mercredi, février 8, 2023
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Déclaration de la Commission du travail du CNRI à l’occasion du 1er mai en Iran

Déclaration de la Commission de travail du CNRI à l'occasion du 1er mais en Iran

Le régime des mollahs est la seule cause de la misère de millions de travailleurs en Iran
CNRI – M. Abbas Davari, président du Commission de travail du Conseil national de la Résistance iranienne s’est félicité de la célébration de la Journée internationale des travailleurs et s’est adressé aux salariés iraniens: « Cette journée promet la victoire sur les oppresseurs et le renversement du régime des mollahs, ainsi que l’établissement de la souveraineté populaire dans notre pays. [1] »

Deux ans et neuf mois depuis le mandat de Rohani, les politiques économiques servent toujours l’intérêt des institutions et des organes sous contrôle de Khamenei et des Gardiens de la révolution (pasdaran) ; et les conditions de travail n’ont fait qu’empirées. Selon les statistiques officielles, la liquidité intérieure sous Rohani a doublé, passant de « 500 000 milliards de tomans à un trillions de tomans [2] » ?
La hausse des prix et la baisse des salaires

Malgré le fait que « la commission de fixation des salaires avait estimé que le coût de la vie d’un ménage de quatre personnes cette année était de plus de trois millions et soixante-quinze mille tomans [3]», le Conseil suprême du travail, sans la présence de représentants des salariés, a fixé le salaire minimum à 812 000 tomans pour 2016.

Ce montant est d’environ 25 pour cent du salaire déterminé par le comité de fixation des salaires. Pendant ce temps, Ali Rabi’i, ministre du Travail[4] , a affirmé sans vergogne : « Au cours des trois dernières années, l’augmentation des salaires a dépassé le taux d’inflation[5] ». Tandis que les journaux citent les experts affirmant que « l’inflation effective sur les autres composantes comprend 40 % sur le transport, 23 % sur les communications, 19 % sur la santé et 24 % sur la formation [6]».

Le mois dernier les médias de l’État ont écrit : « Des discussions sont en cours pour augmenter les frais de transport en commun à Téhéran de 15 à 25 %, et comme l’augmentation exponentiell
e des frais de transport en commun affecte les autres frais quotidiens, nous devrions bientôt assister à la baisse du pouvoir d’achat[7] ».

Le budget de l’État, l’exploitation des salariés en faveur du maintien du régime

Le 13 avril 2016, le parlement du régime des mollahs a approuvé le budget du gouvernement Rohani pour 2016 d’un montant de 952 mille milliards de tomans. Un simple coup d’œil sur le budget montre que la seule chose qui n’a pas été prise en compte, c’est de fournir un salaire décent aux salariés. La priorité du budget en général est de maintenir le régime du Velayat-e faqih et de promouvoir la répression, l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme et de remplir les poches de dirigeants sanguinaires, de leurs familles et leurs relations.

La majeure partie du budget est consacré à l’armée, la sécurité, le bellicisme à l’étranger et l’énorme appareil de propagande du régime. En outre, une grande partie du budget est consacré aux institutions affiliées à Khamenei, aux pasdaran et aux organes de répression.

Le journal officiel Charq a publié un tableau budgétaire et précisé la présence dans ce tableau d’institutions telles que l’Organisation de la propagande islamique, le Bassidj, l’école religieux de Qom et le conseil des imams[8] ». Le même journal écrit : « Pendant des années, une table séparée a été publiée en tant que pièce jointe au projet de loi de budget dans lequel les budgets sont alloués à des institutions spécifiques et des centres culturels [9]». A titre d’exemple, examinons les chiffres de ce tableau : celui concernant l’entourage de Rafsandjani et l’autre à celui de Khamenei.

Premièrement : le nom d’Hassan Khomeini apparaît sur trois rangées : Institut pour la publication des travaux de Khomeini « 16 milliards et 450 millions de tomans », pour la préservation du monument de Khomeini « 9 milliards et demi de tomans» et pour les protocoles de la tombe de Khomeini « 27 milliards de tomans », ce qui signifie qu’Hassan Khomeini reçoit un total de 52 milliards de dollars et 950 millions de tomans issus des fonds publics du peuple iranien.

