Dans sa politique affichée de rendre la vie intenable pour les réfugiés du camp Liberty, membres de l’opposition principale iranienne l’OMPI, le gouvernement irakien continue d’empêcher la fourniture du minimum d’équipement de sécurité dans le camp, malgré trois attaques à la roquette. La dernière remonte au 15 juin. Ces attaques ont fait 10 morts et 170 blessés.
Les habitants et leurs représentants ont fait part de ces moyens en 7 points dans des centaines de lettres, de rencontres et de contacts au gouvernement irakien, américain, à l’Union européenne et à l’ONU. il s’agit de ramener les 17.500 murs en T de protection des baraquements, le transfert d’Achraf à Liberty des casques et des gilets de protection et d’un minimum d’équipements médicaux, la permission de construire à Liberty, étendre la superficie de ce camp, mettre des toits de deux couches d’épaisseur sur les baraquements, et laisser entrer des abris individuels de 2mX2m.
Jusqu’à présent, le gouvernement irakien n’a accepté aucune de ces demandes.
Le gouvernement irakien empêche aussi l’entrée de sacs de sable, de pelles et de pioches pour creuser les abris et bloque à l’entrée du camp les sacs de sable achetés par les habitants.
Le mollah Moslehi, ministre du Renseignement d’Ahmadinejad, lors de son voyage en Irak en avril, avait écrit dans son rapport à Khamenei, que Maliki et son conseiller Falah Fayaz lui avait assuré qu’ils s’opposeraient au retour des murs en T, de l’extension de la superficie et de la construction et de l’entrée de sacs de sable.
Outre les attaques directes sur Liberty, les baraquements ne cessent de trembler en raison des explosions permanentes dans le secteur de Liberty. Desormais, il est devenu évident que Liberty, est un secteur dangereux : ces six dernières années, ce camp a été bombardé 25 fois et le transfert des Achrafiens dans un tel emplacement est une violation des règlements du HCR.
La Résistance iranienne appelle une fois de plus de gouvernement américain et l’ONU, responsables directs de la sécurité des habitants de Liberty, à convaincre le gouvernement irakien de ramener d’urgence tous les habitants à Achraf et à leur fournir un minimum d’équipement de sécurité à Liberty pour empêcher une autre catastrophe humanitaire.

