
Le Yémen a averti mercredi l’Iran que s’il n’autorise pas l’inspection d’un cargo accompagné d’une escorte militaire à destination de la péninsule arabique, il «portera l’entière responsabilité pour tout incident provoqué par leur tentative d’entrer illégalement dans les eaux yéménites. »
« Le gouvernement yéménite et les forces de la coalition ne s’opposent pas à l’entrée de l’aide humanitaire au Yémen tant qu’elles obtiennent les autorisations nécessaires du gouvernement légitime du Yémen et soient fouillés avant d’entrer, » a déclaré la mission onusienne du Yémen au Conseil de sécurité selon Reuters.
Le régime iranien a déclaré qu’il ne permettrait pas aux forces de la coalition dirigées, par l’Arabie saoudite, d’inspecter un navire iranien escorté par des navires de guerre.
Le 12 mai, le Pentagone a déclaré qu’il suivait de près le navire et son porte-parole, le colonel Steven Warren, a déclaré que les Etats-Unis ont demandé au navire de se diriger vers Djibouti, où l’ONU a mis en place des installations, afin de prouver que sa cargaison était bien humanitaire comme les responsables iraniens le prétendent.
Un haut responsable militaire iranien a averti que tout effort visant à interférer à la mission du navire pour le Yémen risque de « mettre le feu au poudre ».
Un responsable américain a déclaré à Fox News que « le navire iranien a des médias à bord et l’Iran nous supplie d’investir le navire. Cela ressemble à une mise en scène ».
Dans un document confidentiel obtenu par la Résistance iranienne, le régime iranien s’emploie depuis deux ans à transférer toutes sortes d’armes aux rebelles Houthis au Yémen, notamment un grand nombre de missiles sol-sol et sol-mer. Une fois l’opération Tempête Décisive commencée et les routes d’assistance aux Houthis fermées, Téhéran a continué d’aider les Houthis dans les domaines suivants :
– La présence de certains commandants de la Force Qods sur le terrain qui ont pratiquement fait la planification et ont dirigé les Houthis ;
– La mise en place de systèmes de communication essentiels pour que les Houthis et les pasdarans au Yémen puissent établir un contact direct avec la Force Qods à Téhéran.

