mercredi, février 8, 2023
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeL'ambassadeur du régime iranien surveille l'appareil de sécurité illégal en Irak

L’ambassadeur du régime iranien surveille l’appareil de sécurité illégal en Irak

CNRI – Selon le site d’information irakien Al-Malaf, un responsable de l’ambassade américaine à Bagdad a révélé que Hassan Kazemi Qomi, l’ambassadeur du régime iranien en Irak prend part régulièrement, avec l’aval du Président irakien et du Premier ministre, aux réunions de sécurité ministérielles du gouvernement irakien.

“Une des fonctions de cet appareil de sécurité est de liquider les ennemis de Téhéran parmi les politiciens irakiens et l’opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran”, ajoute Al-Malaf.

Al-Malaf, 10 juillet 2007 : Jour après jour plus de faits révèlent l’étendue de l’ingérence iranienne dans des affaires intérieures irakiennes, qui a commencé au lendemain de la chute de Bagdad le 9 avril 2003 et se poursuit toujours.

Des dizaines de rapports de renseignement révèlent le rôle de la force Qods et des agents du renseignement de l’Iran qui travaillent en coordination avec des éléments de l’organisation Badr, l’Armée du Mahdi, le Parti Dawa et quelques autres factions armées pour mettre en oeuvre le programme de Téhéran en Irak.

Cependant, les deux gouvernements irakiens formés par la coalition chi’ite et le président irakien Jalal Talabani ont soit nié cette ingérence soit l’ont défendue.

Dans le dernier scandale sur cette ingérence flagrante, un fonctionnaire de l’ambassade américaine à Bagdad a révélé à Al-Malaf que Hassan Kazemi Qomi, l’ambassadeur iranien à Bagdad, participe habituellement, au vu et au su du président irakien et de son Premier ministre, aux réunions de sécurité ministérielles, (qui comprennent le ministre de l’Intérieur, le secrétaire d’Etat à la Sécurité nationale Shirwan Al-Vaeli, le conseiller à la sécurité nationale Muwaffak Al-Rubai’i et Abdel-Qader Al-Obeidi, le ministre de la Défense et le représentant du président irakien).

Le responsable, qui parlait sous condition d’anonymat, a dit que l’ambassadeur iranien est d’habitude d’accord avec ce que dit  Shirwan Al-Vaeli sauf sur les questions concernant les trois provinces Kurdes.

Cet organe inclut aussi les éléments de l’organisation Badr, de l’armée du Mahdi et du Parti Al-Dawa et dispose de très bons moyens logistiques et de communication. Ils arrêtent et emprisonnent des citoyens irakiens au nom du bureau du Premier ministre.
 
Selon cette source Shirwan Al-Vaele et Muwaffak Al-Rubai’i ont préparé le projet de loi visant à légaliser cet appareil de sécurité, mais on ne sait pas officiellement s’il sera présenté au parlement. Ce projet de loi a été achevé la semaine dernière.

Une des fonctions de cet organe est la liquidation des ennemis de Téhéran parmi les politiciens irakiens et les membres de l’opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MeK).

La source a dit qu’un officier de renseignement iranien identifié comme "Hachemi" a joué le rôle d’officier de liaison et travaille entièrement en coordination avec Al-Vaeli et Al-Rubai’i pour achever la structure de cet appareil de sécurité et la formation de ses éléments dans le domaine du renseignement et du combat.

Il a noté que la gestion des réunions de sécurité auxquelles assiste l’ambassadeur iranien, a été limitée à Al-Rubai’i, Al-Vaeli et Kazemi Qomi. Kazemi Qomi joue un rôle de premier plan dans la formulation de la politique de sécurité en Irak.

La présence de l’ambassadeur iranien aux réunions reflète la méfiance du gouvernement iranien vis-à-vis d’un certain nombre de membres du bureau du président Talabani.

Le manque de confiance a incité Téhéran à assigner son ambassadeur à  surveiller et suivre directement les réunions officielles de coordination de sécurité, à informer l’Iran des décisions prises avant leur exécution et à évaluer le degré de conformité avec la sécurité iranienne et la ligne politique en Irak.

Précédemment, Washington avait révélé que la force Qods iranienne était impliquée dans la contrebande d’armes, la formation des milices chi’ites et l’infiltration dans le sud de l’Irak.