lundi, décembre 5, 2022
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Le soutien aux Achrafiens est un devoir international pour les démocrates du monde – José Bové

CNRI – le régime des mollahs en Iran est un régime totalitaire, le combat contre ce régime est un combat juste qu’il faut soutenir au nom de la démocratie. Le camp d’Achraf, aujourd’hui, représente à la figure du monde la résistance aux mollahs en Iran », a déclaré José Bové le 30 novembre à Bruxelles.

L’eurodéputé s’exprimait dans une conférence transatlantique en défense d’Achraf et contre l’ultimatum du 31 décembre fixé par Bagdad pour fermer ce camp, en déplacer ses 3400 habitants avant de les vouer à un massacre en Iran où il veut les déporter, où dans des coins perdus d’Irak.. Avec José Bové se trouvaient : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2005-2009), le général Hugh Shelton, chef de l’état-major des armées américaines (1997-2001), John Bruton, premier ministre irlandais (1994-19997)  et ambassadeur de l’UE aux Etats-Unis (2004-2009), Rita Sussmuth, ancienne présidente du Bundestag, Gunter Verheugen, commissaire européen (1999-2010), Patrick Kennedy, Congressman américain (1995-2011), Dirk Claes, sénateur belge et président du Comité belge parlementaire pour un Iran démocratique.

Voici l’intervention de José Bové :

C’est avec beaucoup d’émotion que je suis ici ce matin et que je veux vous apporter le soutien de notre groupe, mais de tous les démocrates français aussi qui, je sais, sont très nombreux à travers l’ensemble des groupes parlementaires français, des groupes politiques français, à soutenir ce combat pour la démocratie. Il est évident que, comme cela a été dit précédemment, le régime des mollahs en Iran est un régime totalitaire, un régime dictatorial, et que le combat contre ce régime est un combat juste qu’il faut soutenir au nom de la démocratie, au nom des droits fondamentaux des peuples à décider d’eux-mêmes. Je crois que c’est très important de bien définir cela, pour dire de manière très clair qu’il y a une légitimité à résister au régime des mollahs.

La deuxième chose que je voudrais dire, c’est que la situation du camp d’Achraf, qui devient de plus en plus difficile, en raison des liens, comme cela a été évoqué très clairement, entre le régime des mollahs et le gouvernement irakien, fait peser un danger, un grave danger dans les toutes prochaines semaines sur les habitants du camp d’Achraf. Le camp d’Achraf, aujourd’hui, représente à la figure du monde la résistance aux mollahs en Iran. Le soutien aujourd’hui aux habitants du camp d’Achraf est donc un devoir international pour les démocrates du monde entier. Il faut aujourd’hui peser de tout notre poids par rapport aux chefs d’État et de gouvernement qui vont se réunir, ou aux ministres qui vont se réunir demain au niveau européen, pour dire nous n’accepterons pas, nous n’accepterons pas que le 31 décembre, le régime irakien puisse démanteler ce camp et massacrer les habitants d’Achraf.

Nous sommes ici aujourd’hui pour dire que solennellement nous ne sommes pas simplement ici pour élever une protestation, mais pour trouver une solution pour l’ensemble des habitants d’Achraf, pour dire très clairement que pour nous, nous demandons une application du droit international du respect des personnes et la reconnaissance des habitants d’Achraf comme réfugiés politiques à travers le monde et plus particulièrement en Europe.

C’est cela le sens de notre présence aujourd’hui, apporter notre soutien à la résistance contre le régime dictatorial, faire reconnaître les habitants d’Achraf comme étant aujourd’hui des réfugiés politiques qu’il faut protéger au nom des règles internationales des droits de l’homme et qu’il faut donc qu’il y ait une solution politique. C’est notre engagement. Et si demain, nous n’arrivions pas faire repousser cela, comme cela a été dit tout à l’heure, la responsabilité serait sur l’ensemble des gouvernements européens qui n’auront pas assumé leurs responsabilités.

Hier, j’étais à La Haye, à la Cour internationale, le Tribunal international. Peut-être qu’un jour, si l’irréparable se produit, il faudra traduire devant la Cour internationale les responsables de cette situation. Mais j’espère que nous l’empêcherons et que grâce à notre mobilisation, eh bien, nous saurons protéger l’ensemble des habitants d’Achraf, et qu’à terme, parce que nous serons unis au niveau international, renverser ce régime totalitaire qui sévit aujourd’hui en Iran contre sa propre population.

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