Jafarzadeh.

 

 

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