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Le Royaume-Uni pourrait être une cible des missiles de Téhéran « dans quatre ans»

 Deborah Haynes, rédactrice en chef de la rubrique défense

The Times (Londres), 11 mai – L'Iran est axé sur l'amélioration d'un arsenal croissant de missiles balistiques, mais a besoin d’au moins quatre ans de plus pour être en mesure de viser Londres et plus d'une décennie pour menacer la côte Est des États-Unis, a dit hier l'un des principaux think-tank.

L'analyse de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) survient après que Téhéran ait dit avoir effectué pour la première fois des tirs d'essai d’une série de missiles de courte portée Fajr (l'Aube) dans le Golfe.

« Les missiles ont été tirés du sol vers la mer et ont atteint la cible avec une grande précision », a dit Kiomars Haydari, chef adjoint des forces terrestres de l'armée, cité par une agence de presse locale.

Le missile Fajr-5 mesure de 6,6 mètres de long et a une portée de 75 kilomètres.

L'IISS a déclaré que l'Iran travaille également à développer des armes de portée beaucoup plus longue et a noté que tous les missiles balistiques du pays sont intrinsèquement capables de transporter des bombes nucléaires.

« Parallèlement aux efforts visant à développer ses capacités nucléaires, la République islamique d'Iran a fait de solides progrès dans le développement de missiles balistiques », a déclaré l'IISS dans son rapport intitulé : la capacité des missiles balistiques de l’Iran. «Les deux programmes semblent être liés, dans le but de donner à l'Iran la capacité de porter des ogives nucléaires bien au-delà de ses frontières. »

Le groupe de réflexion a toutefois noté que Téhéran nie tout intérêt dans les armes nucléaires et souligne que ses missiles sont de nature défensive.

Le rapport sera ajouté au débat sur les intentions militaires iraniennes, alors que les Etats-Unis poussent pour une nouvelle série de sanctions contre le pays qui, selon eux, poursuit un programme secret de développement de bombes nucléaires.

Alimentant la suspicion, l'IISS a déclaré que l'Iran développe un missile de portée moyenne, à carburant solide appelé Sajjil-2, qui est potentiellement capable de transporter une ogive de 750 kg sur une portée d’environ 2.200 km.

« L'Iran est le seul pays à avoir mis au point un missile de cette portée sans avoir développé d’armes nucléaires », a dit le Dr John Chipman, directeur général et chef exécutif de l'IISS, lors d'une conférence de presse.

Basée à Londres, le think-tank estime que l'Iran veut développer des missiles plus précis de moyenne portée avant de se focaliser sur des armes intercontinentales, qui pourraient frapper les Etats-Unis. Il sera nécessaire de mener au moins une dizaine de vols d'essai pour atteindre un degré raisonnable de précision.

« Par conséquent, l'Iran n'est pas susceptible de lancer un missile à carburant liquide capable de viser l'Europe occidentale avant 2014 ou 2015 », selon le rapport.

L'institut a déclaré : « un missile balistique intercontinental théorique iranien, basé sur la technologie des No Dong et des Scud, prendra plus qu'une dizaine d'années. »

Déjà à portée figurent tous les pays entrant dans un rayon de 1.600 km, avec Israël et la Turquie aux limites de l’Iran, même si la précision reste un problème.

« La destruction assurée d'une cible militaire en un point fixe unique, par exemple, exigerait de la part de l'Iran de consacrer un pourcentage très important, sinon la totalité, de ses stocks de missiles à une mission spécifique », a dit l'IISS.

Il note que les ingénieurs iraniens sont devenus moins dépendants de l'aide étrangère. Le pays a même été en mesure de mettre un petit satellite en orbite terrestre basse en 2008, ajoutant à son potentiel de capacités militaires.

« Les réalisations de l'Iran au cours des cinq à sept dernières années sont impressionnantes », a dit l'IISS.

Téhéran a été plus actif et efficace dans son développement de missiles balistiques que même la Corée du Nord, selon l'IISS.

Toutefois, le pays reste tributaire pour certains éléments de la technologie étrangère. Cela devient plus difficile d'accès parce que la Russie et l'Ukraine – une fois les principales sources des moteurs à carburant liquides utilisés dans les missiles – adhèrent plus étroitement aux lignes directrices internationales sur le contrôle de la technologie des missiles, selon le think-tank.

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