lundi, novembre 28, 2022
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La question de la suspension « appartient au passé » (porte-parole)

ImageAgence France Presse – La question de la suspension "appartient au passé" et l’Iran refuse de revenir en arrière pour suspendre son enrichissement d’uranium, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi.

"La question de la suspension appartient au passé et l’Iran refuse de revenir en arrière", a déclaré M. Assefi lors de son point de presse hebdomadaire, alors que le chef des négociateurs iraniens, Ali Larijani, doit mener ce dimanche, une nouvelle série de discussions avec le chef de la diplomatie européenne Javier Solana pour tenter de trouver une issue à la crise.

"Si les Européens veulent exprimer des points de vue nous sommes prêts à les entendre, mais nous refusons toute négociation avec des conditions préalables", a ajouté M. Assefi.
 
"Il y a eu de bonnes discussions entre Larijani et Solana (…) Toute la question est faire valoir nos droits. J’espère que ces négociations permettront d’arriver à une solution intermédiaire pour que nous puissions réaliser nos droits et que les inquiétudes de l’autre partie soient dissipées", a-t-il ajouté.

M. Larijani et M. Solana, ont qualifié leurs entretiens de samedi de "positifs" et "constructifs".

La rencontre entre M. Larijani et M. Solana vise à tenter d’empêcher en dernière minute une escalade dans la crise du nucléaire iranien, avec des sanctions de l’Onu, après le refus de Téhéran de suspendre l’enrichissement de l’uranium qui a rendu caduque une offre de coopération des grandes puissances.

"Nous avons eu des entretiens satisfaisants et constructifs, nous avons réalisé des progrès dans certains domaines et nous continuerons demain", a ajouté M. Larijani.

Cristina Gallach, porte-parole du Haut représentant de l’Union européenne, a elle aussi fait état de discussions "positives et constructives".

M. Solana, mandaté par les Européens et le Conseil de sécurité de l’ONU, avait déclaré vendredi à Copenhague qu’il n’y aurait pas de sanctions à New York tant que les discussions sur le dossier nucléaire se poursuivraient.

"Je peux vous dire qu’il n’y aura pas de mouvement à New York (vers des sanctions) tant que dureront les réunions avec M. Larijani", avait-il déclaré.

"Il est trop tôt de parler de sanction mais la République islamique d’Iran a pris toutes les mesures nécessaires et ne sera pas surprise" par d’éventuelles sanctions, a déclaré encore M. Assefi.

Téhéran n’a pas respecté l’ultimatum fixé au 31 août par la résolution 1696 du Conseil de sécurité pour arrêter son programme d’enrichissement d’uranium. Aux termes de cette résolution, le Conseil peut décider d’imposer des sanctions.

L’Iran affirme vouloir enrichir de l’uranium à des fins pacifiques, mais les pays occidentaux le soupçonnent de chercher à mettre au point secrètement l’arme nucléaire.

 
 

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