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Le CFID soutient l’appel de Mme Radjavi à une campagne internationale en faveur du soulèvement

Réunion du CFID à Auvers-sur-OiseCNRI – Le Comité français pour un Iran Démocratique (CFID) s’est réuni près de Paris, à Auvers-sur-Oise pour soutenir l'appel de Maryam Radjavi à une campagne internationale en faveur du soulèvement populaire en Iran et la libération des prisonniers politiques. La Présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), assistait à cette rencontre, aux côtés du sénateur Jean-Pierre Michel, Président CFID, Alain Vivien, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, et Francois Colcombet, magistrat.

Réunion du CFID à Auvers-sur-OiseCNRI – Le Comité français pour un Iran Démocratique (FCDI) s’est réuni près de Paris, à Auvers-sur-Oise pour soutenir l'appel de Maryam Radjavi à une campagne internationale en faveur du soulèvement populaire en Iran et la libération des prisonniers politiques. La Présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), assistait à cette rencontre, aux côtés du sénateur Jean-Pierre Michel, Président CFID, Alain Vivien, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, et Francois Colcombet, magistrat.

Dans son intervention, Mme Radjavi a souligné que la crise irréversible qui touche la dictature religieuse face au soulèvement populaire pour la liberté, a conduit à une nouvelle phase de développement de la résistance en Iran. Malgré la répression impitoyable, le régime ne peut ni contenir les protestations, ni parer à sa vulnérabilité et son instabilité. Les protestations quotidiennes de la jeunesse, des étudiants et de la population en général, avec leurs cris la nuit de « Dieu est grand – Mort au dictateur » se poursuivent dans l’ensemble du pays.

Mme Radjavi a dénoncé les crimes choquants du régime qui reflètent sa crainte. Elle a souligné la nécessité d’adopter des mesures de soutien internationales comme l’envoi d’une délégation internationale pour enquêter sur les disparus et la situation des détenus. Elle a appelé à la rupture des relations économiques et politiques avec ce régime. 

La dictature religieuse essaye d’obtenir des prisonniers et des membres de la faction opposée des aveux télévisés par des tortures physiques et psychologiques cruelles, a-t-elle dénoncé. Elle a ajouté que les mollahs ont formé un comité tripartite pour régler les dossiers de milliers de personnes arrêtées ces dernières semaines. Deux responsables de ce comité ont fait massacrer 30.000 prisonniers politiques en 1988.

La Présidente-élue du CNRI a appelé « tous les partis et dirigeants politiques, parlementaires, juristes et avocats, intellectuels, écrivains et artistes, syndicats ouvriers et étudiants, organisations et personnalités de défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression dans divers pays, à soutenir le soulèvement populaire iranien et utiliser tous les moyens possibles pour faire libérer les prisonniers et déclarer leur solidarité avec les familles des victimes et les personnes arrêtées lors des protestations ».

Le sénateur Michel, qui préside le CFID, a dit avoir été interpellé et bouleversé par ce qui se passe en Iran et qu’il était venu trouver un éclairage sur ces événements. Il s’est dit choqué par le nombre élevé de victimes. Il se tient aux côtés des familles et de ceux qui se rassemblent devant des prisons pour connaître le sort de leurs proches.

Qualifiant la répression des mollahs comme féroce et brutale, il a ajouté que le CFID apportait un soutien sans faille aux Iraniens. Le comité appelle aussi la communauté internationale à lancer un ferme avertissement à Téhéran. Il a émis le vœu que les pays démocratiques entendent l’appel de ce peuple pour qu’il sache que le monde le soutient. Il a conclu en espérant que les Iraniens finiront par obtenir le gouvernement qu'ils méritent.

Alain Vivien a déclaré pour sa part qu’ils étaient venus exprimer sa solidarité. Pour lui, le courage et la détermination des Iraniens ont inspiré le monde car ils luttent pour leur liberté avec tout ce qu’ils ont à leur disposition. Les Français, a-t-il ajouté, rejettent les dictatures partout dans le monde qui répriment leurs citoyens. Il a assuré à Mme Radjavi qu’en réponse à son appel, il allait faire son possible pour développer le soutien aux victimes de la répression. Il a fait part de son espoir de voir la dictature iranienne s'effondrer et fleurir la démocratie.

François Colcombet, a estimé que les événements en Iran n’allaient pas sans rappeler l’histoire même des Français qui par expérience savent que la démocratie est le fruit d’une longue lutte. Il a tenu à exprimer sa solidarité avec le peuple insurgé. A ses yeux les Occidentaux doivent exercer des pressions sur ce régime pour l'isoler. Il s’agit d’une dictature absolue qui ne cesse de violer les droits de l'homme. La seule option appropriée pour l'Occident est d’exiger la tenue d'élections libres en Iran sous la supervision de la communauté internationale. Pour lui, la France devrait agir dans ce sens.

Le représentant du CNRI en France, le Dr. Saleh Radjavi, a constaté que plus personne ne peut ignorer les événements en Iran ni la terrible répression qui s’abat sur la population. Initiée il y a presque trente ans, elle atteint aujourd'hui son apogée. Il s’est dit confiant que la communauté internationale et les démocrates en Europe et en France soutiendraient ce soulèvement contre le fascisme religieux en Iran.

Mme Radjavi a rendu hommage au CFID pour ses prises de positions et ses activités aux côtés du peuple iranien. Ses interlocuteurs se sont engagés à faire tout ce qui sera en leur pouvoir en France et sur le plan international pour soutenir ce soulèvement pour la liberté.