samedi, décembre 3, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceL’Arme la plus puissante qu’Obama puisse déployer contre l’Iran

L’Arme la plus puissante qu’Obama puisse déployer contre l’Iran

Par Tom Ridge, Général Hugh Shelton, Patrick Kennedy
FoxNews.com – 16 avril 2012 – Croire que la reprise des pourparlers à Istanbul peut – ou pourra un jour– éviter une percée nucléaire iranienne et un éventuel embrasement de la région du Moyen-Orient équivaut à croire  que l’espérance l’emporte sur l’expérience. Cependant, lorsqu’il s’agit des intentions des Mollahs, il nous faut considérer le passé comme étant le commencement.

A  la veille de ces nouvelles négociations, Mahmoud Ahmadinejad s’est moqué effrontément  de la phrase du Président Obama – la “dernière chance” offerte aux Mollahs –  déclarant que les sanctions contre l’Iran étaient un échec puisque le pays a amassé suffisamment d’espèces pour pouvoir survire pendant des années sans vendre de pétrole. 

Que cela soit vrai ou non, le fait est que le dénommé « P5 +1 », les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (USA, Grande-Bretagne, Chine, France, Russie) plus l’Allemagne,  ont entamé  leurs premiers pourparlers avec l’Iran depuis plus de 15 mois, après une première série de négociations qui s’était terminée sans aucun accord en janvier 2011.
Il semble évident à nos yeux  que  ces discussions sont restées superficielles et n’ont offert à ce jour aucune proposition concrète ou de mesure visant à instaurer la confiance.

Après tout, 10 ans d’efforts diplomatiques n’ont fait que renforcer le régime terroriste des Mollahs.  Ces derniers pourparlers ont seulement permis au régime de Téhéran de gagner du temps alors qu’ils développaient de leur côté leur programme d’armement nucléaire. 

Mais l’Administration Obama a une autre solution à son actif, qui  vaut le coup d’être tentée.
La Secrétaire d’Etat Clinton l’a très bien compris lorsqu’elle a mobilisé l’attention du Monde sur la distinction à faire entre le peuple d’Iran et le régime terroriste répressif des Mollahs. 

Suite à la Conférence du 1er avril dernier  sur la Syrie, Clinton  a dit de façon juste : « Au cours des 6 – 8 derniers mois, nous avons eu droit  à des complots iraniens semant le trouble de la Thaïlande à l’Inde, la Géorgie ou Mexico, et dans d’autres endroits encore.  Nous parlons ici d’un pays,  et non d’un groupe terroriste…. Les citoyens méritent mieux que de vivre sous un gouvernement qui exporte le terrorisme. »

Alors que le Président Obama se démène vainement pour trouver une solution à la menace grandissante des  ambitions nucléaires de l’Iran, il devrait réaliser que l’arme la plus puissante que les USA puisse à présent déployer ne sont ni des sanctions diplomatiques ni des missiles de guerre mais un soutien au renversement du régime actuel en Iran.

Les partis de l’opposition en Iran sont sauvagement opprimés, à tel point que la résistance la plus organisée du pays a été exilée pendant plus de trente ans.

Le régime de Téhéran perçoit l’OMPI (Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, connue aussi sous le nom de MEK) comme une menace existentielle, car elle cherche à  remplacer l’actuel régime religieux non-élu au suffrage universel par une démocratie. Leur programme est en faveur d’une Iran non-nucléaire, offrant des droits égaux entre hommes et femmes et une liberté de la presse. Mais la principale organisation d’opposition au régime des Mollahs est freinée dans la réalisation de ces rêves de liberté – parce que l’Iran et les USA la maintiennent sur la liste noire des Organisations Terroristes.

L’OMPI est une organisation qui incarne l’esprit du Printemps Arabe. En lui retirant l’étiquette injuste d’organisation terroriste, l’Administration Obama peut donner naissance à   une nouvelle dynamique politique –  capable de  saper efficacement le principal état mécène du terrorisme au Monde.

L’Administration Clinton avait initialement enregistré l’OMPI sur la liste des organisations terroristes en 1997, dans le seul but “d’apaiser” l’Iran (pays alors perçu à tort comme évoluant vers une politique de modération).
Les Mollahs avaient alors exigé l’inscription de l’OMPI sur cette liste,  à titre de condition préalable à toute négociation potentielle avec les USA. Ces négociations n’avaient pas eu lieu à l’époque – et ne se concrétiseront pas davantage aujourd’hui.

Malgré ces faits, l’Administration Obama retarde encore le retrait de l’OMPI de la liste noire des organisations terroristes étrangères de façon scandaleuse et totalement illégale,  alors que l’OMPI est un allié démocratique sûr qui a fourni de précieux renseignements concernant la localisation des sites nucléaires clés en Iran.

