mardi, décembre 6, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafLe gouvernement irakien doit libérer les 7 otages d’Achraf – Députée belge

Le gouvernement irakien doit libérer les 7 otages d’Achraf – Députée belge

CNRI – Tout d’abord je tiens à exprimer ma solidarité et celle de beaucoup de mes collègues au Parlement belge avec votre mouvement. Mme Radjavi, nous sommes convaincus que la Résistance iranienne sous votre direction, dotée d’un programme laïque et avec son attachement à la démocratie est la meilleure alternative au régime religieux au pouvoir en Iran », a déclaré Els Demol, député belge le 20 septembre à Genève.

Elle s’exprimait dans une conférence internationale pour condamner le massacre de 52 réfugiés iraniens à Achraf le 1er septembre par les forces irakiennes, et demander la libération de 7 autres pris en otages par les mêmes forces. Elle était entourée notamment de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Josè-Luis Rodriguez Zapatero, ancien premier minsitre espagnol, et Giulio Terzi, ancien ministre des Affaires étrangères italiens.
Voici les moments forts de son intervention :
Cette année marque le 26ème anniversaire de l’exécution de 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988 en Iran. La plupart d’entre eux étaient également membres de l’OMPI. Les victimes de ces exécutions ont été enterrées dans des tombes anonymes disséminées en Iran. Cependant, beaucoup d’entre eux ont été enterrés dans le cimetière Khavaran à Téhéran. Et même aujourd’hui, les familles de ces victimes cherchent à l’intérieur et autour du cimetière ne sachant pas où leurs proches ont été enterrés. Il semble que l’OMPI est destiné à payer un prix très lourd pour la liberté en Iran.

Ce qui est arrivé à Achraf il y a 20 jours, est un autre exemple tragique. Je me suis senti bouleversé et en colère quand j’ai appris l’attaque du camp d’Achraf. Je sais que beaucoup de ces victimes étaient des membres importants de l’OMPI. Certains d’entre eux ont même été prisonniers politiques sous le régime du chah.

Chers amis, je partage votre douleur, mais je suis également convaincue que vous vous sentez très fiers de vos frères et sœurs, les 52 que l’on voit là, en raison de leur résistance et de leur combat pour la liberté et un Iran démocratique.

Et puis, chaque fois que je rencontre Mme Radjavi, l’envie me prend de dire quelque chose sur les femmes d’Iran. J’admire leur résilience et j’admire leur courage. Aujourd’hui, je dois dire que j’ai été très attristée d’apprendre le décès de Mme Zohreh Ghaemi qui était la secrétaire général adjointe de l’OMPI. Elle avait été une prisonnière politique pendant 5 ans avant d’aller à Achraf et était la directrice du Camp d’Achraf au cours des onze derniers mois. Des femmes comme Zohreh resteront toujours dans nos mémoires et c’est uniquement l’opposition iranienne qui permet aux femmes compétentes comme Zohreh d’assumer de lourdes responsabilités.

Chers amis, le massacre et les exécutions de 52 réfugiés sans défense montrent clairement que les mollahs voient l’OMPI comme la seule véritable alternative à leur régime, c’est pourquoi ils veulent vous détruire et vous exterminer. Mais l’histoire montre que les mollahs vont échouer. C’est juste une question de temps avant qu’ils ne soient renversés.

Nos gouvernements occidentaux ne doivent pas se laisser berner par les manœuvres politiques du régime et son nouveau président Hassan Rohani. C’est juste le nouveau visage d’une vieille dictature pourrie. Il suit l’objectif de son prédécesseur.

Mardi dernier, à la commission des Affaires étrangères de notre parlement, j’ai interrogé notre ministre des Affaires étrangères sur les événements du camp d’Achraf. Il a répondu que l’ONU menait sa propre enquête sur le massacre mais qu’il partage l’opinion que le résultat doit être rendu public.

Je demande que notre principale préoccupation du moment soit la libération immédiate, bien sûr, et la santé des sept otages d’Achraf. Le gouvernement irakien doit les libérer et les transférer au camp Liberty où le reste de leurs frères et sœurs résident actuellement.

Je tiens à exprimer ma solidarité avec les familles et amis de ces otages qui sont en grève de la faim pour leur libération au Camp Liberty et partout ailleurs dans le monde. Nous devons nous assurer que nous serions en mesure de protéger les 3000 personnes qui résident dans le Camp Liberty. Donc, ces murs de protection doivent y être retournés à Liberty.

Pour conclure, je dirai que le gouvernement irakien doit cesser de jouer avec la communauté internationale. Et s’il continue à harceler et faire du mal aux réfugiés, l’UE doit reconsidérer ses relations diplomatiques et commerciales avec ce régime.

 

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe