jeudi, décembre 8, 2022
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Le régime iranien augmente les contrôles des échanges sur Internet et poursuit la répression des Internautes

Le régime iranien augmente les contrôles des échanges sur Internet et poursuit la répression des Internautes

Le régime iranien a augmenté les contrôles des échanges sur Internet. L’agence de presse officielle Fars a publié dimanche la nouvelle de l’arrestation des administrateurs de plus de 20 groupes sur la messagerie « Telegram », accusés de diffusion de « contenus immoraux ».

Au cours des dernières semaines, les pasdaran (les gardiens de la Révolution) du régime iranien ont arrêté un certain nombre d’artistes, de journalistes et de citoyens américains qu’ils ont accusés d’espionnage au profit des pays occidentaux, a rapporté Reuters.

Cette nouvelle campagne de répression coïncide avec la mise en application d’un accord nucléaire signé en juillet dernier entre le régime iranien et les puissances mondiales. Les tenants de la ligne dure au sein du régime ont peur de l’ouverture de la société iranienne sous l’influence « corruptrice » de l’Occident, a rapporté Reuters.

Plusieurs groupes sur la messagerie « Telegram » ont été ciblés en raison du «contenu immoral» des messages qu’ils échangeaient, a déclaré Saeed Montazer-al-Mahdi, le porte-parole de la police du régime iranien dont les propos ont été cités par l’agence Fars. Par ailleurs, il a déclaré qu’au cours du mois dernier, plus de 100 « hackers » ont été arrêtés, sans donner davantage de détails sur ce sujet.

Pavel Durov, le directeur exécutif de Telegram a déclaré : « Le mois dernier, les autorités iraniennes avaient exigé d’avoir accès à ‘des outils d’espionnage et de censure’. Face à notre refus de leur fournir de tels outils, ils ont bloqué l’accès des Internautes iraniens à messagerie Telegram. »

Les pasdaran ont annoncé la semaine dernière l’arrestation de plusieurs utilisateurs de Telegram qu’ils ont accusés d’avoir partagé des images et des textes « insultant » envers des officiels du régime iranien.

La semaine dernière, le rapporteur de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran a appelé le régime iranien à cesser d’arrêter, de harceler et de poursuivre les journalistes et d’autres militants et à autoriser des débats libres avant les élections législatives de février 2016.

L’utilisation des applications de messagerie sur les Smartphones est très répandue en Iran où la moitié de la population est âgée de moins de 24 ans.

Le régime des mollahs contrôle de façon très strict tous les échanges sur Internet et bloque l’accès des Internautes iraniens à des sites tels que Facebook, Twitter et YouTube. Mais beaucoup d’Internautes en Iran utilisent systématiquement des moyens techniques permettant de contourner ces blocage.

Au sein du régime iranien, plusieurs services de sécurité sont chargés du contrôle des contenus des pages web. Les personnes qui ne respecteraient pas les règles strictes imposées par le régime sont sévèrement sanctionnées par l’appareil judiciaire des mollahs.

L’année dernière, au moins 11 personnes ont été arrêtées par les pasdaran sur l’accusation d’avoir insulté Rouhollah Khomeini, le fondateur du régime des mollahs, dans des messages échangés via WhatsApp, Tango, Viber et Telegram.

Telegram – qui a commencé ses activités lancé en 2013 – est rapidement devenu la messagerie préférée des militants et des Internautes ordinaires en Iran, car elle est considérée comme étant plus sécurisée que ses rivaux.

 

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