vendredi, janvier 27, 2023
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L’enquête honteuse du pouvoir irakien sur le massacre d’Achraf vise à tromper la communauté internationale, à laver le sang des mains de Maliki et à préparer d’autres carnages

Massacre à Achraf – N°65

La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général de l’ONU et la Haut-commissaire aux droits de l’homme à mener une enquête sur le massacre du 1er septembre. Elle appelle aussi les USA à soumettre ce crime à la Cour pénal internationale (CPI) par le biais du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le 25 septembre un groupe de trois individus s’est rendu à Liberty, de la part du général irakien Jamil Chemmari, chef de la police de Diyala qui a dirigé le massacre et les exécutions collectives à Achraf le 1er septembre, pour enquêter sur l’attaque et interroger certains des 42 témoins oculaires de ce crime contre l’humanité, transférés d’Achraf à Liberty. Le groupe était composé du :
• Colonel Abdul-Amir al-Chemmari, adjoint de Jamil Chemmari, lui-même un des auteurs du massacre du 1er septembre.
• Le général Khalis al-Tamimi de la police de Baquba, un des adjoints de Jamil al-Chemmari, également impliqué dans le massacre du 1er septembre.
• Le lieutenant-colonel Omar, chargé des affaires légales à la police de Diyala, qui est allé à Liberty comme interrogateur pour mener la soi-disant enquête.

Alors que nulle part au monde le suspect du crime ne peut jouer le moindre rôle dans une enquête sur le dit crime, le fait que le gouvernement irakien se charge des investigations sur le massacre du 1er septembre – dans lequel ses plus hautes autorités sont impliquées – revient à se moquer de la justice et de l’impartialité et il faut que cela soit fermement rejeté par les USA et l’ONU. L’objectif de cette farce par le pouvoir irakien et ceux qui ont directement trempé dans ce crime, alors que les sept otages d’Achraf n’ont pas été libérés, est de laver les mains tachées de sang de Maliki et de préparer la voie à d’autres carnages.

Les avocats des habitants de Liberty ont unanimement dénoncé cette enquête illégale, soulignant qu’elle doit être menée par le Secrétaire général de l’ONU, le Haut-commissaire aux droits de l’homme et/ou le Conseil de sécurité. Malgré tout, pour éviter toute excuse et allégation de manque de coopération, un des témoins du massacre d’Achraf, a déposé pendant 4 heures et demie son témoignage sur les scènes du massacre et des exécutions collectives des habitants par les forces irakiennes. Il est intéressant de noter que dans cette soi-disant enquête, lorsque les habitants parlent du rôle des officiers de police ou des autorités irakiennes dans ce massacre, le groupe de soi-disant inspecteurs avertit que personne n’a le droit de soulever de telles allégations contre des autorités gouvernementales ou la police !

La communauté internationale indignée et révoltée par ce grand crime contre l’humanité à Achraf, les semaines passées n’a pas cessé d’appeler à une enquête indépendante et transparente.

A cet effet, le porte-parole du département d’Etat américain et l’ambassade des Etats-Unis, dans des communiqués séparés le 1er septembre ont déclaré : « Nous apportons notre soutien aux efforts de l’ONU pour mener sa propre évaluation de la situation et appelons le gouvernement irakien à soutenir pleinement ces efforts. Nous appuyons l’appel de la MANUI à une enquête détaillée et indépendante dans cet événement tragique et terrible. Ceux qui seront trouvés responsables devront pleinement en rendre des comptes. »

Le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada dans leur communiqué commun du 1er septembre écrivaient : « Le Canada condamne l’attaque perpétrée dans un camp abritant des exilés iraniens, au nord-est de Bagdad, et qui a fait plusieurs morts (…) Le Canada exhorte les autorités iraquiennes à traduire les coupables en justice.»

Amnesty International a déclaré le 2 septembre : « Les autorités doivent veiller à ce qu’une enquête sur les violences d’hier soit menée dans les meilleurs délais et qu’elle soit indépendante, transparente et pleinement conforme aux normes internationales.» Dans une Action urgente du 11 septembre, Amnesty écrit : « Amnesty International condamne l’homicide des 52 habitants du camp et réclame une enquête indépendante et impartiale sur cet événement. »

La Haute représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et les Affaires de sécurité, Catherine Ashton a déclaré dans un communiqué le 2 septembre : « Je condamne dans les termes les plus vifs la tuerie qui a eu lieu au camp d’Achraf hier (…) Les circonstances dans lesquelles cet incident brutal s’est produit doivent être élucidées et les personnes reconnues coupables tenues pleinement responsables (…) L’UE s’est engagée pour une résolution pacifique de la question du camp d’Achraf et je soutiens pleinement la décision de la MANUI de mener, sous son mandat humanitaire, une évaluation indépendante et transparente de cet événement tragique. J’appelle toutes les parties et le gouvernement de l’Irak tout particulièrement à faciliter les efforts d’enquête de la Mission de l’ONU. »

Le ministère des Affaires étrangère espagnol le 4 septembre a annoncé : « l’Espagne espère que les autorités irakiennes et la MANUI lanceront une enquête pour traduire les auteurs de ces actes en justice. »

Beth Jones, secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient, écrivait le 6 septembre à Mme Radjavi : « Nous soutenons la MANUI et ses efforts pour mener une enquête indépendante sur ce terrible incident (…) Nous avons demandé au gouvernement irakien de soutenir pleinement ces efforts. »

Dans un communiqué le 10 septembre, le groupe libéral-démocrate du Parlement européen « condamne vigoureusement le massacre de 52 résidents du camp d’Achraf par les forces irakiennes du Premier Ministre Nouri al-Maliki. Les violences à l’encontre de la population civile sont un crime contre l’humanité (…) Il faut que les Nations Unies diligentent une mission d’enquête au plus vite afin de faire toute la lumière sur ce « crime contre l’humanité” et demandent que les responsables soient traduits devant la Cour pénale internationale de La Haye »

Le groupe du PPE, le plus grand parti du Parlement européen, appelait le 10 septembre « les dirigeants européens, l’ONU et le gouvernement américain à demander une enquête approfondie sur cette atrocité et à demander au gouvernement irakien la libération en toute sureté des otages. »

Un groupe d’éminents députés socio-démocrates du Parlement européen écrivait le 11 septembre : « Une enquête indépendante doit être menée par l’ONU sur ce massacre et ses responsables poursuivis. »

Le 11 septembre, 35 personnalités éminentes américaines, dont dix généraux, cinq officiers ayant eu la charge de la protection d’Achraf, d’anciens présidents du Congrès et candidats à la présidentielle, d’anciens ministres et ambassadeurs, dans une lettre ouverte au secrétaire d’Etat américain ont écrit : « Demander au gouvernement qui a commis ces atrocités de mener une enquête impartiale et d’en rendre publics les résultats est absolument ridicule. Le Premier ministre Maliki ignore simplement les demandes et prend la faiblesse des réponses de l’ONU et des USA comme un feu vert pour commettre d’autres atrocités. L’histoire de ce génocide sponsorisé par les Irakiens et tous les faits que nous connaissons confirment que d’autres massacres sont imminents. »

Robert Menendez, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain écrivait le 23 septembre à Maliki : « La MANUI mène une enquête sur les attaques. Je vous appelle à collaborer pleinement à ces efforts et je vous demande d’agir de manière décisive pour que les auteurs de cet acte sauvage soient traduits au plus vite en justice. »

Cette mise en scène policière sous le nom d’enquête se déroule alors que Mme Radjavi déclarait le 19 novembre au siège de l’ONU à Genève dans une conférence : « Il existe des heures de film de l’assaut des forces de Maliki et des agents du régime à Achraf qui ont été prises par des téléphones portables et des cameras. J’ai parlé personnellement au téléphone avec les témoins. Les cameras de ceux qui ont été arrêtés et puis exécutés les mains liés ont été confisquées. Une de nos demandes, c’est que le gouvernement irakien nous rende les portables et les cameras confisqués. »

La Résistance iranienne condamne cette fausse enquête et appelle le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et la Haut commissaire Navi Pillay à assumer la responsabilité de l’enquête sur le massacre et les exécutions collectives du 1er septembre. La Résistance iranienne appelle aussi le gouvernement américain, qui a assumé la responsabilité de la sécurité des habitants, de renvoyer ce grave crime contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) par le biais du Conseil de Sécurité.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 septembre 2013

 

 

 

 

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