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Le CFID met en garde sur les risques de l’installation du premier groupe de résidents d’Achraf au camp Libertyavant que les garanties minimales y soient assurées

Communiqué
Paris – le 17 février 2012

Le CFID  met en garde sur les risques de l’installation du premier groupe de résidents d’Achraf au camp Libertyavant que les garanties minimales y soient assurées
Le Comité Français pour un Iran Démocratique regroupant des parlementaires, personnalités et autres démocrates français de différents courants politiques se déclare profondément préoccupé par les développements de la situation ces derniers jours au camp Achraf en Irak qui abrite près de 3400 membres de l’opposition principale iranienne, les Modjahedine du Peuple d’Iran (OMPI).

Nous sommes surpris d’apprendre que suite à de longues négociations à Paris et à Achraf entre les principaux protagonistes à savoir l’ONU, les autorités irakiennes, les représentants des résidents d’Achraf et du CNRI, la Présidente élu du CNRI, Mme Maryam Radjavi a entrepris une démarche courageuse de convaincre 400 résidents d’Achraf de se déplacer vers le camp Liberty près de Bagdad, entamant ainsi une étape intermédiaire pour permettre le processus du HCR et le transfert final des Achrafiens vers des pays tiers.
Il s’agit d’une décision très sensible sachant que les garanties minimales exigées pour que  les conditions du camp Liberty soient conformes aux normes internationaux ne sont pas encore assuré. Les risques d’une nouvelle catastrophe humanitaire à Achraf ne sont pas à écarter.
Bien que le Secrétaire général de l’ONU ait souligné hier que le « le gouvernement irakien détient la responsabilité principale pour la sécurité et l’intégrité des habitants du camp » et que le porte parole de Mme Ashtone ait déclaré aujourd’hui que « Nous appelons le gouvernement irakien à s’acquitter de ses responsabilités relatives à la sûreté et la sécurité des résidents du camp », le CFID reste très inquiet quant au déroulement du processus du transfert et de l’installation à Liberty, étant donné le comportement jusqu’à présent des autorités irakiennes vis-à-vis des résidents d’Achraf.
Nous déplorons que le Représentant spécial du SG de l’ONU n’ait pas adopté la neutralité requise dans ce genre de situation en cédant sur des points essentiels qui permettront d’éviter que le camp Liberty soit transformé en prison pour les Achrafiens. En conséquence il nous semble raisonnable qu’il n’y ait pas d’autres déplacements tant que les 400 personnes qui seraient déjà parti ne soient pas transférés aux pays tiers de destination.
Le CFID considère que l’absence d’une poste de Police au sein du camp est une condition primordiale qui empêchera toute tension ou altercation qui pourrait dégénérer en une situation incontrôlable, voir donner lieu à un autre massacre parmi les habitants.
Par ailleurs, nous trouvons tout à fait normal que les résidents d’Achraf puissent avoir le droit de se déplacer vers Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles, le droit à la propriété étant un droit élémentaire de l’Homme. De même que l’accès libre aux soins médicaux, la liberté de mouvement et de sortie du camp font partie des droits fondamentaux stipulés dans la Déclaration universelle sur lesquelles les Nations Unies ne pourront pas transiger sous les pressions du gouvernement irakien ou le chantage indirect des autorités iraniennes. Les visites des avocats et des familles des résidents doivent être également autorisés.
Le CFID appelle le SG de l’ONU, M. Ban Ki-moon d’intervenir personnellement afin de garantir l’impartialité nécessaire dans cette affaire délicate pour que le transfert et l’installation des résidents d’Achraf à Liberty puisse s’organiser de façon plus juste et plus équitable.

Pour le CFID

Sénateur Jean-Pierre MICHEL

 

 

 

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