mercredi, décembre 7, 2022
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Le chef des pasdaran reconnait la situation de crise du régime en Iran

Jafari le commandant en chef des pasdaran du régime iranien qui intervenait le 19 février devant une foule de miliciens du Bassidj à Téhéran, s’est livré à des réflexions sans précédent sur le manque de crédibilité de Khamenei et de ses autorités au sein de la dictature et sur l’aversion générale vis-à-vis du corps des gardiens de la révolution. « Aujourd’hui dans tout le pays, nous sommes en retrait des déclarations du guide suprême (…) Notre pays est en crise et confronté à une crise (…) Il faut un changement dans tous les dispositifs du pays (…) le système qui gère le pays a réformé certaines institutions révolutionnaires et les a anéanties et s’en est pris aussi aux pasdaran mais les gardiens de la révolution lui ont opposé de la résistance. »

Face à la perte de pouvoir de Khamenei et à son manque de crédibilité parmi les commandants des gardiens de la révolution et la désaffection de ces derniers, il a déclaré : « Ce qui fait le fondement d’un révolutionnaire, c’est d’écouter les paroles du guide suprême, mais notre problème avec beaucoup d’anciens révolutionnaires, c’est qu’ils ne sont pas restés révolutionnaires. »

Il a ensuite fait allusion à l’aversion que suscite dans la population en Iran le régime du guide suprême : « la situation de la révolution islamique est meilleure à l’étranger que dans le pays (…) La polémique qui a éclaté dans la rue en 2009 portait sur la révolution islamique. »

Jafari qui s’adressait à des miliciens des universités, a dit clairement que c’est l’ampleur de la crise économique qui a contraint le régime à s’asseoir à la table des négociations nucléaires et qu’il guette l’occasion de pouvoir s’en écarter. « Le gouvernement, a-t-il expliqué, avec sa flexibilité héroïque et sa préservation des principes est entré dans les négociations.  Soit cela va réduire la pression des sanctions, soit les autorités vont perdre tout espoir vis-à-vis de l’étranger et vont se concentrer sur les capacités internes du pays. Quel que soit le résultat, ce sera positif. Certes, cela dépendra du fait que personne ne dépasse les lignes rouges, et ça bien sûr, le guide ne le permettra pas (…) En raison du moment critique et de la nécessité de faire avancer les négociations pour ne donner aucun prétexte à qui que ce soit, il faut se taire pour l’instant et avaler le morceau, parce que c’est une tâche  très difficiles et que son but essentiel est de réduire la pression économique qui pèse sur la population, ce qui est très important. C’est pour cela qu’il faut avancer avec attention. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 février 2014

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