jeudi, décembre 1, 2022
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Le rapporteur spécial de l’ONU exhorte le régime iranien à libérer les prisonniers, alors que le coronavirus se propage

Le rapporteur spécial de l'ONU exhorte le régime iranien à libérer les prisonniers, alors que le coronavirus se propage

par Mansoureh Galestan

Alors que le coronavirus fait plus de 3 300 morts en Iran et se propage dans les prisons iraniennes, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, Javaid Rehman, a exhorté mardi le régime à libérer tous les prisonniers.

M. Rehman a déclaré mardi qu’il avait demandé au régime de libérer temporairement tous les prisonniers, estimant qu’il était « regrettable et dérangeant » que le régime continue de détenir des prisonniers politiques au milieu de l’épidémie de coronavirus.

Selon des rapports publiés par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI, Moudjahidin-e Khalq ou MEK), en raison de la dissimulation et de l’inaction du régime, le coronavirus s’est propagé dans plus de 149 villes, faisant plus de 3 300 morts. Les rapports de l’OMPI confirment également la propagation du COVID-19 dans les prisons iraniennes, le régime ne prenant pas les mesures préventives nécessaires.

À cet égard, interrogé sur le régime qui gère cette crise, le Rapporteur spécial des Nations Unies a déclaré: «À mon avis, l’État a fait trop peu et trop tard».

Rehman a également qualifié le rythme de propagation du virus en Iran de « très inquiétant » et a critiqué les mesures de confinement prises par les autorités.

Selon des informations publiées par l’ompi, à la prison de Vakilabad à Machhad, des prisonniers politiques ont été transférés dans un quartier abritant des détenus infectés par le virus.

Parvaneh Salahshuri, un député du régime, a admis mercredi: « Tous les prisonniers sont en danger en raison de l’épidémie généralisée de coronavirus en Iran … alors qu’en général, les conditions d’hygiène dans les prisons sont inacceptables. »

Le prisonnier politique Soheil Arabi, actuellement détenu dans le pénitencier du Grand Téhéran, a écrit une lettre depuis la prison, soulignant les menaces de coronavirus et des drogues posées aux personnes arrêtées lors des manifestations en Iran en novembre.

«Les personnes arrêtées en novembre 2019 sont détenues aujourd’hui aux côtés de condamnés greffés, de vendeurs de drogue, de cambrioleurs etc. En plus d’être harcelés par les vendeurs de drogue, ces jeunes hommes sont désormais en danger de contracter le coronavirus», a écrit M. Arabi.

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a réitéré: «En raison des conditions inhumaines des prisons, les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques, doivent être libérés immédiatement sans caution ni conditions, sinon le Coronavirus va provoquer une catastrophe humanitaire dans les prisons. « 

Mme Radjavi a également mis en garde contre la détérioration du sort des compatriotes sunnites dans des régions telles que Gonbad-Kavus (nord-est de l’Iran). «Les habitants sunnites de la ville, dont 500 villages, sont doublement victimes. Ils souffrent du manque d’installations médicales et d’hygiène. Des dizaines d’entre eux ont déjà perdu la vie. L’Organisation mondiale de la santé doit donc en particulier aider ces personnes défavorisées car le régime ne fera rien pour elles », a-t-elle ajouté.

 

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