mercredi, février 8, 2023
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L’Egypte connait ce que l’Iran a connu il y a 30 ans – militante égyptienne

Dada Al-Ghaouri, conseillère de presse du ministre égyptien de l’industrie, participait à une conférence pour la Journée internationale des femmes à Auvers-sur-Oise. Ce jour-là le Conseil national de la Résistance iranienne recevait à son siège des dizaines de personnalités du Moyen-Orient, d’Afrique du nord, d’Europe et d’Amérique du nord. Elles se tenaient aux côtés de Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne.

Voici l’intervention de Dada Al-Ghaouri :

 A l’évidence, l’histoire se répète. L’Egypte connait aujourd’hui ce que l’Iran a connu il y a une trentaine d’années.  Les valeurs de l’ancienne civilisation égyptienne représentent les règles d’où est extrait l’héritage de l’humanité. Un des aspects les plus sérieux de ces valeurs est la gestion de l’importance du travail des femmes dans la société.

Le droit des Egyptiennes, le droit d’occuper toute fonction nécessaire dans le gouvernement pour devenir chef d’Etat, premier ministre ou gouverneur devraient nous pousser à réexaminer l’histoire de l’Egypte où la femme avait des droits plus élevés que dans toute autre civilisation.  La contribution positive des femmes égyptiennes durant cette période a permis un développement économique et social et  fourni une stabilité politique, permettant à la civilisation égyptienne de devenir un fondement de la civilisation humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui.
 
Nefertiti par exemple a dirigé l’Egypte pendant 20 ans, Durant lesquels elle a joué un rôle historique pour renforcer le commerce intérieur et extérieur, jetant les bases impressionnantes du modèle d’aujourd’hui. Le dieu de la sagesse était représenté sous la forme d’une femme, tout comme le dieu de la loyauté et de la fidélité.  Ce n’est pas surprenant si les monuments qu’elle a fait construire il y a 3500 ans sont désormais classés par l’UNESCO dans le patrimoine de l’humanité. Oui, je le confirme, ce sont les gènes de la femme égyptienne. Plus tard, en 1922, le premier parti politique féminin a été fondé sous le nom du Parti de la femme égyptienne. Il a malheureusement été aboli par la suite.

On a pu voir le rôle politique des femmes au fil des ans et cela comprend la révolution et la guerre dans lesquelles elle a obtenu des résultats considérables.  Aussi on ne peut observer le développement des nations qu’avec les droits des femmes. Les Egyptiennes ont aussi joué un rôle significatif dans la révolution du 21e siècle dès le départ jusqu’à ce jour, faisant beaucoup de sacrifices, étant la cible d’insultes verbales et d’atteintes physiques lors des manifestations, à l’égal des hommes, pour obtenir les principes élémentaires de liberté, de dignité, et d’égalité sociale. Cependant, au lieu de recevoir un minimum de leurs revendications, après la révolution elles ont fait l’objet de toujours plus de discriminations.

On leur a refusé le droit d’être équitablement représentées dans le comité chargé d’écrire la Constitution. Plus important encore, la constitution publiée sous sa dernière forme ne répondait même pas au minimum de droits acceptables pour les femmes. Aucune confirmation de l’égalité des droits et des responsabilités, pas de quota ou de garantie pour la représentation politique des femmes.

A cause de cette absence de quota, les femmes ne forment que 2% du dernier parlement. A ce jour, le débat de l’égalité des droits est toujours à faire. Négliger les droits élémentaires des femmes n’est plus possible. 

Les Egyptiennes ne peuvent être ignorées. Sur le plan statistique, il y a environ 5 millions de femmes chef de famille en Egypte, apportant un soutien financier à environ 5 millions de familles (soit 20 millions de personnes). Et si ce quota représente les femmes Egyptiennes, alors leur rôle dans la politique doit devenir un must. Cela s’est révélé efficace dans les autres pays.

Une des questions importantes dans la période de transition que nous observons depuis deux ans, c’est la volonté des femmes de contribuer aux élections législatives en votant ou en sélectionnant des candidats. On le voit aussi en observant l’entrée des femmes dans les structures organisationnelles des partis politiques pour garantir la véritable transformation politique.

Pour finir, nous devons continuer à nous battre contre l’inégalité et pour donner aux femmes leurs droits, pour acquérir leurs droits économiques, sociaux et culturels. De plus elle doit être protégée contre la violence sous toutes ses formes. Protéger les femmes revient en fait à protéger toute la société. Comme cela a été déclaré, le progrès des nations ne peut se mesurer sans prendre en compte en compte l’égalité des genres, les mesures pour atteindre des droits acceptables pour les femmes, un cadre institutionnel et légal. Aujourd’hui, l’égalité des genres est plus qu’un but, c’est le seule chemin du développement. Nous devons fonder, soutenir et reconnaitre des organisations de la société civile surveillant et soutenant le rôle des femmes. Les femmes représentent la moitié de l’humanité. Elles méritent plus que la moitié d’une chance.