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Le prisonnier politique « Arjang Davoodi » écrit une lettre au Commissaire des droits de l’Homme des Nations Unies

Le prisonnier politique « Arjang Davoodi » écrit une lettre au Commissaire des droits de l’Homme des Nations Unies

CNRI – Son excellence, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-commissaire des droits de l’Homme de l’ONU – Genève, Je vous transmets mes salutations

En tant que personne laïque qui croit en la démocratie et les gouvernements non religieux, j’ai été arrêté en 2003 pour avoir fondé le mouvement de liberté Iranien. À la suite de plusieurs mois d’emprisonnement en isolement et après avoir subi une torture physique et mentale, j’ai été condamné à dix ans de prison lors d’un procès qui n’a duré que quelques minutes devant la branche 26 de la Cour d’injuste révolutionnaire.

À cause du soutien indéfectible du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui m’a défendu, moi et ma famille, contre le régime barbare au pouvoir pendant que j’étais dans la prison centrale de Bandar Abbas en 2004, j’ai été condamné par contumace à mort par la Cour révolutionnaire d’injustice pour « activités pour faire avancer les objectifs de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI/MEK) ». Cependant, dû aux fortes réactions des communautés des droits de l’Homme, cette sentence cruelle a été réduite à 5 ans d’emprisonnement dans la prison de Zabol (dans le sud de la ville).

Le 22 septembre 2016, on m’a envoyé depuis la prison de Rajaee Shahr à celle de Zabol alors que je portais les mêmes vêtements et avec l’interdiction d’amener mes autres vêtements et effets personnels.

Son excellence M. Zeid Ra’ad Al Hussein

Zabol se trouve dans une zone très chaude où l’air est pollué à cause des tempêtes de sable continues. La seule prison dans cette petite ville, qui accueille plus de 1000 prisonniers, manque d’eau potable, sans parler d’accès sanitaire ou médical ou…

Je demande par la présente d’envoyer une délégation de militants des droits de l’Homme pour visiter les prisons en Iran, notamment celles éloignées de la capitale, en portant une attention particulière à la prison centrale de Zabol, la prison la plus délabrée du monde.

Avec tous mes respects,

Arjang Davoodi, prisonnier politique dans la prison centrale de Zabol, le 27 septembre 2016