Cette grave négligence a donné à l’Iran et à ses mandataires Irakiens le permis de tuer des milliers de Moudjahidines du Peuple d’Iran, dont un massacre le 8 avril 2011, ou 47 personnes dont 8 femmes avaient trouvé la mort, et où des centaines de membres désarmés avaient été blessés parmi les membres dissidents de l’OMPI exilés dans le Camp d’Ashraf en Irak – chacune des victimes avaient reçu des garanties par écrit, leur assurant la protection du gouvernement américain.

Maintenant que l’armée américaine à quitté l’Irak, l’Iran est déterminée à étendre son  influence dans la région et a fait vœu d’exterminer les hommes et femmes désarmés et sans défense du Camp d’Ashraf.  Chacun des résidents du camp a  subit un interrogatoire par le FBI et sept autres agences américaines,  et il n’y a jamais eu un brin de preuve quant à leurs motivations, intérêts ou capacités à mener des actes de terrorismes.

Sur une initiative bipartisane, près de 100 Membres du Congrès dont des Présidents à la Chambre  d’Intelligence et des Services Armés ainsi que des membres de comités de Surveillance et de  Réformes Gouvernementales ont appelé au retrait de l’OMPI  de la liste noire des organisations terroristes.

L’étiquette injustement donnée aux membres de l’OMPI  ne sert que de couverture aux forces irakiennes et  à ses tribunaux iraniens de pacotille, leur attribuant le droit d’arrêter légalement des personnes, de les torturer et de les tuer sous prétexte qu’ils sont inscrits sur la liste des organisations terroristes. Cela discrédite honteusement le processus de désignation du Département d’Etat qui a maintenu à tort l’organisation de l’OMPI sur la liste noire pour des raisons politiques erronées  et cela empêche le déménagement des résidents du Camp d’Achraf vers des pays tiers, et notamment aux Etats-Unis où de nombreux citoyens irano-américains attendent d’être réunis avec des membres exilés de leur famille.

Près de 2 ans après que la Cour d’Appels Américaine ait conclu que le Département d’Etat avait violé les droits des Moudjahidines du Peuple d’Iran et qu’elle ait ordonné une ré-évaluation de leur statut, la Secrétaire d’Etat Clinton est toujours en train de  “ré-examiner” cette désignation inappropriée et illégale.   

En vertu de l’accord  négocié par la Mission d’Assistance des Nations Unies  pour l’Irak (MANUI), les résidents d’Ashraf sont en cours de déménagement vers l’ancien camp militaire américain de Baghdad connu sous le nom de Camp Liberty. Malgré les conditions déplorables des infrastructures du Camp Liberty et les attaques fréquentes de la police irakienne à l’intérieur du camp,  la Secrétaire Clinton a dit au Congrès que la coopération des résidents à déménager du Camp d’Achraf, leur lieu d’habitation depuis 26 ans,  vers le Camp Liberty était une condition pré-requise du retrait de l’OMPI de la liste noire des organisations terroristes.

A ce jour, 1,600 résidents ont été relogés au Camp Liberty. Ce “processus” a coûté la vie à un des résidents et a entraîné l’attaque délibérée du camp par la police irakienne la semaine dernière (sur ordre de l’Iran), faisant 29 blessés.
Les Moujahidines du Peuple d’Iran ont coopéré de façon exemplaire et se sont montrés extrêmement tolérants et pacifiques malgré le mauvais traitement subi par la police irakienne. Malgré cela, le Département d’Etat continue de stagner pour retirer l’OMPI de la liste noire, ceci explique la raison pour laquelle il a été appelé à comparaître devant la Cour d’Appels Fédérale Américaine de  Washington DC le 8 Mai prochain, afin d’exposer publiquement les raisons de son inaction sur une affaire aussi primordiale que celle-ci, ayant de sérieuses conséquences humanitaires. 

En attendant,  nous pouvons seulement espérer que la Secrétaire Clinton pense réellement ce qu’elle dit lorsqu’elle affirme que le people Iranien mérite d’être libéré du régime des Mollahs.  Libérer le principal mouvement d’opposition d’une liste noire injustifiée établie par le Département d’Etat, et honorer les promesses américaines garantissant la sécurité de chacun des dissidents exilés iraniens seraient certainement  un bon début pour commencer.

Le Général Hugh Shelton était le 14ème Président des Co-Etat Majors américains. L’ex-Gouverneur de Pennsylvanie Tom Ridge a été le Premier Secrétaire de la Sécurité Nationale américaine. Patrick Kennedy était le porte-parole du 1er  District de l’Ile de Rhode à la Chambre des Représentants entre 1995 et 2011.

 

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe