mercredi, février 1, 2023
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Le commandant terroriste derrière l’expansion de l’Iran au Moyen-Orient s’ingère maintenant en Irak

Le commandant terroriste derrière l'expansion de l'Iran au Moyen-Orient s’ingère maintenant en Irak

Un communiqué de presse publié le 24 octobre 2017par Struan Stevenson*, président de l’Association Européenne pour la liberté en Irak (EIFA), alerte sur les politiques de déstabilisation des Gardiens de la révolution du régime iranien en Irak :

« L’ingérence du commandant terroriste iranien, Qasem Soleimani, dans les affaires intérieures de l’Irak a atteint des proportions scandaleuses qui devraient sonner l’alarme en Occident.

Il apparaît maintenant que le général qui commande la Force terroriste Qods, responsable des opérations à l’étranger des Gardiens de la révolution (pasdaran), a orchestré l’occupation de la ville pétrolifère de Kirkouk et de nombreuses autres régions kurdes du nord de l’Irak. Kirkouk et d’autres zones disputées à la frontière du Kurdistan étaient détenues par les Kurdes irakiens depuis deux ans après que la force militaire kurde des Peshmergas a réussi à expulser Daech. Les américains ont récemment indexé les pasdaran comme une organisation terroriste internationale ; la Force Qods des pasdaran figure sur les listes noires des entités terroristes depuis des années.

Le gouvernement fédéral irakien était sous le choc de la prise de Kirkouk par les Kurdes. Il y avait également des tensions et des divisions pernicieuses qui régnaient à l’intérieur même du Kurdistan, avec d’un côté l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani. Il semble maintenant que certains des dirigeants de l’UPK, proches alliés du régime iranien, aient rencontré Qasem Soleimani dans la ville de Sulaimania la veille du jour où le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a ordonné aux forces militaires irakiennes et aux milices pro-iraniennes, telles que Hachd al-Shaabi, de réoccuper Kirkouk. Barzani, son parti et de nombreux dirigeants et partis kurdes ont accusé des dirigeants de l’UPK d’avoir trahi Kirkouk et les martyrs qui sont morts en sauvant la ville de l’emprise de Daech. Beaucoup de hauts responsables de l’UPK et des membres des Peshmergas ont condamné ces dirigeants qui les ont trahis.

Le général Qasem Soleimani avait émis des avertissements répétés à Barzani pour retirer les Peshmergas de Kirkouk, au risque de faire face à une offensive féroce du gouvernement irakien. Le fait qu’un général iranien puisse s’ingérer de façon aussi flagrante dans les affaires intérieures d’un pays voisin a servi à dénoncer le contrôle pervers et malveillant exercé actuellement par le régime théocratique sur l’Irak. Il s’est avéré que Soleimani avait visité le Kurdistan au moins trois fois ce mois-ci, disant à la direction de l’UPK que ses milices chiites, pro-iraniennes et brutales, conduiraient toute la population kurde dans les montagnes si elles ignoraient son conseil d’abandonner Kirkouk.

Ce n’étaient pas des menaces vides de la part d’un commandant terroriste, avec une réputation comme celle de Soleimani. Le général iranien a personnellement supervisé certaines des pires atrocités commises en Syrie, où plus de 70 000 jeunes réfugiés, afghans pour la plupart, ont été envoyés par le régime des mollahs pour soutenir Bachar el-Assad dans sa guerre civile sanglante. Soleimani a également conseillé les rebelles Houthis au Yémen et le groupe terroriste Hezbollah au Liban. Mais ses premiers efforts ont été dirigés contre la population sunnite de l’Irak, où des milices impitoyables sous son commandement ont mené une campagne génocidaire de purge ethnique à Falloujah, Ramadi et Mossoul.

Telle est l’influence croissante de Soleimani en tant que pilier essentiel de la politique expansionniste et agressive du régime des mollahs au Moyen-Orient, qu’il rapporte désormais directement au Guide Suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, supplantant le Président iranien, Hassan Rouhani. Le président irakien, Haider al-Abadi, est maintenant comme un lapin pris au piège du régime des mollahs, assistant de manière impuissante, puisque le commandement des forces armées irakiennes est presque entièrement cédé au régime théocratique.

Maintenant, avec la réoccupation de Kirkouk orchestrée et commandée par Soleimani, il semble que l’Iran ait conclu un accord avec des éléments de l’UPK pour défendre leurs intérêts au Kurdistan irakien. Cela va inévitablement semer de nouvelles graines de conflit dans une région déjà déchirée par les tensions et les divisions. Mais le Kurdistan est un terrain fertile pour Qasem Soleimani. Fomenter le conflit civil a été sa stratégie de base en Syrie, au Yémen, au Liban et en Irak. Les mollahs sont devenus des experts en marchant sur les cadavres de dizaines de milliers de personnes pour planter le drapeau du régime des mollahs dans des régions de plus en plus larges du Moyen-Orient.

Il est peut-être significatif que quelques jours seulement après que les pasdaran ont été désignés comme une organisation terroriste internationale par le Département du Trésor américain, créant d’énormes problèmes au régime des mollahs au sein duquel les Gardiens de la révolution (pasdaran) contrôlent plus de 70% de l’économie, Soleimani ait fait une tentative pour orchestrer la réoccupation de Kirkouk. Sa démonstration de force à Kirkouk représente une provocation pure et simple envers les américains, qui doivent maintenant prouver au monde entier que Soleimani et sa force terroriste ne peuvent être autorisés à renverser l’Etat de droit. »

* Struan Stevenson, président de l’Association européenne pour la liberté en Irak (EIFA), a été membre du Parlement européen entre 1999 et 2014 et a présidé la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak de 2009 à 2014.

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