CNRI – « Nous voulons que le Conseil de sécurité se saisisse en plus des sanctions et des résolutions qui ne sont pas souvent appliquées, de mesures pour que des criminels comme en Iran, puissent être traduits dans les instances juridiques internationales, comme ceux de Bosnie ou du Rwanda » a déclaré Salim Hadj Himidi, ancien ministre des Affaires étrangères des Comores, samedi 31 juillet sur la place de la République à Paris
Il prenait la parole lors d’une manifestation rassemblant Iraniens, Français et amis de la Résistance iranienne de diverses nationalités, pour saluer la mémoire des 30.000 détenus politiques massacrés sur ordre de Khomeiny en 1988 et 11 autres martyrs d’Achraf tué lors de l’attaque des forces irakiennes les 29 et 29 juillet 2009, à la demande des mollahs. L’écrasante majorité des victimes du massacre comme les 11 martyrs d’Achraf appartenaient à l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition démocratique au régime des mollahs.
Voici des extraits de son intervention :
Je suis très heureux d’avoir cette occasion. C’est une occasion précieuse et solennelle, car nous sommes venus commémorer des faits tragiques qui se sont déroulés dans un vieux pays, un grand pays, un pays héritier d’une très grande civilisation. En venant ici, nous venons en amis, en frères, en sœurs, apporter les salutations d’un petit peuple de l’archipel des Comores, qui comme vous le savez, connaît bien des vicissitudes venant de calculs géostratégiques.
Deux faits essentiels : le massacre il y a 22 ans, en aout 1988 où il y a eu plus de 30.000 innocents, hommes, femmes, enfants, qui ont fait l’objet d’un décret atroce, anti-islamique, fait au nom de l’islam mais qui n’a rien à voir avec l’islam.
Il y a un an dans la belle ville d’Achraf où se trouvent des personnes qui ont fui les atrocités de l’autre côté de la frontière, à qui ont a donné le droit d’asile, à qui on a donné un statut de protection ; ces hommes et femmes de toutes les couches, de toutes origines ont bâti une cité avec tout ce que cela comporte de moderne : architecture, institution, mosquée, université, bibliothèque, hôpitaux, aménagement urbain, jardins, pour les enfants, pour les adolescents, pour les adultes, avec des instances délibératives. Où pour la première fois au monde, et qui plus est dans le monde musulman, les femmes constituent 52% des représentants de la population. Les femmes ont les mêmes droits que les hommes.
Sous la bannière du Conseil national de la résistance iranienne, vous portez dans vos mains et dans vos cœurs, l’espoir. L’humanité ne sera libre que quand la femme aura sa place à égalité avec els homme. Je suis venu avec mes frères pour vous apporter le salut et les sentiments fraternels du peuple des Comores.
La complaisance des puissances occidentales envers les régimes atroces, il n’y a pas que l’Iran, il y en a d’autres, qui à travers le faux débat de chi’isme et de sunnisme entretiennent des crimes contre les innocents et bloquent l’évolution et le progrès de leur peuple.
Nous voulons que le Conseil de sécurité se saisisse en plus des sanctions et des résolutions qui ne sont pas souvent appliquées, de mesures pour que des criminels comme en Iran, puissent être traduits dans les instances juridiques internationales, comme ceux de Bosnie ou du Rwanda.

