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Le président iranien en France: François Hollande lui parlera-t-il de ce jeune condamné à mort ?-AI

Le président iranien en France: François Hollande lui parlera-t-il de ce jeune condamné à mort ?-AI

Dans son communique de paresse a l’occasion de la venue du président du régime iranien en France , Amnesty International soulève cette question si, François Hollande, Le président français lui parlera-t-il les violations flagrantes des droits de l’Homme et du terrible sort des centaines des prisonniers qui sont en attente dans le couloir de la mort dans ce pays, entre autre « Saman Naseem ,condamné à mort en avril 2013 à l’issue d’un procès manifestement inéquitable basé sur des « aveux » obtenus sous la contrainte.

Pendant 97 jours, il a été torturé puis a été contraint de signer une déclaration où il reconnaissait avoir tiré sur un gardien de la Révolution. Il  avait alors 17 ans:

A l’occasion de la venue du président iranien Hassan Rohani du 16 au 18 novembre prochain, Amnesty International France (AIF) interpelle François Hollande par courrier et sur twitter afin qu’il évoque la situation des droits humains en Iran lors de leur rencontre. 

Champion du monde des exécutions, derrière la Chine

Au moins 873 exécutions ont eu lieu en Iran cette année, pour des motifs principalement liés au trafic de drogue. Le pays bat son propre record d’année en année : 743 en 2014, 704 en 2013, 544 en 2012.

Un des rares pays à exécuter des mineurs

L’Iran est également l’un des rares pays à procéder à l’exécution de condamnés, mineurs au moment des faits. AIF défend le cas représentatif de Saman Naseem, condamné à mort pour des faits commis alors qu’il avait 17 ans, sur le fondement d’aveux extorqués sous la torture.

AIF suggère également d’évoquer :

Les restrictions à la liberté d’expression et la répression des défenseurs des droits humains. Les nouvelles dispositions du Code pénal adopté en mai 2013 légalisent en effet la répression de toute voix dissidente.

Le refus d’accès aux soins pour les détenus. Dans des prisons surpeuplées, les détenus n’ont souvent pas accès aux soins et ne peuvent bénéficier de libérations pour raisons médicales pourtant prévues par le règlement pénitentiaire iranien.

La question des procès inéquitables. De nombreux prisonniers d’opinion sont condamnés à l’issue de procès expéditifs et inéquitables. Le droit à la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable et dans un délai raisonnable sont fréquemment bafoués.

La discrimination à l’encontre des minorités ethniques et religieuses. Les membres de ces groupes sont victimes de détention arbitraire, de procès non-équitables ou de mesures d’incarcération prolongée.