jeudi, décembre 8, 2022
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Le régime iranien assiste à la conférence sur la Syrie : ce n’est ni moral, ni pragmatique

Le régime iranien assiste à la conférence sur la Syrie : ce n’est ni moral, ni pragmatique

Jeudi, le Chatham House à Londres accueillera un évènement intitulé « surmonter les défis régionaux au Moyen-Orient », mais, paradoxalement, le ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif, est invité à assister à cette conférence. Lord Maginnis de Drumglass a écrit : « encore pire, il est prévu qu’il s’exprime au parlement britannique plus tôt dans la journée. »

Lord Maginnis est un membre indépendant de la Chambre des Lords et un membre proéminent du comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran (BPCIF), www.iran-freedom.org.

Il est de l’avis que visiblement, cet évènement arrive juste après la visite d’Hassan Rohani à Rome et à Paris pour traiter d’affaire, et cela, après la mise en œuvre du plan global d’action conjoint.

Il est choqué que Londres puisse encourager la tendance d’apaisement envers le régime iranien. « Étant donné ce que nous connaissons l’impact qu’a eu Téhéran sur la crise syrienne, la dernière chose que nous devons faire est d’encourager une plus grande contribution ou même d’écouter ce que le régime iranien a à dire sur la crise alors qu’il en a été un contributeur. »

Il attire l’attention sur un renversement d’attitude envers le régime en disant « il n’y a pas si longtemps, le Royaume-Uni, les États-Unis et leurs alliés semblaient savoir ce qu’il fallait faire généralement. Il n’y a pas si longtemps, nous faisions pression pour la destitution du dictateur syrien, Bachar el-Assad. » Les dirigeants de Londres et Washington ont commencé à courtiser la participation de l’Iran. Ces derniers mois, il semble qu’ils aient renoncé à leur position morale.

Il regrette que l’intégration de délégués iraniens à la conférence sur la sécurité de Genève mène à la conclusion que le régime d’Assad serait autorisé à rester au pouvoir.

Ce n’est pas pragmatique du tout que l’influence iranienne soit tolérée. Le soutien complet de l’Iran à Bachar el-Assad a seulement mené à la guerre civile plus longue, plus sanglante, et une source d’instabilité qui affecte toute la région et maintenant l’Europe à travers la crise des réfugiés. « Les crimes d’Assad et le soutien de l’Iran aux milices chiites n’ont fait qu’intensifier le conflit sectaire. De plus, c’est aussi pour cette raison que Daesh a réussi aussi bien à répandre sa propagande chez les sunnites qui vivent dans l’ombre de Téhéran. »

L’Occident contribuera seulement au ressentiment de plus en plus fort des sunnites qui sont marginalisés au sein de la sphère d’influence iranienne et à leur radicalisation par Daesh. La visite de Rohani en Italie et en France, et celle de Zarif au Royaume-Uni indique que les gouvernements européens ont encore besoin qu’on leur rappelle ces réalités.

Beaucoup de pays européens sont aveuglés par l’avidité du pétrole iranien et le désir de tisser des liens économiques avec le Moyen-Orient, peu importe la morale ou les coûts humains.

Sa visite à Paris a été accueillie par des milliers de manifestants, des soutiens de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI), la principale opposition iranienne et par des membres clés du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) menée par Maryam Radjavi. Elle cherchait à attirer l’attention sur l’active contribution du président iranien à la répression, à l’augmentation des exécutions et à l’emprisonnement des opposants politiques dans son pays durant ces trois dernières années.

Leur manifestation a renouvelé une recommandation des défenseurs des droits de l’Homme qu’ils avaient faits plusieurs fois ces derniers mois : faire revivre les relations avec la République islamique doit dépendre de plus qu’un petit changement marqué dans le plan global d’action conjoint.

Il conclut que par la reconnaissance de Rohani ou de Zarif ou de n’importe quel autre représentant du gouvernement clérical qui dirige l’Iran, les officiels occidentaux semblent insister sur le malentendu que ce seul accord représente une tendance vers la modération qui devrait avoir un impact positif sur la vie des Iraniens et l’avenir du Moyen-Orient en général. « Mais rien ne peut être plus éloigné de la vérité. »

Les abus en cours des droits de l’Homme, les intrusions régionales et la rhétorique anti-occidentale qui émanent de Téhéran montrent clairement que « l’Iran n’a pas plus sa place aujourd’hui dans les affaires mondiales que durant ces 37 dernières années, lorsque les intégristes islamiques ont pris le contrôle de la capitale et ont installé un gouvernement que cherche à exporter la révolte politique. »

 

SourceBusiness Insider UK

 

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