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La situation économique instable du régime des mollahs

CNRI – Alors que le dollar américain a atteint plus de 4000 tomans, le chef de la Banque centrale du régime des mollahs a déclaré que l’appréciation actuelle de la monnaie est temporaire.

En ce qui concerne la récente hausse de la valeur des devises étrangères, la Télévision de la Résistance iranienne « Simay-e Azadi » a eu une interview avec M. Yazdan Haj Hamzeh dont des extraits sont disponibles ci-dessous :

M. Yazdan Haj Hamzeh : la valeur des devises étrangères, en particulier celle du dollar américain, est devenue extrêmement instable avec de fortes fluctuations à un tel point qu’au cours des derniers jours, après la victoire de Trump aux élections présidentielles des États-Unis, la valeur du dollar américain a grimpé à près de 4000 tomans.

Cette instabilité se produit à un moment où la Banque centrale et le gouvernement de Rohani avaient précédemment annoncé qu’afin d’attirer des investissements étrangers, ils devraient stabiliser les taux de change en déterminant un taux unique d’ici la fin de l’année, de sorte que les devises étrangères soient disponibles seulement au taux du marché, stoppant ainsi les ventes étatiques des devises.

Cette mesure est très indispensable en ce qui concerne le fait d’attirer l’investissement étranger étant donné que les investisseurs ont besoin de savoir à quel taux leurs monnaies sont échangées en Rial iranien, et de même à quel taux leurs Rials seront changés de nouveau en monnaie étrangère une fois qu’ils voudront les retirer.

Répondant à la question de savoir pourquoi le gouvernement de Rohani a échoué à prendre une décision en ce qui concerne l’offre d’un taux de change unique, M. Haj Hamzeh a expliqué que « l’instabilité dans la prise de décisions sur un taux de change unique est causée par deux facteurs principaux. Le premier est lié à la question de l’offre et de la demande, qui est soumise à des censures dont la plupart échappent au contrôle du gouvernement, ce qui est tout à fait contraire à ce que le chef de la Banque centrale a annoncé, disant que de telles questions, à savoir l’instabilité du marché des devises, sont à court terme et temporaires. Par exemple, au niveau de la demande, il y a une quantité excessive d’importations étant donné que la production a chuté en n’étant pas rentable, et cette quantité est même en hausse avec une augmentation de la population, nécessitant plus d’argent et plus de devises étrangères.

D’autre part, un autre facteur alimentant l’instabilité du taux de change est la quantité de liquidité qui dépasse de loin ce dont l’économie a vraiment besoin. La liquidité a presque doublé sous la gouvernance de Rohani, atteignant plus de 1220 milliards de tomans, ce qui est proche du produit national brut de l’Iran. Une grande partie de la liquidité se trouve en possession des commerçants qui sont réticents à travailler sur le marché des devises puisqu’ils préfèrent gagner de l’argent sur leurs investissements que de thésauriser leur argent. Ils préfèrent donc acheter et détenir des devises et les vendre plus tard à un prix plus élevé afin de réaliser du profit.

Bien, c’était le côté demande de l’histoire. Mais quant à l’offre, après les élections présidentielles américaines, les banques internationales sont plus réticentes à transférer l’argent du pétrole iranien. Comme l’a déclaré Majid Ansari, vice-président du régime pour les affaires juridiques, « recevoir de la liquidité demeure un souci important. » Aussi le président du Comité des chefs d’état-major, a-t-il déclaré que « le gouvernement n’a pas encore consacré de budget aux forces armées, déclarant qu’ils ont des problèmes à recevoir des liquidités de la part des banques étrangères. »

Ainsi, plus que jamais il y a la réticence des banques à transférer l’argent de l’Iran ainsi qu’à lui fournir de la liquidité.

Un autre problème, quelque peu nouveau, est l’extension de la Loi sur les sanctions contre l’Iran, également connue sous le nom de loi D’amato, qui, si elle est approuvée et mise en œuvre, paralysera les investissements étrangers dans l’industrie pétrolière iranienne, qui en retour, réduiront les recettes en monnaies étrangères de l’Iran, paralysant de ce fait l’offre de devises sur le marché.

Nous constatons donc que ces deux facteurs, à savoir l’offre et la vente de devises, ont également assombri les perspectives.