
CNRI – Un commentaire par la rédaction de la Radio-allemande « Deutsche Welle », en langue persane, s’est interrogé sur le silence éhonté des responsables iraniens concernant l’attentat de Charlie Hebdo. Voici la traduction d’extraits :
« Ce qui est arrivé en France est une tragédie, cependant, la plus grande tragédie c’est lorsqu’on maintien le silence autour d’un crime qui a ciblé l’humanité et les valeurs humaines. L’attaque meurtrière et terroriste survenue à Paris est véritablement une tragédie humaine. Mais si celle-ci est l’affaire d’un moment, ses conséquences sont cependant bien plus considérables. Ce qui arrivé à Paris est une combinaison de haine et de folie meurtrière qui a élargi la crise qui déchire notre monde d’aujourd’hui.
Dans ce contexte, le silence des dirigeants de la République islamique d’Iran sur ce crime horrible est honteux. Beaucoup de dirigeants et de responsables de pays islamiques ont condamné l’attaque terroriste et l’ont dépeint comme un acte incompatible avec l’esprit de l’Islam. La Ligue arabe, les dirigeants de la Turquie, d’Arabie saoudite, du Pakistan, d’Indonésie et d’autres pays musulmans ont unanimement exprimé leur solidarité et fait des déclarations condamnant ce crime flagrant.
La position de l’Iran s’est cependant limitée à une déclaration de Marzieh Afkham, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avec retard. La déclaration, plutôt que de condamner les auteurs du crime, était plutôt soucieuse de condamner les abus des libertés dans les pays démocratiques.
Le silence du Guide (suprême), du Président et du ministre des Affaires étrangères iranien sur ce crime horrible, n’est-il pas douteux?
La réponse à cette question pourrait être cherchée dans les prisons de la République islamique. On n’y trouve pas que des journalistes emprisonnés pour leur bravoure civile et les critiques exprimées à l’égard des autorités. On n’y trouve pas que ceux qui ont revendiqué leur droit à la liberté d’expression et de dissidence, ou défendu les droits des minorités religieuses, ethniques ou linguistiques. Ils ne sont pas négligeables ceux qui ont été menacés ou condamnés à mort ou même tués en République islamique pour crime de blasphème ou d’insulte à la religion.
Nul ne peut pas rester indifférent devant ce terrible crime. On constate toutefois deux catégories de réactions face à celui-ci: ceux qui ont condamné clairement et explicitement l’acte terroriste, et ceux qui, avec leur approbation ou avec leur silence, se sont placés aux côtés des auteurs du crime.
La question qui se pose en ce moment critique est la suivante: à quel groupe appartiennent le Guide et les responsables du régime iranien? »


