
Laurence Fehlmann Rielles, membre du Parlement suisse, faisait partie de 22 personnalités féminines à intervenir à l’occasion du grand rassemblement pour un Iran Libre organisé par le Conseil national de la Résistance iranienne le 9 juillet dernier au Bourget.
Elle a souhaité prendre la parole pour exprimer son soutien à la Résistance iranienne et rendre hommage à sa présidente Maryam Radjavi aux côtés d’autres personnalités de tous horizons politiques comme Amir Turki al-Faisal, ex-ambassadeur saoudien aux Etats-Unis et au Royaume-Uni; John Baird, Giulio Terzi, et Baldine Haniballson, respectivement anciens ministres des affaires étrangères du Canada, d’Italie et d’Islande, Howard Dean, ancien président du Parti démocrate américain, Bill Richardson, ex-ambassadeur aux Nations-Unies, Michael Mukasey, ancien procureur général des Etats-Unis, ou encore de Rita Sussmuth, ex-présidente du Parlement Allemand.
Dans son discours, Laurence Fehlmann Rielles a déclaré : « Je suis très honorée de prendre la parole dans le cadre de cet évènement organisé par le Conseil Nationale de la Résistance Iranienne. En tant qu’élue du Parlement suisse, je suis venue exprimer notre soutien ferme et entier en faveur de la défense des droits humains et de l’avènement d’une véritable démocratie en Iran, pays qui vit depuis presque 37 ans sous une dictature religieuse. Je suis également ici pour rendre hommage à Madame la présidente Maryam Radjavi et au combat qu’elle mène sans relâche contre cette dictature.
Il est aussi indispensable de se solidariser avec tous les opposants et opposantes qui subissent au quotidien la torture et la prison, sans oublier celles et ceux qui ont été condamnés à mort et exécutés en raison de leurs convictions. Les résistants du camp Liberty ont subi quatre attaques par missiles causant la mort de dizaines de personnes et en blessant des centaines d’autres. Ils ont subi des pressions intolérables en raison du blocus médical qui a entraîné la mort de plusieurs d’entre eux. Après la nouvelle attaque de lundi 4 juillet contre le camp Liberty, nos pensées vont à ces résidents et nous souhaitons un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés.
Nous appelons le Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Union Européenne à condamner fermement cette attaque criminelle contre le camp Liberty. Les États-Unis et les Nations Unies doivent prendre des mesures pour assurer la sécurité et l’intégrité des résidentes et des résidents du camp Liberty, jusqu’à ce qu’ils puissent quitter librement l’Irak.
Aujourd’hui il est clair que pour le régime, il n’y a que deux options pour les résidents du camp Liberty : se rendre ou renoncer à toute résistance ou être massacrés.
Au cours de ces dernières années, j’ai souvent été témoin des manifestations que la Résistance iranienne organise régulièrement notamment à Genève, siège européen des Nations Unies pour rappeler à la communauté internationale que l’on ne peut pas rester passif face aux crimes perpétrés par le régime des mollahs. Mesdames et messieurs, le peuple iranien mérite tout notre soutien et je suis convaincue que le jour viendra où il réussira à instaurer une véritable démocratie. Vive la démocratie en Iran, et vive les habitantes et habitants de Liberty. Je vous remercie de votre attention. »

