mercredi, février 1, 2023
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La répression: une partie intégrante du pouvoir religieux en Iran

* Par le Dr. Sanabargh Zahedi

CNRI – Le régime des mollahs est au pouvoir depuis 28 ans en Iran. Il n’a pas passé un jour sans réprimer la population. En fait, cette dictature religieuse a survécue grâce à l’ampleur le la répression.

En réalité, le régime du Velayat-e-Faghih, ou suprématie absolue du religieux, a été imposé aux Iraniens à un moment particulier de leur histoire. A cause de sa nature médiévale, ce régime est incapable de répondre aux besoins et aux aspirations de la population.

C’est  pourquoi d’une part il s’est mis à réprimer l’ensemble de la population mais aussi les forces démocratiques prônant la liberté, la démocratie et le développement économique. D’autre part, avec une politique visant à fomenter la révolution islamique, les crises, la guerre et le terrorisme dans d’autres pays, il a empêché les forces sociales de pouvoir s’exprimer librement.

La répression du régime religieux touche généralement tout le monde, aussi bien les femmes que les groupes d’opposition comme l’OMPI. Un examen statistique permettra d’en saisir ses dimensions. 

– 120.000 exécutions politiques.
– 500.000 cas de prisonniers politiques torturés.
– Massacre de 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988.
– 174 formes de tortures contre les prisonniers politiques.
– 450 attentats terroristes à l’étranger, dont 220 visant des opposants iraniens et le reste contre des ressortissants étrangers.
– L’arrestation de plus de 700.000 personnes par an ces dernières années ainsi que l’arrestation et l’emprisonnement de huit millions de personnes sous ce régime.
– Des milliers de pendaisons publiques.
– Le recours à des châtiments publics, cruels et médiévaux comme lapider, amputer les mains et les pieds, arracher les yeux, décapiter, fouetter, etc.
– La discrimination contre les femmes dans tous les domaines.
– La répression des minorités religieuses et ethniques.
– La fermeture de 133 journaux et magazines sous le mandate de Khatami, le soi-disant modéré. Des centaines de nouveaux médias fermés ou suspendus.
– La mise en place de 25 organes de répression.
– Un nombre croissant de suicides et d’immolations par le feu, spécialement chez les femmes placées sous une énorme pression sociale et politique qui les poussent à la dépression. 

Ces statistiques révèlent d’autres dégâts à long terme résultant indirectement de ce pouvoir brutal en Iran :
– Deux millions de morts et de blesses dans la guerre Iran-Irak.
– Plus de mille milliards de dollars de dégâts économiques durant la guerre Iran-Irak.
– 80% de la population vivant sous le seuil de la pauvreté. A titre d’exemple, lors de leurs récentes manifestations, les enseignants ont annoncé qu’ils étaient 700.000 à vivre sous le seuil de pauvreté.
– Sept millions de drogués.
– L’importation et la distribution de 12 milliards de dollars de marchandises de contrebande. Il s’agit seulement des biens importés illégalement dans le pays en une année par le corps des gardiens de la révolution.

Ce régime religieux détient le record des exécutions politiques de la seconde moitié du XXe siècle. En fait, compare à sa population, l’Iran est le premier en matière d’exécutions annuelles.

A la lumière de ces statistiques et pour mieux comprendre  la persécution politique sous le régime des mollahs, on peut citer un exemple. Des milliers de personnes ont été arrêtées dans une manifestation pacifique le 20 juin 1981, qui a tourné au bain de sang sous les ordres directs de Khomeiny. Deux jours plus tard, le journal Etela’at publiait les photographies de 12 jeunes filles, annonçant leur exécutions et le fait qu’elles avaient refusé de révéler leur identité avant d’être exécutées. Le journal appelait les parents à se présenter à la prison d’Evine pour identifier le corps de leurs enfants. 

Montazeri qui avait été choisi pour succéder à Khomeiny, avait écrit plusieurs lettres à Khomeiny en 1988 pour protester contre le grand nombre d’exécution de prisonniers politiques Moudjahidine du peuple. Khomeiny l’a destitué de son poste de dauphin à cause de ses objections. Montazeri dans ses lettres avait mis en garde contre le fait que “des milliers d’exécutions en quelques jours” ne joueront pas en faveur du régime. Il avait également demandé que cesse au moins l’exécution des femmes enceintes.

Dans un décret, Khomeiny avait clairement ordonné de vider les prisonniers politiques de leur sang la veille de leur exécution pour le transfuser aux gardiens de la révolution. 

Après la publication par Khomeiny d’un décret en 1988 ordonnant l’exécution de tous les prisonniers Moudjahidine du peuple, son fils Ahmad lui avait posé un certain nombre de question auxquelles il avait répondu : Mon but en promulguant ce décret d’exécution de tous les prisonniers politiques est « d’éliminer immédiatement tous les ennemis de l’islam ». 

Ce courant se poursuit. Le mois dernier, la cour suprême du régime a acquitté cinq miliciens du Bassidj (un organe paramilitaire de répression agissant au sein des entreprises, des écoles et des quartiers) qui avaient sauvagement assassiné cinq personnes dans la ville de Kerman. Ils ont été acquittés parce qu’ils avaient jugé leurs victimes moralement corrompues.

A Chiraz, il y a quatre ans, un tribunal révolutionnaire avait condamné quatre personnes à se faire amputer la main droite et le pied gauche.

C’est précisément  à cause des documents et des témoignages de la Résistance iranienne, que ce régime a été condamné 53 fois par l’Assemblée générale et la commission des droits de l’homme de l’ONU. Un de ces documents est un recueil contenant les noms de 20.000 victimes des exécutions politiques en Iran.

La répression des femmes est générale. La discrimination sexuelle est le pilier de la répression sous la dictature religieuse en Iran. En plus de l’exécution de dizaines de milliers  de femmes, notamment de femmes enceintes et d’adolescentes pour des raisons politiques, cette répression touche aussi la population en général. C’est la raison pour laquelle nous assistons ces jours-ci dans les rues des villes en Iran. Le mollah Eje’i, le ministre de l’Information du régime, a officiellement annoncé que les infractions par les femmes du code vestimentaire conduirait au renversement du régime. Ils ont mobilisé tous les organes de répression, la police et les gardiens de la révolution, pour réprimer les femmes dans le pays.

Le régime a exporté sa répression chez son voisin en Irak. Les gardiens de la révolution et leurs mercenaires ont sauvagement assassiné des milliers de personnalités, de femmes, d’ingénieurs, de professeurs et d’autorités en Irak. Ces actes de violence se poursuivent.

C’est la raison pour laquelle, la Résistance iranienne appelle l’ensemble des organisation de défense des droits de l’homme à  protester contre ces crimes. En fait, ce régime n’appartient pas au XXe siècle. Cela fait des années que les Iraniens et leur Résistance sont prêts à effacer cette tâche noire de leur histoire et à instaurer la démocratie et la liberté en Iran, sur la base de la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

Malheureusement, au lieu d’aider le peuple iranien à établir la démocratie dans son pays, les pays européens, pour des intérêts financiers, ont freiné les activités de la Résistance en plaçant sa principale composante, les Moudjahdine du peuple, sur la liste du terrorisme. Ils ont pratiquement préparé le terrain pour la montée de répression dans le pays et bloqué la voie à un changement démocratique en Iran.

Pour mettre fin à ces catastrophes, il faut retirer l’OMPI de la liste du terrorisme comme l’ordonne le jugement de la Cour européenne de Justice du 12 décembre 2006, et soutenir la Résistance iranienne pour l’instauration de la démocratie en Iran.     

*Le Dr. Sanabargh Zahedi est le président de la commission judiciaire du Conseil national de la Résistance iranienne.
 

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