lundi, novembre 28, 2022
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Le bilan de Rohani sur les droits des travailleurs en Iran

Le bilan de Rouhani sur les droits des travailleurs en Iran

CNRI – Des millions de travailleurs iraniens continuent de souffrir de la pauvreté causée par le chômage, la rémunération insuffisante ou la non-réception de leurs salaires. Leur situation a empiré depuis qu’Hassan Rohani a pris ses fonctions en tant que Président du régime en 2013.

Ce qui suit est un aperçu de quelques-uns des problèmes rencontrés par les salariés iraniens :

1. Le Rapport Mondial sur les Salaires, établi par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), indique que le salaire des travailleurs iraniens se classe au 138e rang sur 148 pays. Quelque 65% des travailleurs iraniens ne peuvent pas se permettre d’acheter de la nourriture pour leurs familles sur une base quotidienne, avec leurs salaires actuels.

2. Contrairement aux normes et politiques du travail établies par l’OIT au cours des 37 dernières années, le salaire minimum pour le travail en Iran n’a pas été fixé dans la proportionnalité avec le taux réel d’inflation. Le salaire minimum pour un travailleur iranien pour l’année en cours est de 8,120,000 Rials (270 $ US) par mois, alors que le seuil de pauvreté officiel annoncé par la Banque Centrale de l’Iran est de 35.000.000 rials (1160 dollars). Cependant, il y a beaucoup de travailleurs qui n’ont même pas reçu ces salaires très bas, pendant plusieurs mois.

3. Les travailleurs ne bénéficient d’aucune sécurité de l’emploi en Iran et peuvent facilement être licenciés. Entre le 20 mars et le 20 avril 2016, plus de 5000 travailleurs ont été licenciés de diverses unités de travail dans les provinces du nord, du centre et du sud de l’Iran, sans avoir été payés pour leur travail.

4. Les syndicats ne sont pas officiellement reconnus en Iran, et à l’heure actuelle de nombreux syndicalistes actifs sont en prisons, tout simplement à cause de leurs activités syndicales et pour avoir former des syndicats indépendants. Les autorités iraniennes ne reconnaissent même pas les droits des travailleurs pour les rassemblements du Premier mai.

5. Les plus importants domaines financiers et unités de production de l’Iran sont possédés et monopolisés par les Gardiens du Corps de la Révolution Islamique (Pasdaran) du régime et les institutions affiliées au Guide Suprême des mollahs Ali Khamenei, tandis que les salariés iraniens et leurs familles qui forment 40 millions des 80 millions de la population de l’Iran ont une part du bénéfice inférieure à 10%.

6. Les travailleuses sont dans une situation encore pire. Les  femmes sont payées un tiers du salaire payé aux sexe masculin pour un travail similaire, et à l’heure actuelle 82% des femmes, qui sont le principal soutien de la famille, sont au chômage.

7. Le taux de suicide a augmenté parmi les travailleurs iraniens en raison de l’extrême pauvreté. Entre mars 2015 et mars 2016, il y a eu plus de 5800 manifestations par les travailleurs à travers le pays, mais ils ont été réprimés par le régime.

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