Deuxièmement, l’Institut du mollah archi-extrémiste Mesbah Yazdi apparaît dans quatre rangées sous différents noms comme l’Organisation de la propagande islamique, etc. reçoit un total de 194 milliards et 294 millions de tomans.

Le budget ne prévoit pas de développement économique et social, ni d’aides au classes défavorisées. Cela est tellement évident que Zohreh Tayyebzadeh, un membre du parlement, a récemment déclaré : « au cours des deux dernières années, aucun budget n’a été alloué par le centre pour les secteurs les plus défavorisés et les plus vulnérables de femmes… il y a des familles qui font face à des addictions et qui, malheureusement, forcent leurs filles à se livrer à des vices moraux [10] ». (Radio officielle Farhang, le 18 avril 2016).

Les entreprises et les organes qui ont le monopole de l’économie : une cause de la pauvreté endémique et du chômage

Les pasdaran contrôlent les entreprises les plus importantes, les institutions économiques, ainsi que les importations et exportations du pays dans les ports et les aéroports. Par l’utilisation de ces installations, ils sont devenus le plus grand réseau de contrebande du pays. Selon les médias officiels, « Chaque année, plus de 25 milliards de dollars de marchandises sont introduits en contrebande dans le pays [11] ». Selon les estimations des experts du régime, ce montant pourrait créer plus de deux millions d’emplois.

Ces monopoles conduisent à la destruction des unités de productions non monopolisée et contribuent à augmenter le nombre déjà élevé des chômeurs. Un député du régime a affirmé : « 60 pour cent des unités de production du pays ont fermé totalement ou partiellement [12] ».

Le Centre des statistiques iranien a rapporté que le taux de chômage en 2015 est de 2,12 pour cent dans les zones urbaines et de 1,8 pour cent dans les zones rurales. Mais Larijani, le président du Parlement a déclaré : « 42 pour cent des diplômés sont au chômage [13] ». Aleh Is’haq, ancien ministre du Commerce et actuel conseiller au ministère de l’Agriculture, a déclaré que la majorité des 8 millions de chômeurs sont instruits [14] . La situation des travailleuses est extrêmement douloureuse. « Certaines femmes travaillent et gagnant un tiers du salaire réel [15]». De « deux millions et 230 mille femmes chefs de ménages [16] », 82 pour cent sont sans emploi [17]». « Maintenant, nous avons plus de 10 millions de personnes marginalisées dans le pays… Les femmes représentent une partie de la population marginalisée [18] ».

Absence de sécurité d’emploi

L’absence de sécurité d’emploi est le problème le plus important des travailleurs. Le secrétaire exécutif de la maison des travailleurs de la province de Mazandaran a déclaré : « 90 % des ouvriers de Mazandaran et les ouvriers contractuels n’ont aucune sécurité d’emploi [19]».

Rahmatullah Pourmousa, le Secrétaire général des Conseils islamiques du travail, a déclaré : « En Iran, 94 pour cent des ouvriers travaillent sur une base contractuelle [20]».

Gholamreza Abbasi, président du Centre des associations commerciales, a déclaré : « 95 pour cent des salariés n’ont aucun contrat de travail [21] ».

Il n’y a aucune garantie pour les salariés ayant 20 ans d’expérience qu’ils ne seront pas licenciés. Ceci est leur plus grande préoccupation. Khamenei et les Gardiens de la Révolution en sont la principale cause, car ils détiennent la majeure partie des grandes entreprises et des usines et ont un rôle majeur dans la destruction de la sécurité d’emploi.

Suppression des syndicats

Aucune organisation du travail indépendante n’est reconnue par le régime des mollahs. Conformément à l’article 138 de la loi du travail, « le guide suprême, s’il le juge nécessaire, peut être représenté dans un syndicat. » Un représentant qui est seulement un moyen de répression des travailleurs. Les membres des organisations syndicales indépendantes sont continuellement soumis à des arrestations, l’emprisonnement et la torture. Toutefois, selon l’Organisation internationale du travail, les organisations syndicales sont des droits inaliénables. Cette année, à la veille de la Journée internationale des travailleurs, afin d’éviter les rassemblements et les marches, plusieurs représentants syndicaux ont été arrêtés et d’autres ont été menacés par le ministère des Renseignements (vevak).

