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Le massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988, doit être reconnu comme un crime contre l’humanité

Comité belge des parlementaires pour un Iran démocratique – 24 août 2013

Les exécutions sommaires de milliers de prisonniers politiques de l’été 1988 en Iran constituent un des pires crimes de l’histoire contemporaine, mais restent relativement inconnues en Occident.

D’août à septembre 1988, des milliers de prisonniers politiques, surtout de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), ont été exécutés dans diverses prisons à travers l’Iran, à la suite de la fatwa de l’ayatollah Khomeiny.

On demandait simplement à chaque détenu s’il était prêt à dénoncer l’OMPI. Ceux qui ont répondu non ont été envoyés à la potence immédiatement. Amnesty International et d’autres organisations ont fait des rapports détaillés sur la cruauté de ces massacres. Le nombre exact et les détails des exécutions, leurs lieux et les charniers sont encore inconnus. La plupart des victimes ont été enterrés dans des tombes anonymes au cimetière de Khavaran à Téhéran.

Vingt-cinq ans après ce crime horrible aucun organisme indépendant n’a pu enquêter sur cette tuerie.

La plupart des personnes impliquées dans ce crime sont encore en vie et occupent des postes élevés dans le régime iranien. Mostafa Pour-Mohammadi, l’un des trois membres du «comité de la mort » qui a ordonné et mené toutes ces exécutions, a été nommé nouveau ministre de la Justice par le Président soi-disant «modéré» Hassan Rohani.

Il est temps à présent pour la communauté internationale de traduire ces criminels devant les tribunaux internationaux.

Nous appelons le Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et le Rapporteur spécial sur les violations des droits humains en Iran, à former une mission spéciale afin d’enquêter sur ce massacre et d’envoyer le dossier de ce crime au Conseil de sécurité de l’ONU.

Nous appelons les défenseurs des droits de l’homme et des juristes internationaux à se joindre à notre appel à la formation d’un tribunal pour enquêter et traduire les auteurs de ce crime devant la justice. Le massacre en 1988 des prisonniers politiques en Iran doit être reconnu comme un crime contre l’humanité par les Nations Unies.

Le sénateur Dirk Claes

Président du Comité belge des parlementaires pour un Iran démocratique

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