Protestations des travailleurs, rassemblements et sit-in…

Malgré la répression brutale et systématique, les travailleurs iraniens ont continué d’organiser des protestations, des sit-in et des rassemblements et ont saisi toutes les occasions pour exercer leurs droits. Ils ont protesté contre la baisse des salaires, les salaires impayés, les licenciements, la précarité de l’emploi et le pillage et l’exploitation des travailleurs sous prétexte de privatisation. À la veille de la journée du travail, à l’appel de l’OMPI et de la Résistance iranienne, ces actions de protestation ont pris une dimension plus large.

La solidarité des travailleurs face aux forces répressives est impressionnante. Cela s’est notamment lors de la chaîne humaine de 10 mille travailleurs de la pétrochimie à Mahshahr en décembre à 2015.

Que faut-il faire avec ce pillage sans limites ?

La cause de la misère des travailleurs iraniens, des innombrables chômeurs, et de la pauvreté est le régime sinistre du Guide suprême. Qui a répondu aux demandes légitimes et juridiques minimales des travailleurs avec la répression et la torture. Les droits des travailleurs, la fin de l’emprise de Khamenei et des pasdaran de l’économie iranienne sont possibles qu’avec le renversement du régime fanatique. La lutte courageuse des travailleurs contre les abus inhumains et cruels fait partie intégrante de la lutte pour renverser le régime des mollahs. Ceci est un devoir national que la Résistance iranienne, les travailleurs iraniens et la population ont a cœur pour l’instauration de la démocratie, la souveraineté populaire et la justice sociale en Iran.

La Commission du travail du CNRI exhorte l’Organisation internationale du travail, les syndicats et tous les défenseurs des droits de l’homme dans le monde à condamner les politiques du régime des mollahs et défendre les droits des travailleurs iraniens. En Iran, les droits fondamentaux des travailleurs tels que le droit au travail, aux syndicats indépendants, la sécurité d’emploi, à l’assurance sociale… sont fortement violés et chaque jour un grand nombre de salariés sont arrêtés et envoyés en prison pour avoir exigé ces droits fondamentaux.

Conseil national de la Résistance iranienne,

Commission du travail

Le 1er mai 2016

 

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1- Sous-ministre de la Construction — Le journal Ressalat, le 17 février 2016
2-Président de la Banque centrale — journal Javan, le 14 février 2016
3-Journal Javan, le 6 mars 2016
4-Le Site officiel de l’Organisation de la sécurité sociale du régime a clairement indiqué qu’Ali Rabiee, ministre du Travail de Rohani, a été « sous-parlementaire et adjoint juridique du ministère des Renseignements » de 1987 à 1993. Autrement dit, lors du massacre des prisonniers politiques en 1988, il était sous-ministre des Renseignements. »
5-Vatan Emrooz, le 10 mars 2016
6-Vatan Emrooz, le 5 mars 2016
7-L’agence de presse ILNA — le 8 avril 2016
8-Journal Sharq — le 17 avril 2016
9-Journal Sharq — le 17 avril 2016
10-La radio d’État Farhang — le 18 avril 2016).
11-Ressalat Journal, le 17 février 2016
12-La télévision iranienne du régime — le 24 avril 2015
13-Mardomsalary — le 24 avril 2016
14-Vatan Emrooz — le 23 avril 2016
15-Agence de presse — le 21 avril 2015
16-Agence de presse — le 23 août 2015
17-Emtiaz Journal — le 24 mai 2015
18-L’agence de presse ILNA — le 6 février 2016
19-L’agence de presse IRNA — le 19 août 2015
20-Industrie Mondiale des Journaux — le 29 novembre 2015
21-Journal Rssalat — le 23 août 2015